A bloc :loc. adverbiale. (du néerlandais bloc: tronc abattu). Utilisé classiquement en complément d'un verbe:"serrer à bloc", signifie "autant qu'on peut le faire". Par extension, en Nouvelle-Calédonie, on entend très fréquemment répondre "à bloc", à toute question qui a trait à des quantités. Dans ce cas il signifie "en grande quantité". "Cette année, il y a à bloc de goyaves", c'est bleu "'.
A fond loulou dans la caillasse :A l'origine cette expression décrivait la témérité des coureurs cyclistes qui descendaient "à fond" les cols sur des pistes encaillassées ", avec une référence particulière à Loulou Bonnard (décédé en octobre 1979) dit aussi Loulette Bonnard, célèbre pour son agilité dans ce genre d'épreuve. S'est très rapidement étendue à toutes les situations où l'on exprime l'étonnement devant l'agilité et (ou) la rapidité."Le mec Lolo là, quand il parle, ben là, c'est à fond Loulou dans la caillasse". ."Je suis passé le prendre pour faire un coup de chasse, tu connais' qu'il s'est changé à fond loulou dans la caillasse."
A la tôle :locution adverbiale Expression qui indique que la voiture est poussée au maximum de ses possibilités, la pédale d'accélération étant amenée au contact de la tôle du plancher. (A rapprocher de l'expression "au taquet" en usage dans le monde de la moto). Par extension, indique une vitesse élevée pour une action quelconque."J'ai pris un café à la tôle pour pas être en retard'
Abeille de caillou :n.f. Petite abeille noire ( Apis mellifica spp. gracca ou cretica ) qui construit a ruche dans les cavités de rochers et qui donne un miel 'plus foncé et plus âcre que celui des beilles domestiques.Est aussi nommée "abeille noire" ou "abeille' sauvage". Son miel est le "miel de caillou" ou "miel sauvage".
Acacia :n.m. Famille d'arbres: acacia blond ( ou blanc), gris, noir, acacia de bord dé mer ( martaoui .,. ), acacia de forêt. En brousse, on appelle aussi acacias les "mimosas et parfois même les "bois noirs"" ou les "gaïacs ".
Acajou :n.m. On appelle ainsi plusieurs grands arbres dont le bois a une couleur rougeâtre. Mais le nom d'acajou est surtout donné: l) à un faux-acajou ou arbre à goudron ( Semecarpus atra ) dont la sève noire et les fruits peuvent provoquer des enflures et des plaies, bien que l'amande soit comestible. 2) Au pommier-cajou (Anacardier) improprement appelé "pommier d'acajou".
Accroche-cœur :n.m. Caesalpina sepiara. Liane sauvage appelée aussi "arrête-toi-Ià" ou sensitive" géante dont les piquants" , disposés dans tous les sens, rendent certains fourrés impénétrables.
Achards :n.m. essentiellement au pluriel. Terme usité à l'île de la Réunion et probablement d'origine indienne, apporté en Nouvelle Calédonie à partir de 1864 par les colons bourbonnais et leurs travailleurs malabars. Il désigne des légumes, fruits et bourgeons conservés dans une sauce à base d'huile et plus ou moins épicée. Les "achards" sont utilisés comme condiments pour accompagner viandes, poissons, riz, etc."Achards de légumes, mangues, citron, bambous".
Achatina :n.m. C'est le nom de l'escargot (Achatina fulica) introduit en Nouvelle-Calédonie où il se révéla peu à peu un fléau pour l'agriculture. Ce gros escargot ( qui s'appelle aussi le géant d'Afrique) s'est en effet trouvé en Nouvelle-Calédonie dans des conditions particulièrement favorables: végétation importante, climatologie adaptée, absence de prédateurs naturels, et y cause des dégâts importants aux cultures maraîchères. Diverses mesures ont été envisagées pour lutter contre ce fléau, il a même été proposé de créer une conserverie puisque cet escargot est parfaitement comestible malgré la répugnance qu'il inspire aux Calédoniens."J'ai plus un seul plant de tomates, les achatinas ont tout mangé".
Adoption :n.f. Pratique usuelle aux insulaires du Pacifique et en Nouvelle Calédonie. Elle consiste, dans des groupes unis par des liens de parenté et la coutume", à recevoir un enfant d'un "allié" ou de parents, qui sera élevé comme l'enfant propre du récipiendaire mais sans que son origine de naissance soit cachée ultérieurement à l'enfant adopté. Jadis, les étrangers y compris les Européens pouvaient être adoptés, de façon à s'en faire des alliés. .
adoucir le bétail :Voir Bétail.
Ah oua! :Interjection onomatopéique exprimant:1) la négation dans le sens de "non rien" : Avez-vous attrapé du poisson? - Ah oua! peau de balle [2) la négation catégorique.Tu vas à Sarraméa, dimanche? - Ah oua! 3) l'étonnement ou la surprise dans le sens de : "Dis pas !" "Ce n'est pas possible" : "T'as vu Calédonie a perdu 3 à 0 contre Tahiti? Ah oua ?"Orthographe non fixée: Ahouah ! Awa !
Aigle pêcheur :n.m. Appelé aussi aigle siffleur, c'est un milan brun et blanc qui chasse sur les côtes et dans les vallées (Héliastur sphenurus).
Aigle pêcheur à tête blanche :n.m. Voir Buse
Aigle siffleur :n.m. Voir Aigle pêcheur
Aigrette :n.f. Nyctitorax calédonicus. Cet oiseau est appelé aussi "héron de nuit" bu bihoreau cannelle". Il porte deux aigrettes blanches et se nourrit de crabes et poissons, la nuit. Il passe la journée, niché dans la mangrove.
Aiguillette :n.f. ( de " aiguille ") Nom donné à plusieurs poissons à bec très effilé qui peuvent ricocher à la surface de la mer, sur plusieurs dizaines de mètres. On en distingue deux familles: les demi-becs ( Hémirhampidés) et les orphies ( Arthinidés ) : orphie de palétuvier, orphie crocodile. Les aiguillettes sont de bons appâts pour la pêche au tazard.
Algéroba :n. m. Légumineuse Prosopis judiflora introduite des Hawaï vers 1900, pour l'amélioration de la nourriture du bétail' en période de sécheresse, pendant laquelle les bovidés sont particulièrement friands de ses fruits (gousses, haricots). Il semble plus fréquent et dense, dans les pâturages littoraux de la Côte Ouest.
Aliki :n.m. Terme d'origine polynésienne, jadis utilisé aux îles Loyauté et sur la Côte Est. Il désigne un chef' de tribu' ou de village.
Allumer :v. trans. dir. ( du bas latin: éclairer ) Dans tous ses emplois, s'oppose à éteindre. En Nouvelle Calédonie, outre ses emplois au sens propre, on emploie le verbe "allumer" au sens figuré: Pour dire de quelqu'un, qu'il conduit ( ou qu'il va ) très vite,,"Tu connais qu'avec sa nouvelle voiture il allumait 1".- ou encore pour expliquer que l'on frappe quelqu'un. "Y tournait autour de ma gamine', alors j'l'ai allumé. "
Aloès :n. m. employé pour désigner les vrais aloès aussi bien que les agaves: aloès bleu. aloès à fibre ( sisal). aloès à brûlures, fleur d’aloès, piquant" d'aloès... qui sont tous des "plantes grosses". .
Amoureux :n.m. Voir Camarades
Ananas-rouge :n. m. Variété d'ananas à très gros fruits utilisée pour faire de la "piquette"" ( boisson fermentée).
Anglais :n.m. Gros poisson rouge de la famille des lutjans, facile à prendre à la ligné mais très souvent gratteux * . Lutjanus bohar.
Anguille :n. f. Poisson d'eau douce. Deux, espèces d'anguilles habitent les rivières et les lacs calédoniens: l'anguille mouchetée Anguilla reinhardti, et l'anguille dorée Anguilla australis.
Anguille morelle :n. f. A entendre prononcer cela donne" anguimorel". Traduction de l'anglais "moray eel" qui signifie murène, le nom d'anguille morelle est donné aussi bien aux anguilles de rivière, qu'aux vraies murènes de mer.
Aoua . :Voir Awa.
Aouh ! :ou awou ! Cette interjection d'origine mélanésienne ( Houaïlou ) exprime d'une manière aiguë et pressante le désir de quelque chose, c'est un peu l' équivalent de "Par pitié"."Aouh toi, donne un gâteau à moi !"
Arabe :n. m. Qui désigne les descendants de personnes originaires d'Afrique du Nord ,(Algérie principalement). Il y eut deux types d'Arabes: "les politiques" qui après la révolte de 1871 en Kabylie furent déportés en Nouvelle-Calédonie,.d'abord à l'île des Pins puis qui s'établirent après leur amnistie à Nessadiou près de Bourail.D'autres Arabes assez nombreux vinrent eux, dans le cadre de la déportation pénale, Intégrés depuis longtemps à la population calédonienne, seuls leurs patronymes rappellent leurs origines.
Araignée : n. f.On appelle "araignée" les coquillages marins comestibles du genre Lambis ( ou Pterocera ) dont le bord de la coquille porte six ou sept "doigts". Les araignées se, récoltent à marée basse ou en plongée peu profonde et se consomment hachées après cuisson. "Une salade d'araignées".Contrairement à l'usage métropolitain on ne dit jamais une "araignée de mer", et on ne désigne aucun crabe sous le nom d'araignée.
Araucaria :n.m.voir Pin Colonnaire.
Araucaria de montagne :n.m. désigne les espèces d'araucarias qui poussent en altitude 800-1000 m et plus particulièrement: Araucaria montana, A. muelleri, A. humboltensis, etc … Voir aussi "pin colonnaire".
Arbre :nm Beaucoup d'arbres sont appelés simplement"arbre-du-bord-mer" ou "arbre-de-forêt"-selon l'endroit où ils poussent. D'autres sont désignés par leur utilisation ( arbre à bouchons, arbre à pain, arbre à pirogues, arbre à rhumatismes*, arbre à gratte* , arbre à sagaies, arbre à tamioc ) ou par leur sécrétion (arbre à lait, arbre à cire,
Arbre à goudron :n.m. vôir Acajou.
Arbre à lait :n.m. voir Faux ( Manguier ).
Arbre à piquants :n.m. voir Erythrine.
Arbre à rhumatismes :n.m.voir Pommadéris.
Arbre bouteille :n.m. voir Kapok.
Arbre candélabre :n.m. voir Candélabre.
Arbre-à-gratte :n. m. Nom donné à plusieurs arbres réputés pour soigner les intoxications par le poisson. Le plus connu est un arbre du bord-de-mer ( Argusia argentea ) appelé! aussi "faux-tabac", dont on utilise les feuilles 1 veloutées. en . infusion.
Arouroute :n. m. voir Arrowroot.
Arrête-toi-Ià :n.m. voir Accroche-cœur.,
Arrowroot 1 :n. m. mot anglais (prononciation : arouroute ).En anglais, le mot désigne une préparation féculente faite à partir du rhizome de certaines plantes. En Nouvelle-Calédonie, il désigne un biscuit australien ovale, parfumé avec de l'extrait de ces mêmes
Arroyo :n. m. Ce terme géographique désigne un canal naturel ou artificiel reliant un ou plusieurs cours d'eau. Le plus connu à Nouméa est l'arroyo de l'Anse-Vata. .
Astiquer :v. tr. Frotter pour nettoyer. Battre (employé aussi pronominalement: s'astiquer ,se battre)."Je me suis fait astiquer par mon frangin"."Hubert et moi, on s'est astiqué pour Esmeralda". Astiquer prend aussi le sens d'aller vite ou d'accélérer: "Astique ! on va être en retard ! ".
Attention la tête ou Attention bien la tête interjection :1. Exclamation de mise en garde. (En parlant d'un enfant qui a fait une bêtise) : " Woilà son vieux ! ben là, attention la tête !"; 2. Expression utilisée quelquefois pour ampli-fier une qualité ou un défaut. "Lui pour bouffer ? ben attention la tête !"
Aubergine' sauvage :n. f. Plante épineuse envahissante appréciée par les "colliers blancs'". On peut greffer les aubergines violettes sur des pieds d'aubergine sauvage ( Solanumtorvum ).Aussi adv. Curieusement l'une des fautes courantes en Nouvelle-Calédonie, consiste à utiliser "moi aussi" là où on attend "moi non plus"; "Moi aussi, je ne peux pas venir t'aider".
Avurnav :n.m. Abréviation classique de "Avis Urgent aux Navigateurs", signalant toute entrave à la navigation. Diffusion systématique dans la presse écrite et radiophonique.
Awa :voir Ah oua.
Azou :n.m. Du canaque drehu (Lifou) aju. Nom donné à plusieurs arbres dont le plus connu est ''l'azou-graines-bleues'' ou "cerisier de montagne". .
Baba :n.m. Ce nom est donné à la gousse, en forme de grand haricot, qui contient les graines du flamboyant" :"Un baba de flamboyant".
Baboum :n.m. Onomatopée qui traduit un bruit' d'explosion qui accompagne une forte déflagration. "On a entendu des "baboums" dans la montagne. C'étaient des dynamites qui claquaient sur la mine"". Par extension au sens figuré, "baboum" peut aussi désigner un choc, une affaire, un scandale, un incident qui ont fait grand bruit.
Baby-car :n.m.néologisme né après la ne guerre mondiale. Désigne les premiers transports en commun. (L'appellation est sans doute un "américanisme" approximatif). Ils assuraient les transports urbains et aussi les trajets en brousse", pour lesquels ils se spécialisèrent par la suite. Le terme est encore en usage aujourd'hui, essentiellement en brousse", -pour désigner des déplacements spécifiques relatifs aux travaux routiers ou miniers: "Rassembler une équipe de 12 hommes pour lundi: le baby-car sera à l'embranchement de la mine X à 6h30" est le genre d'avis assez fréquemment entendu à la radio.Voir aussi à Bus.
Badamier :n.m.mot français. Arbre décoratif dont le fruit contient une amande comestible et est appelé "badame" ou simplement "noix". Terminalia catappa. On dit aussi amandier.
Bagayou :Issu d'une langue mélanésienne. Désignait l'étui pénien des hommes dans la société traditionnelle. Ce bagayou variait en grosseur et en longueur suivant le rang social et suivant les circonstances ( guerres,cérémonies, etc. ) Il était fabriqué avec le balassor .
Baigner :v. 1) Baigner le bétail est une activité importante sur une station où l'on a construit des piscines spéciales à cet effet. 2) En Nouvelle-Calédonie on utilise le verbe "baigner" intransitivement tant pour "se baigner" que pour prendre une douche.' "Il fait trop chaud, j'vais baigner". 3) Si vous énervez trop quelqu'un il pourra se faire qu'il vous "envoie promener" d'un énergique: "Va baigner !".
Baille :. 1) Comme en argot français, on utilise "baille" pour désigner l'eau ou la mer. "Attention, tu vas tomber à la bailIe". 2) Adopté du langage des marins, le mot "baille" désigne un baquet de grande taille. Autrefois, une baille était une demi barrique utilisée comme baignoire ou comme bac à lessive. 3) Dans le sens de "embarcation" le mot "baille" à une connotation péjorative ( contrairement aux usages de la marine).
Baisser le clown :n..f voir Clown.
Bal en Brousse :voir Brousse.
Balancine :n.f. 1) Petit filet dont la forme rappelle un plateau de balance et qu'on utilise pour la pêche des crustacés ( crevettes de mer ou écrevisses d'eau douce ). Cette balancine est souvent constituée d'une armature métallique ronde ou carrée. On l'utilise pour la pêche aux crabes dans les palétuviers. 2) Mais c'est aussi les poches façonnées au bas d'un épervier ( filet à lancer) ou d'une senne ( filet à tendre). 3) C'est aussi une clôture flottante barrant un cours d'eau et épousant les variations du niveau d'eau. 4) Enfin une balancine c'est le nom donné à un type de bas de ligne utilisé pour la pêche ( aux communards' par exemple) et qui ressemble à une balance romaine.
Balassor :n. m. Tissu végétal obtenu en écrasant les racines aériennes des grands banians rouges de préférence et qui servait à la fabrication des bagayous ou comme fanion.
Balbuzard :n.m. voir Buse.
Baleinier :n.m. Petit poisson allongé fréquentant en bancs les baies peu profondes: il se pêche à la senne ou à la ligne. Délicieux en friture; il rappelle un peu le merlan d'Europe. SilIago ciliata.
Bamboulière :n.f. (aussi Bambounière). C'est un terrain sur lequel poussent des bambous.
Bami :n.m. Plat d'origine indonésienne à base de vermicelles, de haricots verts, de chou, de crevettes séchées, de poulet. On peut préciser: bami-pâtes-jaunes, bamivermicelle transparent ou bami-pomme-deterre, selon les ingrédients. Le mot calédonien bami ne recouvre pas le sens qu'il a dans la langue indonésienne où il peut désigner d'autres préparations.
Banane :n.f. Les fruits du bananier poussent en "régimes" composés de plusieurs mains . (Une main de bananes)Banane-cochon: grosse banane à cuire, courte et carrée appelée "plantain" aux Antilles. Banane-figue: petite banane de dessert. Banane-à-graines : variété de banane non comestible. Banane de Chine, ou banane-pomme: variété naine. Banane-pouengo : banane à cuire. Pouengo ou poingot est un mot paci.
Bancoule :n.f. voir Noix de Bancoule.
Bancoulier :n.m. Grand arbre de forêt dont le bois blanc peut servir en coffrerie. Aleurites spp.Voir aussi à Noix de Bancoule, Ver de Bancoule.
Banian :n.m. Origine du mot: de l'hindoustani "banyan" = marchand. Le banian était d'abord appelé "arbre des banyans" .Nom donné à plusieurs grands arbres à racines adventives aériennes, de la famille des Ficus telle. Ficus elastica ou "caoutchouc", bien connu comme plante d'appartement en Europe. On distingue ici les banians blancs et les banians rouges. On appelle "banian étrangleur" le jeune banian dont les racines commencent à étouffer l'arbres-support sur lequel sa graine a commencé à se développer, à partir d'une fiente d'oiseau. Avec l'écorce des racines on fabrique le balassor. . La sève du banian sert à la réalisation de balles de cricket. .
Baraques :n.f.p. (aller aux) - expression usuelle autrefois pour : aller à la fête foraine, par extension des baraques foraines (stands de jeux, d'attractions, de manèges). - on dit aussi "jouer aux baraques".
Barbadine :n.f. Gros fruit très pulpeux dont on consomme les graines et le jus très par fumé surout dans les salades de fruits. Les fleurs de cette passiflore ( Passiflora quadrangularis ) doivent être fécondées à la main, ce qui' s’appelle « marier » les fleurs de barbadine.
Barbarie :n.m. On appelle souvent "barbarie" le figuier de barbarie, cactus à palettes et longues épines. OpunUaficus.
Barbillon :n.m. Nom donné à toute une famille de petits poissons, également appelés barbets, qui portent des barbillons, filaments charnus, de chaque côté de la bouche. Parupeneus spp.On appelle. aussi barbillon un' gros poisson rougeâtre. Symphorus nematophorus qui porte un long filament dorsal lorsqu'il est jeune. Souvent toxique adulte.
Barre :n.f. du gaulois Sans doute parce qu'une barre est un long morceau de bois ou de métal, "barre" est utilisé comme superlatif absolu pour désigner un objet ou une personne de taille exceptionnelle.
Barre du cou :n.f. Point sensible quelque part du côté de la nuque...Mais c'est aussi un point cible privilégié pour les chasseurs particulièrement adroits, ou exigeants, ou économes. La balle mortelle doit frapper la proie (cochon sauvage ou cerf ) dans le collier. Toute la viande consommable est alors intacte, la bête est morte sur le coup...
Barre du cou :n.f. Point sensible quelque part du côté de la nuque...Mais c'est aussi un point cible privilégié pour les chasseurs particulièrement adroits, ou exigeants, ou économes. La balle mortelle doit frapper la proie (cochon sauvage ou cerf ) dans le collier. Toute la viande consommable est alors intacte, la bête est morte sur le coup...
Barre-à-mine :n.f. Longue pièce de métal à l'extrémité pointue, destinée, dans l'exploitation minière, à détacher du sol les blocs de minerai ou de houille. En Nouvelle-Calédonie; instrument que les, broussards utilisent par le bout plat pour effectuer Prononcé (et parfois écrit) baramine.
Barrer :V. intransitif ou transitif indirect.Alors que la langue populaire française dit "se barrer" pour s'en aller, on dit ici barrer, ou barrer à …1) "J' suis maré', je vais barrer"2) "Hé mam. j'barre à l'école"Barrer en couille signifie en Nouvelle-Calédonie se dégrader."T'as vu l'vieux', il barre en couille." Barrer en douille sera d’usage dans la Brousse en folie. Depuis, l’expression est entrée dans le vocabulaire. Voir aussi à brèdes.
Barrière :n.f. Assemblage de pièces de bois ou de métal formant clôture. Les poteaux ou piquets de barrière calédoniens sont reliés par des fils barbelés "cramponnés" ( voir crampon ). Les piquets en gaïac'" en alignement continu et Qndulant tout au long des routes dans la savane assurent la séparation des runs *', paddocks "', ou propriétés. " La reconnaissance officielle Mais une autre "barrière" est importante en Nouvelle-Calédonie : c'est le récif barrière ou barrière de corail qui ferme le lagon.de ces barrières se concrétise par un texte fixant le nombre de fils barbelés exigés par la sécurité lies automobilistes, et la distance entre la barrière et l'axe de la voie selon la nature de cette voie.
Basilic :(sauvage ou faux basilic) n.m. Herbe haute introduite de la Réunion pour les qualités aromatiques de ses feuilles dont le parfum rappelle le basilic d'Europe (Ocimum basilicum), le basilic commun en Nouvelle-Calédonie ( Ocimum gratissimum ) a envahi une bonne partie des' pâturages de la Cote Ouest où il pousse en touffes hautes.
Bastringue :n.f. Du titre d'un air de musique en vogue en 1794. Si en argot métropolitain, le bastringue désigne un lieu où le bruit accompagne un certain désordre moral, en Nouvelle-Calédonie. C'est le bruit seul qui est évoqué, même s'il est désordonné. Une bastringue est en effet une vieille voiture bruyante.
Bateau :( Aller au ) - expression usuelle au temps où le bateau était le principal sinon le seul moyen de communication et de transport collectif en Nouvelle Calédonie ( tour de Côtes) ; l'arrivée du bateau était chaque fois un évènement pour le centre ; tous "allaient au bateau"; Cet évènement est encore sensible dans les îles avec la venue des caboteurs:nombreux sont ceux qui viennent assister au spectacle que constitue son arrivée ou son départ.
Bâton de poulailler :n.m. Au sens propre c'est un morceau de bois, d'environ 3 cm de diamètre fixé dans un poulailler pour servir de perchoir aux volailles, souvent en "mimosa" .Mais au sens figuré c'est ( par analogie avec un bâton dei poulailler usagé donc très sale) quelqu'un au caractère si difficile qu'on ne sait jamais comment l'aborder.
Bâton de sorcier :n.m. voir Cordyline.
Battoir de danse :n.m. Paquet de feuilles traditionnellement enveloppées dans de l'écorce de bourao, parfois dans des feuilles de pandanus ou de cocotier, mais plus souvent maintenant dans des sacs de papier ou de plastique, et sur lequel on frappe de la paume de la main, en guise d'instrument de percussion. Utilisé pour l'accompagnement musical et choral des danses mélanésiennes. Le battoir se présente généralement comme un disque d'une vingtaine de centimètres de diamètre et de quelques centimètres d'épaisseur.
Baume :n.m. Herbe à fleurs bleues, très envahissante dans les cultures. Ageratum conyzoides; Son nom vient de son utilisation dans le pansement des entorses et des contusions, pour résorber les hématomes.
Bayou :nI Du javanais Mback Ayu. Nom donné aux femmes indonésiennes qui travaillaient sous contrat en Nouvelle-Calédonie. Bayou signifie textuellement: sœur. Beaucoup adv. Les Calédoniens parlent souvent par antiphrase (oui = non, ben voyons, etc... ) et une des manifestations de cette habitude est l'utilisation de "beaucoup" pour dire non ( surtout chez les jeunes)."Il fait beau, hein, ce matin!" "Oui, beaucoup
Bec bleu :n.m. voir Bengali.
Bec de perroquet :n.m.1) Musacée ornementale Helicone bihai, dont la fleur ressemble à un très gros épi de couleur rouge .bordé de jaune.2) Orchidée introduite, Iperanthus gigas.
Bec d'oiseau :n.m. Musacée.ornementale. Helicone caribbea dont la fleur ressemble au casse-tête. bec d'oiseau, et les feuilles à celles du bananier. Taille environ 1,50 à 2 m.
Bec rouge :n.m. voir Bengali.
Bec-de-cane :n.m. Un des poissons les plus pêchés et les plus appréciés. Il est ainsi appelé à cause de la forme de son museau. Famille deslethrinidés : Lethnirinus nebulosus. Un poisson très voisin Lethrinus miniatus a une gueule qui ressemble davantage à un bec de canard. On l'appelle "bec de cane malabar".
Bêche-de-mer :nI voir Biche-de-mer.
Béclou :n.m. Sans doute déformation de
Bécune :n.f. (origine inconnue). Nom calédonien du barracouda (Sphyraena spp), poisson chasseur qui ressemble au brochet. Souvent gratteux.
Bélé :n.m, voir Billy-can.
Bélé à ignames :n.m. voir caisse à ignames.
Belet :n. m, voir Billy-can.
Bélicou :n.m. Oiseau mythique, alimentant les histoires de chasseurs et dont la dissymétrie l'apparente fort au "dahu" de France. Il se chasse de nuit, à flanc de colline, avec une paire de claquettes. et un sac-à-maïs. Les histoires grivoises parlant au contraire d'un autre bélicou, symétrique celui-là, au point d'avoir l'œil au bout du bec.
Ben (là) j'sais pas! :(hein) Exclamation très fréquente pour exprimer le doute ou l'incrédulité (avec une nuance d'ironie).se: prononce "Ben ché pas hein". ronie renforcée par "là" et "hein" qui permet de faire traîner l'émission.
Bergeronnette :n.f. voir Mac-mac.
Bétail :1) En France: nom colIectif des animaux de pâturage dans une ferme ( chevaux, ânes, mulets, bœufs, moutons, chèvres, et porcs). 2) En Nouvelle-calédonie : nom colIectif des bovidés. Ce nom intervient dans de multiples expressions typiquement calédoniennes, car l'élevage extensif tient une place capitale dans la vie des colons' et dans celle des Mélanésiens. a) Le bétail est le centre même de la vie des-colons. b) Pour le Mélanésien le bétail est le symbole d'une usurpation. Faire du bétail : constituer un troupeau et l'entretenir. Travailler le bétail : accomplir l'ensemble Rallier le bétail : rassembler le bétail à partir de différents points de stationnement. Ramener le bétail: même sens. Dresser le bétail: apprivoiser et dompter \ les animaux laissés en liberté et devenus farouches. Adoucir le.bétail: rendre plus doux les animaux que leur liberté a rendus tout à fait sauvages. Charger le bétail: attaquer avec impétuosité le bétail pour le calmer lorsqu'il rue. ( Il y a lieu de remarquer que le même verbe est employé lorsque c'est le bétail qui attaque. Rabattre le bétail: rassembler le bétail pour le faire entrer dans la coulisse' conduisant au paddock. Marquer le bétail : imprimer au fer rouge sur le corps des animaux la marque du propriétaire. Castrer le, bétail: expression dont le sens est évident et l'emploi fréquent. Baigner le bétail: dans le vocabulaire de l'élevage extensif, méritait d'être souligné ( V. piscine) Fouiller le bétail: V. fouiller. Dépouillerle bétail: arracher, enlever la peau des animaux après l'abattage. Tête de bétail: animal appartenant à un troupeau. La tête de bétail est une unité de valeur capitale, car le nombre des têtes de bétail possédées symbolise la richesse du colon' et donne lieu à des comparaisons. Le bétail doux, le bétail sauvage: expressions fréquentes, dont le sens est évident. Le bétail coquin: expression désignant un bétail particulièrement rétif. Le bétail emparagé : expression désignant un bétail à moitié sauvage ayant constitué en un point de la brousse', son "parage", c'est-à-dire son lieu de stationnement, son habitat. Le bétail gras: le bétail prêt pour la boucherie. Le bétail dépaysé: le bétail qu'on a changé de paddock . Le bétail mixte: bétail constitué d'animaux d'origines différentes. Les peaux de bétail: les peaux des animaux abattus et dépouillés constituent un matériau diversement employé. "Nous habitions une maison avec une porte en peau de bétail". 3) En Nouvelle Calédonie le nom bétail est également employé pour désigner chaque animal pris individuellement. "Au tournant de la route je me suis retrouvé nez à nez avec un bétail ( ou "une tête de bétail" ). 4) Des sens 2) et 3) découle en Nouvell,e Calédonie un quatrième emploi du nom bétail pour désigner de façon péj6rativ(t une collectivité ou un individu sans éducation. Foncer comme un bétail: expression qui indique une détermination aveugle tant au propre qu’au figuré.
Bête jaune :n.f. voir Coccinelle.
Bétonneuse :n.f. Souvent utilisé pour dire bétonnière.
Beuquer :. voir Buker.
Bibiche :n.m. Lance-pierre constitué d'une fourche (de goyavier de préférence), de deux bandes de caoutchouc découpées dans une chambre à air et d'une basane dans laquelle on pince le projectile. L'utilisateur de bibiche attache un soin tout particulier au choix du projectile qui varie suivant l'utilisation. C'est une arme redoutable pour dégomater'" les oiseaux ou pour jouer à la guerre.
Biche de mer :n.f. Nom donné ( par déformation du français bêche de mer, lui-même peut-être déformation de bûche de mer) à toutes les espèces d'holothuries marines. Certaines des nombreuses espèces du lagon étaient autrefois pêchées, puis, après éviscération et séchage à la fumée, on exportait vers les pays asiatiques le "trépang", réputé aphrodisiaque.Les biches de mer sont des echinodermes ( comme les oursins et les étoiles de mer) ayant la forme d'un gros boudin. On ne dit jamais concombre de mer. Voir aussi bichlamar.
Bichelamar :n.m. (ou Beche-la-mar, ou bichlamar ). Déformation du mot biche de mer. Les premiers marins qui visitèrent régulièrement le Pacifique y venaient pour commercer, notamment pour s'y procurer le trépang (ou biche de mer), objet d'un commerce florissant à destination des pays asiatiques. L'expression bichelamar est devenue symbolique de toute transaction commerciale, puis ( et c'est son sens actuel ) a fini par désigner la langue ( à base surtout d'anglais simplifié et déformé, à la grammaire sommaire ) qui permit aux premiers colonisateur missionnaires, ou marchands de communiquer avec les habitants de toute la Mélanésie ( Nouvelle Guinée, Nouvelles Hébrides, Salomons, Bismarck, Nouvelle-Calédonie ). Est devenue la langue officielle dans certains de ces pays ( comme en Papouasie,au Vanuatu .., ). II est à noter que les anglophones du Pacifique Sud n'utilisent pas le mot bichelamar mais le mot pidgin ( qui serait dérivé de l'anglais "business" = commerce, affaires).
Bichottes :n.f. ( Plus souvent utilisé au pluriel ). Apparu récemment, ce mot est un condensé f plus élégant d'ailleurs ) du nom composé bille-chiotte lui-même dérivé, en argot scolaire, de bille-caca.
Bille Belle :n.f. Par opposition à bille caca " désigne une bille en verre coloré ou en marbre ... utilisée par les enfants dans certains jeux.
Bille Caca :n.f. La bille caca est en terre cuite. L'adjectif caca vient peut-être de la couleur ocre ou marron foncé qui rappelle celle d’excréments.
Billes :n.f. Les principaux jeux de billes des enfants calédoniens sont : la raie, le rond-la-trime, la poursuite, etc. Les différentes façons de lancer une bille sont appelées, de façon évocatrice : à la roulette, à la tapette, au doigt, à la canaque. Au jeu de la raie, il vaut mieux jouer le dernier car si on touche une bille déjà en place, on la ramasse. Pour inviter un camarade à jouer on lui propose donc : ''dernier à la raie !".
Billon d'ignames :n.m. Le mot billon désigne en agriculture : 1) la crête de terre formée par la charrue entre deux sillons. 2) dans l'expression I4billon d'ados" le résultat, sous forme de légère boursouflure du terrain, obtenu par un labour où le premier sillon est tracé au centre du terrain et où l'on travaille alternativement de chaque côté, ravalement la terre vers le centre. (Technique utilisée dans les zones très plates et humides pour assurer un drainage simple des eaux de ruissellement). En Nouvelle-Calédonie on appelle "billon" les monticules de 1 m de haut environ constitués de terre fine et légère qui permettront un drainage efficace du sol autour du plan d'igname. Le "billon" peut être allongé ou rond en plaine, mais il est souvent en forme de croissant sur les flancs de colline ou en montagne pour accélérer l'écoulement de l'eau.
Billy-can :n.m. Mot d'origine australienne désignant un petit récipient cylindrique en métal ou en métal émaillé muni d'un couvercle rentrant et d'une anse de fil métallique rond. Utilisé pour la cuisine en plein air (pour faire bouillir de l'eau surtout}. Localement le "bêlé" sert à entreposer ou transporter des denrées fragiles ou périssables : huile, graisse, farine, sucre, etc. Tombé en désuétude (avènement du plastique ?).
Binette du colon :n.f. Par dérision sans doute (car l'utilisation n'en est pas aussi intensive qu'on le dit) c'est ainsi que l'on a baptisé la chaise longue, qui accueille le colon, sous la véranda ou à l'ombre du manguier, pour une sieste méritée aux heures chaudes de la journée.
Biolien :n.m. voir Bois tabou.
Biquette :n.f. Couramment utilisé pour Chèvre.
Blady :ad). (Orthographe non fixée). Prononciation locale de l'anglais bloody. Très lié à la présence anglo-saxonne ce mot est encore souvent utilisé, surtout par les "broussards" en remplacement de "cochonneries de, saletés de ..." dans des expressions comme : « Ca poussait bien, mais ces blady chenilles sont arrivées ! »
Blan-blan :n.m. voir Balabio
Blanc :n.m. En Nouvelle-Calédonie, désigne les personnes d'origine européenne, maïs ne traduit pas obligatoirement la pureté ethnique puisque de nombreux métis se considèrent comme "blanc" et sont reconnus comme tels, socialement. L expression "faire du blanc" est apparue à plusieurs reprises dans l'histoire calédonienne. Elle traduisait une volonté politique "Faire le blanc" : attitude prêtée a certains autochtones qui copient les manières ou m et tirs des Européens. "Petit blanc : terme désignant en brousse des Européens pauvres, ayant une vie fruste et des activités marginales. Le terme est usité aussi à nid'installation d'Européens par migrations organisées^ notamment lors de la colonisation Feillet (1893-1904) et du boom du nickel de 1965 à 1973.
Blanc :n.m. Nom donné à plusieurs espèces de petits poissons argentés qui se prennent facilement à la senne en même temps que les baleiniers" et les balabios.
Blequer :V. voir Sequer.
Bleu :adj. 1) Adjectif employé en Nouvelle-Calédonie pour désigner la couleur résultant d'un grand amas de personnes, d'animaux ou d'objets. Alors qu'on dirait en France : "la place était noire de monde" on dira en Nouvelle-Calédonie quelle était "bleue de mecs". "C'est bleu de picots' dans le coin" 2} Adjectif employé pour désigner une personne en proie à la peur. "Elle a vu un requin, elle était bleue". 3) Adjectif employé pour désigner une personne à la dernière extrémité. "
Bloc :voir A bloc.
Bois :n.m. On dit "un bois" pour un morceau de bois.
Bois aspirine :n.m. voir Pommaderfs.
Bois bleu :n.m. Arbre dont Je bois, qui bleuit en vieillissant, était utilisé pour tailler les pirogues. Appelé aussi ''bois-pirogues', Hernandia cordigera. Le bois bleu est utilisé comme piège à insectes dans tes jardins. Il attire en effet les chrysomèles, petits coléoptères très colorés ressemblant aux coccinelles.
Bois d'absinthe :n m. Grand arbre de forêt dont l'intérieur de l’écorce sent l’anis, Canariellum oleiferum. Diverses lauracées sont aussi appelées "bois-absinthe".
Bois de citronnelle :n.m. Arbre aussi faux-santal à cause de l'odeur aromatique de son bois. Myoporum tenuifolium.
Bois de fer :n.m. Arbre au bois très dense, appelé aussi "filao" et qui n'a rien de commun avec le "bois de fer' au sens du Larousse. Les bois de fer calédoniens sont tous de la famille des Casuarina et les différentes espèces s'appellent : bois de fer argenté (ou du bord de mer], bois de fer de montagne bois de fer de rivière, bois de fer de terrain minier, bols de fer bleu, etc.
Bois de rosé :n.m. Petit arbre dont le bois a une odeur de rosé poivrée. Appelé aussi faux-bois-de-rose' Thespesia populneo.
Bois noir :n.m. (pays tropicaux francophones] . Arbre introduit de la Réunion pour servir d'ombrage aux caféiers ou comme décoration. Les inflorescences jaunes ont une odeur caractéristique de l'été calédonien. Certaines personnes sont allergiques à leur pollen (rhumes des bois noirs en octobre- novembre). Son bois coupé devient de plus en plus sombre avec le temps d'où son nom. Albizzia lobbok.
Bois noir de Tahiti :n.m. Déformation de "bois noir de Haïti" - Arbre introduit qui ressemble au bois noirh mais dont les fleurs sont rosées. Samanea saman.
Bois Pernod :n.m. Arbre dont l'écorce a une odeur d'anis. Nemuaron spp.
Bois pétrole :n.m. On appelle surtout ainsi le Bois-Tabou '. Toutefois on l'entend encore quelquefois pour désigner un petit arbre de la plaine des Lacs (Neocallitropsis aroucarioi-deo) dont le bois très lourd contient une huile essentielle très aromatique (espèce en danger, protégée)
Bois-barre-à-mlne :n.m. Arbre au bois très peu flexible, d'où son nom. Il est appelé aussi "faux"-chêne". Syzvgium wagapense.
Bois-bouchon de forêt :n m. Arbre de taille moyenne appelé aussi ''palissandre'. Podocarpus comptoni.
bois-carotte :n.m. Arbre dont le tronc et graines ont une forte odeur de carotte. Appelé aussi "lralia "' ou "carottier". Myodocarpus sp.
Bois-pirogne :n.m, voir Bois bleu.
Bois-tabou :n.m. Arbre à tronc court dont le bois est utilisé pour faire des flèches de case ou les petites sculptures appelées "tabous". II est appelé aussi "bois-pétrole1*, à cause de sa facilité à brûler, même fraîchement coupé. Son nom « biouen » est souvent utilisé. Fagraea schlechteri.
Boîte à courrier :n.f. Sur le trajet du car postal (subventionné) sillonnant la brousse calédonienne, s'est instauré un esprit de solidarité entre chauffeur de car (agent des PTT) et destinataire du courrier. Le chauffeur n'a pas à descendre de son véhicule pour déposer lettres, revues et paquets ou même le pain et la viande. Le destinataire a en effet placé sur un poteau un fût ou une Plus ou moins artistiquement décoré "ce réceptacle" est aujourd'hui un support idéal pour les passionnés de la bombe de peinture.touque où il a confectionné une niche à courrier. Pour compléter son œuvre ou faciliter encore la tâche du chauffeur, il peut aussi adjoindre à la boite une tige en bois terminée en pince qui retient les lettres. Mais alors gare à la pluie.
Bols-bouchon :n.m. Arbustes de la plaine des Lacs, poussant sur les berges des rivières. Podocarpus palustris et Decussocarpus minor.
Bon :adj. Très curieuse cette manière d'aborder un ami le matin en lui demandant "ll est bon ?". C'est pourtant Tune des formes les plus employées en Nouvelle-Calédonie pour vous demander si ça va. Souvent renforcé par "ou quoi". "Salut, mec. il est bon ou quoi".
Bon :(c'est bon si). Cette expression est l'un des rares euphémismes de la langue calédonienne. II ne s'agit en effet pas d'un conseil amical mais pratiquement d'un ordre définitif. "C'est bon si tu arrêtes la radio !".
Bon à peau :Expression qui signifie "Bon à rien". Conservée dans le langage populaire calédonien, elle a pour origine le bagne : les forçats utilisaient en effet pour dire "non rien" le mot "peau" par ellipse de formules plus complètes désignant des intimités masculines à ne pas dilapider (G.-Esnault : Dict. des argots, Larousse). "Pour la peau" était aussi l'équivalent de "en pure perte" et "je n'y comprends que peau" de "je n'y comprends rien".
Bonne écaille :n.f. Surnom de la seule tortue dont l'écaillé puisse être utilisée en bijouterie, Erethmochelys imbricata.
Boom :n.m. d'origine anglaise : croissance rapide (ici de la vente du nickel). Epoque quasi mythologique durant laquelle l'argent coulait à flots, les projets divers fleurissaient, les reconversions professionnelles étaient aussi nombreuses que surprenantes et les ambitions illimitées. Le "Boom" que Ton mentionne le plus souvent est celui des années 1970 duquel ne subsistent plus guère que certains projets industriels qui sont Artésiennes de la Nouvelle-Calédonie.
Boquer :v. voir Buker.
Bosse :n.f- Désigne une colline ou une butte. On dit souvent monter la bosse ou descendre la bosse.
Bossu :n.m. Nom de certains poissons proches des becs de cane " (Lethrinus spp) et de certains autres proches des brèmes([Gymno-cranius). La plupart ont une chair estimée. On distingue : le bossu rond, le bossu doré, le bossu d'herbe, le bossu puant, le bossu de passe, trois sortes de bossus blancs (grosse race, à points noirs, à nageoires rosés).
Bouc :n.m. Le bouc étant un animal considéré comme fier et fort, on utilise le mot "bouc" pour manifester son admiration vis à vis de quelqu'un.
Boucan :n.m. Terme d origine amérindienne (langue tupi des côtes d'Amérique du Sud -Caraïbes). Désignait à l'origine la viande fumée (par les boucaniers). Prend ensuite dans le parler créole le sens de poison (d'où le terme emboucaner"). Arrive en Nouvelle-Calédonie avec la colonisation et va désigner certaines pratiques autochtones d'ensorcellement ou d’empoisonnement. Désigne également le paquet magique ou l'herbe ou la réparation qui porte la magie à proximité de victime choisie.
Bougaiviller :n.m, (du navigateur Bougainville) –Nom calédonien de la Bougainvillée, arbuste ornemental grimpant et épineux aux inflorescences très vivement colorées Bougctinvillea spectobiiis
Bougna :n.m. C'est le plat traditionnel de Nouvelle-Calédonie par excellence, C'est une sorte de ragoût aux innombrables variantes selon les possibilités d'approvisionnement ou les goûts, mais la trame reste la même : dans une enveloppe de feuilles de bananier on dispose des légumes (taros', ignames*, etc) et des viandes (poulets, poissons, ou crabes, ou langouste, etc) arrosés de lait de coco '. Le paquet ainsi constitué est fermé hermétiquement par une demi-palme de cocotier ou une liane", puis mis à cuire au four' canaque. Le bougna est réellement le plat des grandes occasions et suppose un travail important de préparation. Etre invité à un bougna est un témoignage d'amitié à ne pas méconnaître. Toutefois, sous la pression des nécessités du monde moderne certaines associations procèdent parfois à des ventes de bougnas pour alimenter leurs caisses. En ville il est souvent difficile de faire un vrai bougna au four canaque. On peut alors remplacer remballage de feuilles de bananier et cocotier par une marmite" que l’on place dans le four de la cuisinière. Le goût est légèrement différent mais peut être amélioré en plaçant dans la marmite des feuilles de brède morelle ou de laiteron. Certains, au contraire, le font cuire à l'eau dans son enveloppe de feuilles de bananier, dans une marmite, sur la cuisinière. Dans les deux cas c'est "un bougna marmite".
BouiIlote :n,f. Souvent improprement utilisé pour bouilloire.
Bouilli :n.m, voir Pot au feu. Bouillon de brèdes n.m. voir Brèdes.
Boulette :n.f. Le petit Larousse donne deux sens :a) petite boule de pain, de papier, de chair hachée, etc.b) figuré et familier ; bévue.En Nouvelle-Calédonie, le mot boulette est utilisé bien sûr au sens premier mais le sens s'en est étendu jusqu à engl
Boulouk :n.m. Il vient du bichelamar : bou-louk qui est la déformation du mot anglais bullock et qui veut dire bœuf.Désigne un homme fort, costaud ou corpulent.
Bourao :n.m. du tahitien purau 1) Arbre du bord de mer au bois très léger. L'écorce (peau de bourao) avait autrefois de multiples usages (couvertures, fibres, filets, etc ...) Hibiscus tiliaceus. Voir aussi à Chenilles de Bourao.
Bourbon :n m. Bourbonnais adj. L'ancien nom de l'Ile de la Réunion était jusqu en 1793 Ile Bourbon. On retrouve ce nom dans nombre de noms de plantes qui ont été introduites en Nouvelle-Calédonie, (café bourbon, taro bourbon, etc). On appelle encore Bourbonnais les descendants des Réunionnais qui figurèrent parmi les premiers colons* a s'installer en Nouvelle-Calédonie. On leur doit l'introduction de nombreuses plantes (manioc, certains bananiers, beaucoup d'arbres fruitiers et les flamboyants!. Certains étaient venus accompagnés de leurs employés malabars' pour tenter la culture de la canne à sucre.
Bourrer :v. Expression argotique correspondant à l'argot français "baiser" pour ''faire l'amour".
Bourreur :, euse n. Celui (celle) qui bourre.
Bourreur de poules. :V. Emmerdeur
Bout :Locution en bout (se dit en boute) Vient du terme de marine, qui veut dire l'avant ou la proue d'un navire. Avoir le vent de bout se dit quand le vent vient du côté de l'avant. Par déformation "en bout" veut dire de face ou de plein fouet. 1) Se disant d'une voiture accidentée par devant : "Celle-là, elle s*est fait cueillir en bout". D'un gars qui a un œil poché : "Celui-là. il a pris un canon en bout !'.
Bouteille carrée :n.f. La bouteille de whisky
Brèdes :n.f. (Antilles, Réunion) 1) Préparation culinaire faite à partir de feuilles cuites en épinards : bouffer des brèdes,2) Nom de deux plantes qui se mangent en bredes : brèdes morelles, Sofoniutn nigrum, rierbe à petites baies rondes et violettes comestibles, et à feuilles amëres.- brèdes pariétaires. Amaranthus spp : appelées aussi "épinards du pays". 3)"Tomber en bouillon de brèdes" : expression plus polie mais équivalant à "barrer" , en "couilles" qui pourrait se traduire en français par "tomber en quenouille ' ou "tourner en eau de boudin'.
Brème :n.f. Peut-être parce que, comme les brèmes d'Europe, ils sont assez minces et argentés, on appelle ainsi plusieurs poissons ; la brème aux gros yeux : Monotaxis grandoculis - la brème bleue : Ancathopagrus berda la brème noire : Taractichtys longipinnis. Le plus connu est sans doute la brème bleue qui se prend assez couramment à Sa ligne le long des rivages rocheux ou en estuaire et qui offre une belle défense. Tout en ayant une chair excellente, le plus gros
Brosse à bouteilles :n.f. voir Brosse à dents
Brosse-à-dents :n.f. Buisson des terrains miniers, appelé aussi "brosse-à-bouteilles" à cause de la forme des fleurs (jaunes ou rouges). Greviliea spp.
Broussard :n.m. Celui qui vit dans la brousse .En Nouvelle-Calédonie, le mot désigne Celui qui vit en dehors de Nouméa.2) Celui qui a des qualités de rudesse et un caractère entier "T'es un vrai broussard".3) Au pluriel, la collectivité des gens vivant en dehors de Nouméa ; dans ce sens le mot est historiquement lié aux événements du ralliement'."Les broussards sont descendus sur Nouméa".
Brousse :n.f. (provençal brousso). 1) Région, étendue couverte de broussailles. 2) Spécialement dans le langage colonial : région éloignée des centres urbains et plus ou moins inculte. 3) Dans le langage des géographes : type de végétation arbustive dégradée des pays tropicaux. En Nouvelle-Calédonie, le mot (employé dès 1871 par Jules Garnier et en 1878 par Rivière) paraît avoir subi l'influence de l'anglais bush dans bushmen, hommes de la brousse (cf Nouveau Dictionnaire Etymologique et Historique d'Albert Damât, Jean Dubois et Henri Mitterand, 1971 Larousse éditeur), Ii y a dans le Territoire les différentes acceptions suivantes : 1) Par opposition à Nouméa, tout le reste de la Grande Terre ; "Je vais en brousse" -"Nouméa, h brousse et les îles". Sont à rattacher à cette acception particulière les deux expressions typiques : "Je monte' en brousse - je descends à Nouméa". 2) Au singulier ou au pluriel, synonyme de broussailles élément contre lequel le colon doit lutter. "fallait attaquer la brousse" "Des paquets de grosses brousses" "J'ai acheté des parcelles de brousse". - Tomber en brousse : "Une caféerie qui retombe en broussaille". 3) Le mot brousse entre dans un certain nombre d'expressions avec des nuances variées : - feux de brousse - Centre de brousse : toute agglomération à l'exclusion de Nouméa (1898) - Hôtel de brousse ; hôtel caractérisé par son installation rudimentaire - Curé de brousse : curé caractérisé par son isolement "Teppaz, avec sa soutane, on croirait un cure de brousse", - Ecole de brousse : école caractérisée par son installation rudimentaire et son isolement 'les écoles de brousse, il n'y a pas longtemps encore, c'était des torchis', - bal de brousse : bal populaire qui se déroule habituellement en salle dans l'Intérieur, "En brousse, il y avait un bal par semaine, on y trouvait de belles gamines'". - Un store" de brousse : magasin où Ton trouve un peu de tout. 4) La brousse peut aussi avoir la signification d'un refuge : "On va se planquer en brousse". 5) Utilisé au pluriel, sans précision supplémentaire, peut indiquer les broussailles où l'on se cache. "Les gendarmes l'ont perdu de vue dans les brousses". ou bien où Ion s'isole : 'T'es pressé ? Tas qu'à aller faire ça dans les brousses '
Brûlis :n.m. (brûler au XIVe siècle). Portion de forêt, de savane ou de champ incendié volontairement pour en améliorer le sol et y pratiquer une culture temporaire. Surtout employé par les Mélanésiens. Encore en usage en France avec son synonyme "'essartage', le mot est très fréquemment employé en Nouvelle-Calédonie où, par extension, il désigne aussi l'action même de mettre le feu aux broussailles pour préparer le terrain."On a fait tes brûlis avant la plantation des ignames".
Bruyère :n.f. (ori. française) Petite myrtacée Baekea ericoides poussant dans le maquis . Le collet des gros pieds de bruyère s'utilisait autrefois pour faire des pipes. On l'appelle aussi, plus justement mais moins couramment fausse-bruyère.
Bucker :n. voir Buker.
Buffalo :n.m. Herbe introduite par Fallu de la Barrière pour améliorer les pâturages Stenotophrum dimidiatum. Son nom vient de "Buffalo grass" mot australien qui tire son origine de Buffalo Creek (Nouvelle-Galles du Sud], La quasi totalité des pelouses calédoniennes est faite de buffalo. Noter que Ton n'utilise pas le terme de buffalo pour désigner un bœuf.
Buker :ou Bucker ou Beuquer ou encore Boquer (Transcriptions orthographiques locales assez variables). Néologisme calédonien sur le verbe anglais : llto buck" = arquer le dos - en parlant d'un taureau ou surtout d'un cheval - soit sous le coup d'une blessure accidentelle, soit pour désarçonner un cavalier. Par extension, au sens figuré se dit de quelqu'un qui réagit brusquement et violemment sous le coup d'un geste ou d'une parole blessante. Implique aussi l'idée de se débarrasser de quelque chose ou de quelqu'un de gênant.
Bulime :n.m. Gros gastéropode terrestre appelé aussi « escargot du pays », ou "escargot de l’île des Pins. Dix neuf espèces ont été recensées en Nouvelle-Calédonie, mais certaines ont aujourd'hui disparu.
Bull-dogging :n.m. Terme couramment employé en rodéo pour désigner la montée sur taureau. Mot d'origine anglo-saxonne. Bull désigne un taureau et dogging vient du verbe to dog qui veut dire cramponner.
Bulldozer :n m. anglo-américain de bull (taureau). Engin de terrassement très puissant constitué par un tracteur à chenilles muni d'une lame d'acier à l'avant et utilisé principalement pour le nivellement des terrains. Très répandu en Nouvelle-Calédonie, le bulldozer est un outil irremplaçable aussi bien sur la mine, dans les travaux publics- que sur les stations d’élevage. Les broussards ne disent plus bulldozer mais plus couramment "bull" ou encore D4, D6, D7, D8, D9, selon la puissance de l'engin ou encore "caterpillar" (assimilant la marque la plus répandue, à la fonction) ou encore chenillard pour petit bulldozer.
Bus :n.m. Transport collectif bon marché afin : omnibus). La prononciation anglaise "beusse") est encore vivace en Nouvelle-Calédonie. Le mot a désigné à l'origine les premiers transports urbains (V. Baby-car). Tous les bus étaient du même modèle (fourgonnette Renault à vitres latérales coulissantes) et uniformément peints en bleu. L'itinéraire urbain des bus était assez rarement défini de façon précise car il suivait plutôt les désirs de la majorité des passagers (on pouvait lire peint sur la carrosserie "Toutes directions'). Il y avait souvent - faute de réglementation -rivalité entre les "chauffeurs" quant à la rapidité des rotations. Les bus étaient souvent la propriété de ceux qui les conduisaient. Les bus qui assuraient les services" vers la brousse" se distinguaient par des appellations pittoresques ; "'L'Etoile de Koumac - L'Eclair de Ponérihouen - Stella Maris' etc ... On entend aujourd'hui chez les Calédoniens" (avec prononciation anglaise) ; "un arrêt de bus - un chauffeur de bus". NB : Certains bus qui assuraient le service vers la brousse étaient chargés de transporter le courrier des P & T, une inscription indiquait alors "courrier postal". Remarquons que le mot "bus" désigne actuellement : * 1) le véhicule de transport en commun 2) le service de transport à Nouméa et proche banlieue alors qu'en brousse le service est appelé le "car" "Hé ,' Qu'est-ce que tu fais ?" "Ben. je vais prendre le car de Nouméa !" 'Bon, ben salut ; le voilà ton bus". et que Ton connaît à Nouméa la "place des bus" et la "place des cars" !
Buse :n.f. Deux rapaces sont appelés "buse" : le busard australien Circus approx-mans et le balbuzard Pandion hahaetus meiviUensis, qu'on appelle "buse de mer" ou "aigle pêcheur à tête blanche".
Butor :n, m. Gros oiseau nocturne (Butourus poicephalus)
Ca roule ? :Le plus souvent renforcé par "ou quoi ?" est l'équivalent moderne de "ça va ?" "Alors,
Cab :n.m.Mot anglais venant du français "cabriolet" (voiture tirée par une chèvre, puis par un cheval).En Nouvelle-Calédonie, a longtemps désigné un véhicule de louage (le taxi-cab) d'abord hippomobile.Ensuite le terme a servi à désigner certaines voitures automobiles de louage. Le mot est tombé en désuétude.
Cache-papayes :n.m soutien-gorge voir Papaye
Caciou :n.mvoir Siffleur
Cadre local-métropolitain :n.m Le financement des services officiels sur le territoire provient soit du budget territorial, soit de l'intervention directe des ministères parisiens, ce qui entraîne l'existence de deux grandes catégories de fonctionnaires : - ceux qui sont recrutés localement sur budget territorial ou "cadre local11 (aussi appelé "cadre territorial*') inconnus des ministères ; - ceux qui sont des fonctionnaires expatriés ou "cadre métro (politain)" parmi lesquels certains se fixent matériellement sur le territoire et deviennent des "cadre métro résident" ils ne sont plus soumis à la règle des deux séjours au maximum mais perdent certains avantages). Des querelles corporatives opposent régulièrement les syndicats de ces divers cadres. Dans certaines grosses entreprises on retrouve la même distinction entre cadre local et cadre métropolitain. Pour compliquer les choses il existe par exemple des Mélanésiens qui ont été recrutés dans le cadre métropolitain et des "zozos"" qui ont opté pour le cadre territorial !
Cafard :n.m.1) Le mot cafard a le même sens qu'en français "cancrelat". On distingue les "gros
Café :n.mLes premiers essais de culture (Mission de là Conception) datent de 1856 et dès 1865 on en vendait sur le marché de Nouméa. Depuis la production a varié considérablement selon qu'elle était encouragée par l'Administration (colonisation Feillet, fin de la lere Guerre Mondiale, plan café Dijoud) ou qu'elle subissait les crises (1903 = mévente, 1911 = champignon parasite. 1948 = scolyte, années 1970 = manque de main d'œuvre pour cause de boom" du nickel"]. Les vieux se souviennent encore de leur café Leroy (ou café Bourbon) excellent mais remplacé d'abord par l'Arabica, puis (surtout sur la Côte Est) par le Robusta, introduit de Java pour résister à un champignon qui ravageait les plantations. Le café calédonien a toujours été d'excellente qualité et cette production était annoncée dans le guide de l’émigrant de 1897 comme pouvant être "le nickel de l'agriculture". Le drame est que le café demande un travail important à la récolte, ce qui a réduit la production. Les nouvelles techniques de culture de plein-soleil ( = café-soleil) semblent prometteuses. Voir à Touque et à Sac. Va griller ton café chez toi : Adaptation aux réalités locales de l'expression "occupe toi de tes oignons".
Caféerie ou Caférie :n.f. A figuré autrefois dans le dictionnaire Larousse d'où il a disparu
Cagou :n.m1) Oiseau particulier à la Nouvelle-Calédonie "Rhynochetus Jubatus" constituant une famille à part. Ne sachant plus voler, il a un plumage gris sauf celui des ailes, barré de brun, de noir et de blanc, un long bec puissant et des pattes fortes rouge-corail. Vit en couple ou par petits groupes. Le cri du cagou ressemble aux aboiements d'un jeune chien. La chasse, la capture et la détention du cagou sont réglementées. Son orthographe varie : cagou, kagou, kagu. Onomatopée de la langue mélanésienne de Dumbéa, Sous forme stylisée, le cagou, symbole de la Nouvelle-Calédonie figure sur nombre de blasons, enseignes, en-têtes de papier à lettre, etc. 2) Qualificatif à sens péjoratif à l'adresse d'une personne féminine relativement âgée.
Caillasse :n.f. A l'origine pierre de qualité inférieure. En Nouvelle-Calédonie la caillasse fait partie intégrante du folklore broussard : cette couche de schiste concassé ou de tout autre matériau recouvre la piste, avec tout ce que cela entraîne comme inconvénients : poussière, projections, inconfort, etc ... * Par extension : toute route non goudronnée. Remarquons que la caillasse cède rapidement du terrain devant le coaltar ou la soupe de corail. Une caillasse (des caillasses) c'est un caillou aux arêtes vives et qui est un obstacle ou un danger : "J'ai pris une caillasse dans Je pare brise", A aussi eu le sens d'argent, de paie : ''Aujourd'hui on touche h caillasse" mais ce sens est tombé en désuétude. Voir aussi A fond Loulou dans la caillasse.
Caillasser :verbe (de caillasse) En partant du sens propre ce verbe a pris de nombreuses
Caille (Etre sans) :Origine ; un caùm est une grosse bille (par apocope de biscaïen qui est un boulet
Caille du colon :n.f. Petit oiseau terrestre ressemblant à une caille, qui vit dans les herbes et lesfourrés. Turnix varia novaecaledoniae.
Caillou :n.rn. Pierre de petite dimension. Employé à l'exclusion de pierre, quelle que soit la dimension. 1) En Nouvelle-Calédonie, nom propre, m. désignant la Grande Terre" calédonienne, avec une nuance affective exprimant l'attachement pour son sol rude. Note : Selon Alain Laubreaux, le nom "le Caillou" aurait été donné au pays en raison du ''Rocher à la voile" où les parents et amis se réunissaient pour dire adieu à ceux qui prenaient le bateau pour quitter le pays. "Puisqu'il est né à Bordeaux, c'est pas un gars du Caillou" "Revenir ou Caillou" (expression fréquente dans là bouche des Calédoniens exilés) 2) En Nouvelle-Calédonie, le nom commun caillou est employé pour désigner une jeune fille bien faite. 3} Au pluriel, le mot "caillou" entre dans un grand nombre d'expressions calédoniennes d'origine tant mélanésienne qu'européenne. Dans la vie mélanésienne, il peut désigner des terres généralement incultes. "Qu'est-ce qu'on va faire dans notre creux de montagne ? Planter des taros d'eau entre les cailloux ?"Il peut désigner des pierres magiques, "Les cailloux tonnerre ' (pierres disposées de façon à faire venir le tonnerre! -Les Européens emploient ce pluriel dans des expressions ayant trait surtout à la mine. "Mon père savait flairer les cailloux" (Georges Baudoux, fils), "Nos vieux logeaient sous des feuilles de tôle dans les cailloux". "On allait au creek* chercher des crevettes dans les cailloux". Mais Caillou pris adverbialement a le sens de "rien" comme dans : "Et moi alors ? Caillou ?"
Caisse à ignames :-n.f- (ou bêlé à ignames) Expression imagée pour désigner le ventre. "Fin bon ton
Caisse à pétrole :n.f. voir Touque.
Caisse-à-eau :n.f. C'est une citerne en tôle galvanisée de forme variable, destinée à recueillir 1 eau de pluie qui ruisselle des toits par les gouttières. "Fut un temps, toutes les maisons avaient leurcaisse à-eau".
Caldoche :mot d'origine récente (vers 1981 dû à Mme J. Schmidt qui à l'occasion du débat sur les lois Billotte avait engagé dans les journaux locaux une polémique avec diverses personnalités. Elle avait choisi un pseudonyme en deux parties : CALD parce qu'elle se sentait profondément calédonienne, OCHE pour rappeler son enfance du quartier de la rue d'Ypres où elle se faisait traiter de "sale boche" par les parents de ses camarades de jeu en raison de ses origines familiales. Le propriétaire du journal D1TO (Gérald Rousseau) qui trouvait ce pseudonyme amusant le généralisa par la suite, mais Jacqueline Schmidt si elle reconnaît son enfant, avoue qu'elle ne le trouve pas très élégant. Ce terme désigne la population blanche ou d'origine européenne implantée en Nouvelle- Calédonie depuis une ou plusieurs générations. S'il a eu naguère une coloration parfois péjorative, il est aujourd'hui souvent revendiqué par ceux qui sont attachés à leur terroir et à leur culture. Le mot "caldoche" est entré au Petit Larousse en 1983 avec la définition : « n. familier. Blanc de Nouvelle-Calédonie ».
Calebasse :n.f, voir Gourde.
Calédonie :n.f. Tout le monde ici connaît l'origine du nom du pays. Mais, dans un pays où Ton a
Calédonien :n.mCe terme, qui désigne généralement l'habitant de Nouvelle-Calédonie, a subi une
Cal'en ace :n.mExpression utilisée par les enfants pour désigner les calots en acier fun calot est une
Calicot :n.m qui s'est d'abord écrit Callicoos, de Calicut ville de l'Inde où une étoffe de coton assez grossière était fabriquée. En Nouvelle-Calédonie : 1) le calicot a été une des premières marchandises vendues dans les stores1, "Les canaques' achetaient des pièces de calicot pour se faire des manous" ou des robes"'. "Ce terrain-la, les vieux l'ont donné pour une brassée de calicot". Sur une station" le calicot sert à la capture du bétail sauvage : les stockmen partent vers une vallée où Ton a repéré des têtes de bétail*, Avec le calicot (dont chacun porte un rouleau pouvant atteindre mille mètres) tendu à l'aide de piquets on installe un gigantesque entonnoir qui conduit à un carré" par une coulisse ". Les bêtes sauvages sont rabattues vers l'entonnoir, et ainsi prises au piège sont poussées vers le stockyard. Il faut parfois plusieurs étapes et la construction de plusieurs coulisses en calicot pour parvenir au terme du trajet. Dans ce procédé le calicot apparaît aux animaux comme une muraille infranchissable ce qui explique que malgré sa fragilité il main- tienne des taureaux robustes et nerveux, ï^ Le calicot aboutit toujours à un carré, c'est-à-dire un ou deux hectares clôturés avec du bois solide parce qu'il y a des taureaux sauvages. 2) "Chez Brun on avait déroulé 5 000 mètres de calicot." Cet usage spécifique du calicot est l'invention d'un Australien du nom de Grassey. Iî a créé le travail au calicot. Les éleveurs disaient ; "on fait les bêtes au calicot*'. NB : Le calicot concerne particulièrement le bétail sauvage, car le bétail doux gagne le paddock' sans difficultés. Calicot (attraper au). De même que le stockman attrape au calicot (c'est-à-dire en le trompant sur la solidité de la barrière) du bétail sauvage trè3 farouche, on entendra des jeunes gens dire qu'ils ont réussi à attraper une jeune fille au calicot, c'est-à-dire à force de promesses et de cajoleries.
Camarades :n.mpluriel. Appelés aussi : pois collants, amoureux, copains, collants, herbe d'amour
Cambran (ou Cambron) :n m du provençal Cambroun : petite chambre. Ce mot désignait au bagne le
Caméléon :n.mmot fronçais Ce nom parfois prononcé à tort camaléon, est utilisé improprement pour
Camp Est :n.mA de tout temps désigné la partie Est de Hle Nou. Ce qui fût à l'origine un "camp" (de
Campement :n.mLarousse indique :Lieu où l’on campe et au figuré "installation provisoire".
Canaque :n.m, d'origine polynésienne (kanaka) qui signifie homme. 1) Initialement, ce mot était
Canard :n. m. Les canards domestiques sont dits soit "barbaries", soit "barbotteurs" selon l’espèce.
Canard :La démarche particulière de ce volatile a donné naissance à une expression utilisée pour
Candélabre ou Arbre-candélabre :n.mGrand arbre dont les branches se recourbent sur le haut.
Canna :n.mPlante à rhizome qui affectionne les endroits humides et agrémente tous les jardins de ses
Canon :n.mJeu d'enfants, intermédiaire entre le golf et le cricket, dans lequel un morceau de bois
Canon bambou :n.mSi l’on place une tige de bambou (ou un morceau assez long) dans un feu, la
Cantonnement :n.mA part certains cantonnements municipaux où les ouvriers communaux sont
Caouin :n.md'origine inconnue désignant familièrement un Mélanésien (sens péjoratif, employé
Caoutchouc :n.mEmployé pour désigner un pneu de voiture.
Carangue :n.f. mot français. Nom donné aux poissons de la famille des carangidés, qui vivent en
Carattier :n.m, voir Bois-carotte.
Carburé :adj. A la différence du Français qui emploie carburer comme verbe, (pourboire, se saouler),
Cardinal :n.mCe petit oiseau appelé aussi "pape de-Nouméa" est endémique et très commun en
Cari, Cary :voir Curry.
Carotte :n.f. Par analogie de forme avec le légume, on appelle carottes (ou fuseaux) certaines
Carpe :n.f. Nom attribué (abusivement) â un poisson de rivière qui est proche par sa forme de la
Carport :n.mMot importé d'Australie (construit sur car = voiture + port). Abri de construction plus ou
Carré :n.c. A l'origine terme utilisé dans la marine pour désigner une chambre de navire servant de
Casse pas la tête ! :Les Tahitiens ont « Aita Pea Pea » les Calédoniens ont "Casse pas la tête" qui
Casse-tête bec d'oiseau :n.m
Cassis :n.m Plante épineuse introduire, sans rapport avec les cassis français. Son nom est une
Castex :n.f. Famille de poissons, dits aussi 'loches" castex" en souvenir d'Emile Castex le pêcheur qui
Caterpillar :n.mvoir Bulldozer.
Centre :n.m Désigne le lieu de regroupement de toutes les infrastructures qui rendent possible la vie
Cerf :n.rrt. La prononciation de ce mot est en France un sujet de discussions. En Nouvelle-Calédonie
Cerf métis :n-m. voir Métis.
Cerisier bleu :n. m. Grand arbre de forêt aux fruits ronds et bleus appréciés par les pigeons.
Cerisier de cayenne :n.mEugenia unifloro. Arbuste souvent planté en haies, qui donne de petits fruits
Cerisier de montagne :n - m. voir Azou ou Cerisier bleu.
Chaîne (centrale) :n.f. On sait que la Nouvelle-Calédonie est globalement orientée S.E.-N.O., et
Chapeau de paille :n.m Les établissements pénitentiaires étant installés en milieu tropical, ou sub-
Chef :n.m.1) Personne qui est à la tête - Personne qui commande ou qui exerce une autorité ou une
Chefferie :n.f. Vient de chef qui vient lui-même du latin caput qui veut dire tête. Circonscription dans
Chenal :n.m Passage naturel ou artificiel ouvert entre des rochers, des îles, des bancs ... permettant
Chêne-gomme :n. m. Grand arbre des forêts du Sud, devenu rare. Bois rougeâtre imputrescible qui
Chenillard :n.m voir Bulldozer.
Chenille de bourao* :n.f. Surnom d'une chenille Anomis sp. qui, à certaines saisons envahit les
Cheval canaque :n.m Sur un territoire au relief tourmenté et aux voies de communication précaires le
Chien bleu :n. m. Le chien bleu est un chien d'origine australienne dont on dit qu'il descend des
Chien de bétail :n.m voir Chien bleu.
Chien jaune :n.m Se dit de quelqu'un qui a la manie de fouiner partout, surtout pour créer des
Chier :v. intransitif La menace que représente l'expression "tu vas chier" est supposée entraîner une
Chier des graines de goyave :voir Goyave.
Chier sa côtelette :Expression populaire locale = accoucher.
Chinois :n.moriginaire de la Chine. 1) II est généralement difficile à un Calédonien non averti de
Chou canaque :n.mLes feuilles de cette plante Hibiscus manihot se mangent cuites. On appelle cela
Chou palmiste :n.mBourgeon terminal comestible de plusieurs palmiers". On dit plutôt "cœur* de
Chouchoute :n.f. = chayotte- Liane grimpante à fruits comestibles après cuisson. Sechium edule.
Chou-de-chine :n.m Brassica napuschinensis
Chouette nf. :Rapace nocturne au plumage soyeux, Tyto alba lifuensi.
Chou-fleur :n.mfou parfois corail' chou-fleur),"
Chrome de fer :n.mLes petits graviers durs et noirs des terrains miniers, très riches en oxyde de fer,
Chtar :n.m.
Cica :n.
Cierge :n.mvoir Faux-ananas.
Cigale n :. Il existe une bonne dizaine d'espèces de cigales en Nouvelle-Calédonie mais le vocabulaire
Cigare de palétuvier :n.m On appelle cigare, d'après sa forme, le fruit des palétuviers
cigarette :
Cinq-cinq :n.m C'est le taux de change fixe entre le franc français et le franc CFP ; 1 franc CFP vaut
Citronnelle :n.f.1) Herbe introduite, utilisée pour préparer des infusions et comme répulsif à
Clair :Adj. Est utilisé comme attribut dans l'expression "il est clair" (ou "elle est claire") l’équivalent
Clan :n.m De l'anglais clan, lui même de l'irlandais clann = tribu.
Clap-clap :n.mOnomatopée évoquant le claquement. Nom d'un petit mollusque marin, bivalve,
Claquer :v.t. (onomatopée). Les Calédoniens n'ont pas laissé passer l'occasion d adopter et d'adapter
Claquer une soupape :v. tr. Soupape.
Claquettes :n.f. le plus souvent pluriel (Des claquettes japonaises).
Clef :n.f. : "dans le stockyard on trouve une coulisse*, terminée par une clef, petit compartiment de 3 x
Clôture :n.f voir Barrière.
Clovisse :Nom au genre controversé. La clovisse de France, appelée aussi palourde, n'a rien à voir ni
Clown :n,m A l'origine ce nom fut donné à la barboteuse d'enfants en bas âge, sans doute par
Coaltarer ou Coltarer :v. tr. dérivé de Coaltar
Coccinelle :n.f. Les "coccinelles ou bêtes jaunes" de Nouvelle-Calédonie sont à proprement parler
Cochon sauvage :n.mBeaucoup de porcs introduits au siècle dernier sont retournés à l'état sauvage
Cochonnier. :n.mde cochon. Dans l'exploitation familiale traditionnelle ou en tribu on ne connaît pas
Coco :n,m, fruit du cocotier. En un sens, le mot a vieilli dans l'usage métropolitain, où il a été
Coco germé :: tombé à terre le coco commence son cycle végétatif et peu à peu apparaît une jeune
Coco sec :; À maturité le coco se détache de l'arbre, A l'intérieur de la noix la chair est devenue assez
Coco vert :: la noix de coco dont la peau est encore verte et dans laquelle la chair est encore plus ou
Cocoteraie :n.f. = lieu planté de cocotiers". En Nouvelle-Calédonie, la cocoteraie désigne une
Cocotier :n.mde coco (mot italien portugais, espagnol) = croquemitaine à cause de l'aspect hirsute du
Coeur :n.mTout le monde a eu l'occasion de goûter des cœurs de palmier (partie du bourgeon
Cœur de bœuf : n. m. Fruit à peau verte réticulée de la famille des anones, proche de la pomme
Coffre n.m voir Poisson-coffre. :
Col :n.mS'utilise dans le même sens qu'en français* mais sappltque aussi ici à des bau-teurs assez
Coleman :Marque commerciale, genre imprécis (généralement féminin). Comme dans beaucoup de
Colère :La locution adjectivale invariable "en colère", et la locution verbale "se mettre en colère" ne
Colibri :n.mNom local du sucrier écarlate, petit oiseau friand de nectar.
Collier-blanc :n.mPigeon à gorge blanche qui se nourrit de baies et de graines comme celles du faux-
Colon Feillet :n.mPaysan de province française, attiré en Nouvelle-Calédonie par la propagande du
Colon Paddon :n.mChercheur d'or européen d'Australie attiré en Nouvelle-Calédonie par le capitaine
Colons nordistes :n.mGens du Nord de la France déçus par la crise minière et venus en Nouvelle-
Colporteur :n.mA l'origine, colporter = "porter sur et autour du cou"- En Nouvelle-Calédonie, le
Commissaire :n. m. Poisson à la chair excellente, vivant dans les anfractuosités des "patates"" de
Communard :n.mUn des poissons les plus communs du lagon. Lethrinus nematacan-thus. On dit
Communard :n.mEn 1871 = partisan de la Commune" de Paris. Le mot était un dérivé péjoratif,
Commune :n.f. A l'origine le mot signifie municipalité.
Compte :n.m Comme en Métropole, désigne la pratique d'avoir un compte chez un commerçant.
Con :n.mvoir Faire au con.
Conduite :n.f. Localement désigne ; 1) Surtout sur la côte Ouest, le fait de conduire un troupeau de
Cône de Bourail :n.mLe littoral de la région de Bourail et de Poe abrite une variété de Conidés
Congai :n.f. Désigne en langue vietnamienne, la jeune fille. Ce terme a pris plusieurs connotations
Connaître :v.t. Avoir l'idée, la notion de quelque chose. Peut-être par contagion de l'anglais, on utilise
Copains :n.m voir Camarades. Coprah
Corbeau :n.m= fronçais. Le corbeau calédonien Corvus moneduloides est commun à toutes les
Cornes-molles :n.m(un cornes-molles). Se dit du cerf dont les nouveaux bois, pas tout à fait rigides,
Corossol :n.mMot utilisé dans toute la francophonie tropicale, pour désigner un gros fruit à peau verte
Côtelette :n.f. voir Chier sa côtelette.
Couillonner :v.tr, dérivé de couillon, imbécile."T'es un beau couillon" qui est dérivé de Couille (= testicule ).Couillonner c'est tromper par une blague (blague ayant soit le sens de plaisanterie, soit, parfois, le sens d'erreur). Ce verbe apparaît en France dès 1656 postérieurement toutefois au nom féminin couillonnade (1592) (= sottises) orthographié alors coyonnade. En France, l'idée de blague a disparu peu à peu du verbe et du substantif qui ont pris un sens plus dur. L'usage en est ainsi devenu exclusivement populaire, voire très grossier, 11 est intéressant de noter qu'en Nouvelle-Calédonie et sans doute à travers des survivances provinciales importées, le sens d'origine a été respecté. Il en résulte un emploi plus fréquent, socialement plus étendu, sans connotations nécessairement injurieuses. Le Père O'Reilly rapporte lavoir entendu dans la bouche d'un prédicateur. "Le mec, il m'a couillonné de cinquante balles". On remarquera en Nouvelle-Calédonie, la locution verbale faire au couillon, synonyme de couillonner, "Il n'a pas travaillé, le gars, il m'a fait au couillon". A noter aussi l'emploi du mot néo-calédonien couille avec le sens de difficulté, d'obstacle.
Coup :n.m (du grec Kolophos ; coup. souflet). Au sens propre il s'agit d'un choc, d'une action brutale. Au figuré familier : uri mauvais coup = une mauvaise action. En Nouvelle-Calédonie on dit faire un coup ; - dans l'absolu : faire une opération rentable et ponctuelle dans le domaine commercial. - avec un complément : faire un coup de pêche (de chasse, de plongée', de fête) ; faire une partie de pêche… (peut-être parce que dans nos eaux poissonneuses elles sont rapides) - ou même en réduisant encore : faire un coup aux roussettes" : une partie de chasse aux roussettes, de projecteur : partie de chasse de nuit à l'aide d'un projecteur électrique puissant (l'un des plaisirs illégaux de la brousse. On parle aussi de coup d'ouest : fort vent d'Ouest accompagné d'averses qui survient soit au passage d'un front froid dans le Sud de la Grande Terre, soit après une dépression ou un cyclone (on dit alors que le coup d'Ouest nettoie le ciel).
Coupe-coupe :n.mvoir Sabre d'abattis, Couteau.
Courser :v. tr. Familier : poursuivre à la course.Le sens littéral familier est très utilisé en
Couteau :n.m. Les Mélanésiens, surtout de Lifou, utilisent plus souvent le mot "couteau" que le mot
Coutume :n.f. Code traditionnel transmis oralement et qui règle les relations sociales dans le monde mélanésien. En fonction de l'appartenance à tel groupe, tel clan, telle famille, etc. chacun sait quelle est sa place dans la société, quels gestes il doit accomplir dans la vie sociale et aussi à qui il doit s'adresser. De là découle le geste traditionnel d'échange de présents (ou simplement de remise de présent) qui indique que Ton sait à qui l'on s'adresse, que Ion reconnaît son rang social et que l’on attend de lui qu'il reconnaisse notre rang et nous écoute ou nous accueille. L'importance culturelle de cet échange étant mal perçue par les premiers Européens a fait que le geste était tourné en dérision. "Faire coutume" c'est alors échanger quelque chose (surtout si on en tire profit). La coutume c'est aussi l'ensemble des gestes qui doivent être accomplis à l'occasion d'un événement particulier survenant dans la communauté (deuil mariage, etc.), "M'sieur j'étais absent parce qu'on fait la coutume pour le mariage de mon frère ! "
Couyouc :n.mla grive perlée.
Crabe :n.mLe crabe- sans autre précision, est en Nouvelle-Calédonie le crabe de palétuviers" (Scyifa
Crabe de cocotier :n.mCrustacé terrestre de la famille des Pagures. Birgus latro. Le crabe de
Cram cram :n.m (du Wholof (Afrique Kham kham). Epis de la graminée sauvage Cenchrus echinatus
Crâne de poulpe :n.mvoir Poulpe.
Crasse-de-meule :n.f. Par analogie avec les salissures qui à la longue encrassent une meule qu'on a
Creek :n.mMot australien venu de l'anglais, désignant à l'origine une petite échancrure de la côte qui
Crête :n.f. Pas de sens particulier en Nouvelle-Calédonie : c'est le sommet continu des collines. Par
Crevette de creek :n.f. Crustacé d’eau douce vivant dans les torrents et les rivières (Mucrobrachium
Cricket :n.mSport essentiellement anglais qui se joue entre deux équipes de 11 joueurs chacune, avec des battes en bois et une balle dure faite de sciure de bois compressée dans une enveloppe de cuir. Se joue dans tous les pays où l'influence anglaise s'est faite sentir. La Nouvelle-Calédonie est le seul pays non-britannique où ce sport se pratique, aux îles Loyauté en particulier où un village s'appelle Kirikiti, déformation du mot anglais). Le cricket a d'abord été joué par les hommes, puis il a subi la concurrence du football et les femmes l'ont pratiqué d'une façon assidue. Depuis les derniers jeux du Pacifique, les hommes l'ont remis à l'honneur. Par définition intraduisibles, les termes employés pour la pratique du cricket demeurent des termes anglais, déformés localement oumpaïa = umpire (arbitre), sikiss = six (nombre de points maximum quand la balle déborde les limites du terrain sans toucher terre). Le jeu. assez spectaculaire, surtout pratiqué par les femmes en robe mission multicolore attire les touristes bardés de caméras. Localement les battes sont taillées à la main dans du bois dur, et les balles sont faites de sève de banian roulée et séchée. Crier /v. En plus de ses usages habituels le verbe est utilisé en Nouvelle-Calédonie avec =• sens de gronder, admonester, etc. 1) Le prof m'a coaltaré 2 heures, je vais encore me faire crier à la maison"."Mon père va encore me crier dessus si je rentre en retard'.
Crier :v. En plus de ses usages habituels le verbe est utilisé en Nouvelle-Calédonie avec =• sens de
Croche-botte :n.m Equivalent de croc-en jambe.
Crocher :v. tr dérivé de croc du francique krok
Cro-cro :n. m. Petit poisson argenté de forme losangée, Gazza minuta. Il émet des grognements à sa
Crotons :n.msouvent pluriel Arbustes ornementaux appréciés pour les couleurs variées de leur
Cubarder :v. tr. : renverser, chavirer, retourner cul par-dessus tête. 'Il l'avait cubardée dans le para" = "il l'avait renversée dans l’herhe".
Curios :n.m abréviation pour l'anglais "curiosity". Désigne tout objet susceptible d'éveiller l'intérêt ou la curiosité par sa nouveauté, son pittoresque, sa bizarrerie ou sa rareté, en particulier 6e caractère exotique. A pris, depuis quelques années, le sens de "souvenirs à acheter" - authentiques ou non - à l'intention des nouveaux arrivés ou des touristes de passage. Par extension le "curios" est le magasin où Ton vend ces articles. "Les curios du Pacifique" offrent surtout des coquillages et nacres, des bois sculptés, des objets en fibres, etc.
Curry :n.m de l'anglais "curry powder" lui même venant de l'indien ukari". Condiment se présentant
Cycas :n.m.( prononcé et parfois écrit cica). Arbuste à allure de palmier" poussant sur substrat
Cyclone :n.m Les mots typhon, ouragan, tempête ne font pas partie du langage calédonien. Il n'y a
Dis pas :voir à Interjections.
District :n.m. voir Chefferie.
Dixe :n.m. Il semble que la majorité des calédoniens éprouve une difficulté particulière à prononcer le mot disque et s'en sorte en prononçant dixe (cela sans rire comme on l'entend lors de messages téléphoniques dans les émissions radio du genre disque des auditeurs).
Dock :n.m, mot anglais. Un dock est un vaste magasin édifié sur les quais d'un port de commerce pour abriter les marchandises à embarquer ou débarquer. Mais en Nouvelle-Calédonie ce mot a pris une large extension et désigne tout entrepôt commercial ou particulier. Toute station" d'élevage comporte un dock où est remisé tout le matériel, et tout commerçant a "certainement ça au dock", s'il n'a pas l'article demandé sur une étagère.
Doghi, doki, toghi, ou toki :n.m. Nom employé par les Mélanésiens pour désigner : a) une puissance maléfique comme la sorcellerie la personne pratiquant la sorcellerie et le paquet magique permettant cette sorcellerie.a pris le doghi de son grand-père".En Nouvelle-Calédonie on croit aux doghis" ;"Attention, Doui, c'est un doghi"; "
Doki :n.m. voir Doghi.
Dorade :n.f. La dorade de Nouvelle-Calédonie n'a rien à voir avec ses homonymes d'autres pays. Ce poisson est le Lutjanus fulviflama, lutjan jaune avec une tache noire sur les flancs. La dorade est réputée toxique, surtout dans le Sud.
Double nez :n.m. Nom que l'on donne à des chiens dont la truffe est fendue. Il semble que cette anomalie soit relativement fréquente dans certaines souches de chiens croisés ayant par ailleurs des points communs avec le pointer anglais. Ces chiens sont plutôt des chiens de chasse que des chiens de bétail". "Avec ton double nez, tu dois en faire des gadins".
Douille :n.f. L'expression "prendre une douille signifie perdre (au jeu par exemple) tout ce que l'on possède - subir une défaite "à la douille" signifie : jusqu'à l'extrême limite de ce qui est utilisable, faisable, à grande vitesse, à fond (peut-être par II s'amenait à la douille, dans un virage". Prendre une douille" a aussi le sens de "ramasser une engueulade, une débourrée".
Eau de coco :: c'est le liquide qui remplit la cavité interne de la noix de coco. C'est un
Emboucaner :VA.1) Empuantir :"Tu nous emboucanes avec tes coquillagespourris".2) Enfumer ;"Ouvrez la porte, on s'emboucane avec vos cigarettes".Ces deux premiers sens dérivent du mot boucaner : fumer la viande ou le poisson à la manière des boucaniers.3) Envoûter
Emouchet :n.m. L'émouchet bleu de Nouvelle-Calédonie est un épervier endémique, oiseau au ventre tacheté chez le jeune, blanc chez l'adulte.
Emparager :v. t. (Néologisme, fabriqué sur ' parage"). Signifie rendre le bétail" familier aux ''parages" ; c'est-à-dire à un environnement nouveau. S'emploie, quand il s'agit de bétail qu'on change radicalement d'environnement, comme par exemple quand il est descendu des montagnes de la chaîne pour être enfermé dans des runs* de la Côte Ouest. S'applique surtout au bétail* sauvage".
Empété :n.m. Déformation moins violente mais plus sonore du mot "enculé". "Mais l'empêté, tu peux pas faire attention !? "
Encaillasser :v.t. (de caillasse (mot technique) : gros cailloux utilisés pour l'empierrement des routes).
Encanaquer :v.pr Verbe formé sur canaque * : devenir comme un canaque. Ce verbe a deux utilisations aux sens trèsvoisins : 1) avoir pris des habitudes de vie proches decelles des kanak.3 "C'est un zoreil mais il vit ici depuis si longtemps qu'il s'est
Enculé(e) :participe passé du verbe transitif on ne peut plus direct enculer, dérivé de cul (latin - culus : derrière) à l'aide du préfixe en (latin in = dans) marquant la pénétration. A l'origine, terme d'une extrême grossièreté. 1) En France, un certain nombre de
Envoyer de l'air. :S'emploie pour toute action soudaine et rapide qui déplace un volume d'air significatif, du moins au sens figuré. S'emploie aussi pour traduire un départ, une
Eolienne :n.f. (de Eole : Dieu des vents) Machine constituée essentiellement par une
Epervier :n.m. Filet de pêche conique, garni de plombs, qu'on lance à la main sur les bancs de petits poissons. "D'un seul coup d'épervier, j'ai chopé un demi sac-à-farine de prêtes'".
Erythrine :n.f. On entend aussi souvent prononcer Eréthrine. Grands arbres qui ombragent les caféiers. Erythrine-peuplier appelée aussi "peuplier" ou "peuplier canaque11 : c'est un arbre souvent planté en bordure des chemins.
Escargot de l'Ile des Pins :n.m. voir Bulime
Essence de niaouli :n.f, voir GomenoL
Evasan :n.f. (Abréviation de "évacuation sanitaire"). Désigne le processus par lequel les services de secours transportent des malades ou blessés par avion ou hélicoptère, en cas d'urgence, à l'hôpital de Nouméa. On n'utilise généralement pas la forme abrégée "ev
Extérieur. :n.f. Les Calédoniens sont rarement des marins aventureux, ils se contentent de naviguer dans le lagon, De temps en temps pourtant ils vont à l'extérieur pêcher le gros ou le vivaneau, c'est-à-dire qu'ils sortent du récif par l'une de ses nombreuses passes
Faire au con :Tromper quelqu'un comme s'il était un imbécile."Tu m'as promis de venir travailler demain. Viens ! Fais pas au con, hein ? "
Faire du bétail :voir Bétail.
Faire un accident :Peut être parce qu'on se sent plus impliqué ici qu'ailleurs il n’est pas rare d'entendre un automobiliste dire "j’ai eu un accident" mais plutôt "j'ai fait un accident" cela, même si l'adversaire est entièrement responsable. L'expression semble indiquer que si on ne l’a pas causé, on sent qu’on aurait peut-être pu l'éviter.
Faire un soleil :Expression imagée, pour décrire une chute spectaculaire (de cheval, bicyclette, moto) faisant décrire à la personne qui en est la victime un demi-cercle parfait, comme celui du soleil dans le ciel, avant qu'elle ne s'immobilise sur le sol. L'expression est souvent employée dans les milieux cyclistes ; "En descendant Amos, il a raté son virage et il a fait un soleil".
Fanal :n.m. En Nouvelle-Calédonie, on n emploie jamais le mot "lampe-tempête", on dit un fanal, comme dans la marine.
Faux :Ad;. À entendre parler de la végétation calédonienne, on pourrait croire qu'elle est toute fausse, tant sont communs les noms de plantes qui commencent par "faux". Le Pr. Hollyman en a dénombré une petite centaine. Nous nous contenterons d'en citer quelques-uns, tirés de son répertoire :
Feu de brousse :n.f. Cette expression désigne à la fois les feux de savane" ou de bois qui ont lieu en brousse", hélas régulièrement, et la technique décobuage qui en est parfois l'involontaire origine : pour "nettoyer" les terrains, on met le feu à la brousse mais si on contrôle mal ce feu, particulièrement en cas de vent fort, il se transforme en véritable incendie qui ravage de grandes surfaces.
Feuilles-rouges :n.f. (le plus souvent au pluriel)
Figure de papaye :n.f. Autre manière de dire "laid" (voir gueule de chouchoute) ou idiot (voir fleur de papaye).
Fil :n.m. voir Ronce artificielle Filao n.m. voir Bois de fer.
Filoche :n.f:Au 17* siècle une filoche était une poche en filet que les pêcheurs conservaient sur eux. En Nouvelle-Calédonie, une filoche est une ligne, une liane ou un fil de fer que le chasseur sous-marin porte à la ceinture et sur lequel il enfile les poissons au fur et à mesure de leur capture. Même mot et même usage en rivière, pour la branche sur laquelle on enfile les poissons.
Fin :adv. int. Il s'agit en fait d'un emploi adverbial de l'adjectif fin qui n'est lui-même qu'une utilisation adjective du substantif fin (latin finis) désignant le moment, l'instant auquel cesse un phénomène, une action. De l'idée de cessation exprimée par le substantif fin on est passé naturellement à celle d'achèvement et d'accomplissement, nettement perçue dans l'expression "mener à bonne fin une affaire". Pareillement, l'adjectif fin, après avoir signifié "qui est à la limite, à l'extrémité" comme dans l'expression "le fin fond des bois" en est venu lui aussi à traduire une idée de perfection et d'achèvement. C'est cette idée d'achèvement qu'a seul retenue l'adverbe "fin" synonyme de "complètement" et de "tout à fait". En France l'emploi en est pratiquement limité à deux expressions : "fin prêt" et "fin saoul" dont l'usage calédonien n'est que la considérable extension.
Fiu :(mot tahitien, prononcer à Tahiti comme en Nouvelle-Calédonie le "fiu" est un état d'âme particulier apparenté au spleen et marqué par une sorte de fatigue dégoûtée.
Flamboyant :n.m. Arbre originaire de Madagascar et cultivé maintenant dans toutes les régions tropicales.Les flamboyants ont une superbe floraison rouge, parfois jaune, de novembre à janvier. C'est la "saison des flamboyants". Quand les flamboyants commencent à fleurir, ça sent les vacances. Delorix regia. La gousse du flamboyant s'appelle ici un "baba".
Flamboyant bleu :Jacaranda mimosoefolia. Arbre à fleurs bleues dont l'allure rappelle celle du flamboyant.
Flanc :n.m. (origine germanique). Le flanc de la montagne c'est le côté descendant en pente vers la vallée. Mais en Nouvelle-Calédonie, terre au relief tourmenté, tout n'est que flancs de montagne, ou presque; on n'établit de distinction qu'en fonction de la végétation qui les recouvre - un flanc de niaoulis, de forêt, de goyaviers, etc. "On a encore levé un gadin dans le flanc de niaoulis."
Flèche faîtière :n.f, (Composé de flèche qui est emprunté au francique et qui veut dire l'extrémité d'un clocher et de l'adjectif faîtière qui vient lui-même du nom faîte du latin fastigium qui désigne la partie la plus élevée d'un toit.
Fleur de papaye :n.f. Dire d'un garçon quïf est gentil mais un peu "fleur de papaye", c'est dire qu'il manque de maturité et qui! est un peu trop rêveur.
Flûte nasale :n.f. Avec les percussions simples (bambou, battoir de danse, claquoir...) c'est sans doute le seul instrument de musique qui existait à l'arrivée des Européens. Mais cette flûte de roseau était tout à fait particulière on en jouait par le nez et elle n'avait qu'un seul trou, ne produisant que deux notes.
Folie de jeune fille :n.f Plante décorative Lagersiroemia indica. Appelée "goyavier-fleur" aux Mascareignes .
Foncer :v. i comme un bétail voir Bétail
Fou :n.m. Ce mot français désigne une famille d'oiseaux de mer à gros cou et bec pointu. Les espèces calédoniennes sont le fou à ventre blanc (le plus courant), le fou à pattes rouges et le fou à face bleue.
Fouet :n.m. (de fou, hêtre). Instrument fait d'une corde ou d'une lanière de cuir attachée à un manche : un fouet de cocher. Le fouet appelé plus communément stockwhip ", est utilisé par les stockmen ", les cavaliers. Sa mèche est faite de tresses en fibre d'aloès" (Agave local). Mais les bouviers, les conducteurs de voitures à bœufs utilisaient surtout le double-fouet, plus particulièrement quand étaient "jouquées" et attelées deux paires de bœufs à une même "Voiture à bœufs".
Fougère arborescente :n.f. On désigne sous ce nom, plusieurs espèces de fougères dont les frondes s'épanouissent au sommet de "troncs" pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur. Ces troncs peuvent être, surtout au Vanuatu, la matière d'oeuvre de sculptures à motifs mélanésiens.
Fouiller :v. tr. direct (du latin fodicare :percer)
Four :n.m. 1) Four canaque : creusé ou à même le sol, il est toujours constitué de galets ou cailloux (au préalable violemment chauffés par un feu libre) sur lesquels on place les aliments à cuire (enveloppés de feuilles de bananier ou dans une marmite) le tout étant ensuite recouvert de feuillages, de sacs et de terre, pour obtenir une certaine isolation qui permettra la 2) Fourcuisson.
Franc :n.m. II faut toujours préciser de quel franc on parle : le franc Pacifique ou franc CFP ("Comptoir Français du Pacifique", devenu Communauté Française du Pacifique") vaut invariablement 0.0551 franc français.
Frangipanier :n.m. Nom de plusieurs espèces d'arbustes du genre Plumiera. Frangipanier blanc, rouge, panaché. Le même mot est utilisé aux Antilles et aux Mascareignes. A Tahiti, on dit plutôt "tipanié' C'est certainement l'arbuste le plus planté dans les jardins. Et les fleurs servent à confectionner des colliers et des couronnes.
Freezer :n.m. (de l'anglais to freeze = geler Sans doute parce que les premiers réfrigérateurs portaient cette indication sur la porte du compartiment évaporateur, c'est ainsi que l'on a appelé les congélateurs, et que certains les appellent encore. "Mets les poissons dans le freezer ".
Fromager :n.m. Ce nom est donné, dans les pays tropicaux francophones, à un arbre qu'on appelle plus justement ici, le kapokier : Enodendron anfractuosum.
Fronde canaque :n.m. Instrument mélanésien de chasse et de guerre, fait autrefois de fibres de magnagna, pour le jet de "'pierre de fronde" de forme façonnée biconique. La fronde canaque se compose de deux Iongueurs de cordelettes l'une fixée à l'index, l'autre plus large, réunies à un "panier" où est placée la pierre En Nouvelle-Calédonie, le tir à la fronde se fait "à bras cassé", ce qui donne à la pierre par une trajectoire très tendue, force et précision. Les guerriers transportaient leur fronde enroulée autour du Turban.
Fruit à pain :n.rn. Fruit de l'arbre à pain Artocarpus altiiis.
Fuseau :n.m. voir Carotte.
Fusil à pignole :n.m,. À cause du mouvement de va et vient nécessaire au fonctionnement d'un fusil à pompe et qui évoque certains plaisirs solitaires.
Gadin :n.m. (du wallon gade = chèvre). À l'origine un gadin était un jeune cerf (le daguet) à l'époque où il porte son premier bois, mais par extension il désigne maintenant généralement un cerf,
Gaïac :n.m. (du haïtien Cuavaco}. Arbre de la famille des Acacia au bois très dur et très résistant aux intempéries. Il en existe trois variétés : vrai gaïac, gaïac blanc, gaïac rouge (dit aussi gaïac noir) Acacia spirorbis. II existe aussi un arbre appelé
Galaxias :n.m. (d'après le nom technique). Petit poisson d'eau douce, endémique à la
Gâ-le :interjection C'est tout ce qu'il reste en Nouvelle-Calédonie de l'regarde-le
Gamelle :n.f. (italien gantella, du latin camélia ; coupe).
Gamine :n.f. (mot français d'origine inconnue)Une gamine c'est une enfant, mais en Nouvelle-Calédonie le mot prend un sens tout particulier.Il désigne soit la petite amie soit une jeune fille.
Gammier :n.n.. voir Monteur de gamme.
Garniérite :n.f. Du nom du voyageur Garnier, désigne le minerai de nickel qu'il a découvert en Nouvelle-Calédonie, un silicate de nickel et de magnésium. Le terme a été créé par Liversidge (1874) et retenu par Danat (1885).
Gaule :n.f. Longue tige de bambou dépouillée de son feuillage et utilisée pour la pêche. L'expression
Gaulette :n.f. Le mot français ''gaule
Gérant de station :n.m. Expression calédonienne désignant la personne qui gère pour le compte d'un propriétaire un centre d'élevage en pleine brousse. Le mot
Gnater :u.intr. Mot d'origine inconnue = frapper, faire mal, abîmer.
Gobe-mouche :n.m. Famille de passereaux dont on distingue quatre espèces :
Gobe-mouche :n.m. Drosera neo caledo-rtica. Petite plante en rosette, endémique à la Nouvelle-Calédonie, dont les feuilles, couvertes de poils rouges digèrent les insectes qui s'y collent.
Gobie :n.f. On rassemble sous ce nom en Nouvelle-Calédonie, les poissons de plusieurs espèces : Gobeïdth. Eleorridés. Synodidés. Très répandus dans le lagon, les gobies sont des carnivores prompts a mordre à la liqne mais les pêcheurs les rejettent souvent car leur chair est fade et pleine d'arêtes. On distingue le gobie des sables, le gobie orné, le gobie à grandes nageoires, le gobie à lâches blanches, le gobie à grosse tête, le gobie rosé, le gobie bulldozer, le gobie à bandes marron, etc.
Goéland :n.m. Très répandues et peu farouches les mouettes australiennes à bec rouge (Larus novaehollandtae) sont appelées goélands par les Calédoniens.
Goménol :n.n,. Cette huile médicinale destinée essentiellement à des instillations nasales tire son nom de la localité de Gomen (Côte Ouest) où était produite (par distillation des feuilles de l’arbre niaoulis) l’essence de niaouli qui en est le composant actif essentiel.
Gommier :n.m. (ou faux-gommier). Petit arbre dont les fruits contiennent une pulpe collante pouvant donner une glu ou gomme. Cordia myxa et Cordia subcordata. Peut servir de fourrage en période sèche.
Gosse :n.m. Un gosse c'est un enfant, ce donc signifie petit. Le Calédonien très logique exprime la grande taille d'un objet ou d'un animal aussi bien que d'un homme par euphémisme : c'est pas un gosse !
Gosse perdu(e) :Cette expression traduit la constatation d'un isolement, d'une solitude.
Goudronnier :n.n,voir Acajou.
Gourde :n.f. Mot utilisé comme synonyme de calebasse, fruit de la cucurbitacée Loge-naria uulgaris. utilisé autrefois comme récipient.
Gourde-du-mineur :n.f. Plante carnivore dont les urnes florales contiennent quelques gouttes de liquide potable. Nepenthes.
Gouvernement :n.m. Terme désignant en Nouvelle-Calédonie le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. On emploi l’expression « l’Etat » pour parler du Gouvernement métropolitain.
Goyave :n.f. Fruit du goyavier
Goyavier :n. m. Psidium guajava Petit arbre qui produit la goyave, fruit à nombreuses graines. On distingue le goyavier rouge et le goyavier blanc d'après les fruits. Les goyaviers, introduits en 1860, ont envahi de leurs fourrés d'immenses espaces de pâturage. Le bois du goyavier est très dense et nerveux.
Grader. :n.m., d’origine anglaise, (prononcer gradeur ou gradaire].
Graine d'allumette :n.f. Transposition au féminin de grain d'allumette
Grainée :adj. On dit qu'une langouste est grainée, quand elle porte sous la queue ses œufs en grappe comme des graines (pêche interdite).
Grande Terre :n.f. Désigne la Nouvelle-Calédonie proprement dite, par opposition aux îles avoisinantes (Iles Loyauté, Ile des Pins, Iles Belep), Au lieu de Nouvelle-Calédonie et Dépendances on dit souvent
Gratte :n.f. Ce nom désigne toutes les formes d'intoxication ciguatérique par ingestion de poissons, qu'elles soient ou non accompagnées de démangeaisons. Syndrome clinique polymorphe : digestif, cardio-vasculaire et neurologique.
Gratter :verbe qui veut dire flirter ou draguer.
Gratteur :n.m. Nom commun plus souvent employé au masculin, pour désigner péjorativement ou familièrement selon le ton un niais ou un sot ; pour marquer une antipathie : (un bon à rien, voire quelqu'un qu'on n'aime pas, un casse-pied].
Gratteux :adj. Se dit d'un poisson susceptible de donner la gratte
Grille américaine :n.f- Introduite à partir de 1942 par les troupes US ces grilles constituées par un assemblage de bandes de fer plat (d'environ 30 x 5 mm de section) diversement pliées ont été utilisées comme barrières de jardin, comme ferraillage pour des constructions en béton, ou comme stabilisateur de terrain dans des chemins d'accès en pente, etc.
Gris des rivières :n.n. Nom usuel du héron à face blanche .
Grisette :n.f. (de l'adjectif gris). Ce nom est donné à une petite coque comestible des estrans sablo-vaseux. Gafrarium tumidum.
Grive :n.f. Oiseau commun et peu farouche, fréquent dans les maquis de
Grive perlée :n.f. voir Gouyouc.
Grosse-tête :n.f. voir Langouste.
Groupe :n.m. Equivaut à groupe électrogène.
Guêpe :n.f.
Guêpe jaune :- Polistes olivaceus. Elle fait des nids alvéolés suspendus aux branches pendant l’été. Plusieurs centaines de guêpes peuvent travailler sur le même nid. Leur piqûre est très douloureuse.
Guêpe noire :Ropalidia sp. Plus petite que la précédente, elle fréquente surtout les caféries
Guêpe rouge :- Eumenes germaini. Cette grosse guêpe maçonne rouge et noire, construit individuellement un nid en terre appelé ''gargoulette
Gueule :n.f. (latin guh
Gueule d'acier :n tr. Variété de bossu rond, appelé aussi Bec de canne à lèvres jaunes
Gueule rouge :n.m,. Non. d'un lutjan qui se distingue du bec-de-canne par la couleur rouge de 'intérieur de la gueule et une tache derrière la pectorale Lutianus chrusoston,.
Gyro :n.m. Forme abrégée aussi couramment utilisée en Nouvelle-Calédonie que l'appareil qu'elle désigne : le gyrobroyeur n,m, (de giro (qui tourne) et broyeur).
Haussaire :n.m. L'origine du mot est télégraphique, mais les Caldoches sont friands de ces raccourcis commodes au langage parlé : Haussaire pour Haut-Commissaire de a République en Nouvelle-Calédonie et Dépendances.
Haussariat :n.m. Abréviation de Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie et Dépendances cf Haussaire.
Herbe à dysenterie :n.f. voir Herbe à verrues
Herbe à balai :n.f. Herbe envahissante. Sida acuta, dont on utilisait des touffes pour le sol ou la cendre des foyers
Herbe à bengalis :n.f. Nom de diverses graminées dont les graines sont mangées par les bengalis
Herbe à Calimbre :n.f. Voir Faux-tabac
Herbe à châtaigne :n.f.1) Malvacée envahissante Urena iobata.2) Autre nom des cram-cram.
Herbe à éléphant :n.f. ant grass.
Herbe à gendarme :n.f. Plante introduite devenue fléau des pâturages.curassavica.
Herbe à Jean Robert :n.f. Plante introduite. très répandue, qui passe pour soigner la dyssenterie.
Herbe à Niger :n.f. Nom donné à un d'algues qui pousse sur les platiers et qui semble constituer un des habitats privilégiés des plaines, et, notamment dans le Sud.
Herbe à oignons :n.f. Plante à bulbes souterrains, envahissante, dont les jardiniers ont beaucoup de mal à se débarrasser.
Herbe à piquants :n.f. (ou piquants noirs) Une des graminées les plus répandues en Nouvelle-Calédonie et qui y limite l'élevage des moutons, car les poils portés par l'enveloppe des graines s'enfoncent dans la laine des moutons, perforent la peau et provoquent des kystes i
Herbe à puces :n.f. Chenopodium ambro-sioides. Herbe des bordures de chemins, utilisée en infusions (thé du
Herbe à verrues :n.f. Appelée aussi herbe à dysenterie, cette euphorbe hérissée est très commune près des habitations. En infusion a des propriétés anti-diarrhéiques et son latex soigne les verrues.
Herbe bleue :n.f Herbe envahissante, introduite de la Réunion.
Herbe d'amour :n.f. voir Camarades.
Herbe de Guinée :n.f. Graminée introduite.
Herbe des marais :n.f. Diverses plantes des terrains marécageux dont l’une est dite herbe a grenouilles.
Herbe plate :n.f. Herbe à tiges rampantes, envahissante.
Herbe: :
Herbe: cannabis. :
Héron de nuit :n.n. Nom local du "bihoreau cannelle", oiseau des mangroves qui se nourrit de crustacés et de poissons
Hêtre :n.m\. Désignation de certains arbres de foret ressemblant au hêtre d'Europe. D'autres sont appelés : hêtre blanc, hêtre d'Australie (ou chêne d'Australie), hêtre gris, hêtre noir, hêtre rosé, hêtre rouge.
Heure canaque. Quart d'heure caldoche. Minute 5 :5 Expressions calédoniennes qui tendent toutes les trois à railler gentiment une conception toute tropicale, imprécise et nonchalante, de l'écoulement du temps.L'heure canaque est une heure mal définie.
Hibiscus :n.m. Nom, de plusieurs plantes à fleurs colorées très décoratives, répandues dans tout l'Indo-Pacifique. dont elles sont ou moins le symbole.
Hirondelle :n.f. On distingue : l'hirondelle Collocaiia spodopygia qui est un martinet à croupion blanc. l'hirondelle des grottes CoUocalia esculenta qui est un martinet soveux,
Histoire à Jeulin :Enorme galéjade qui prend sa source dans la propension qu'avait un habitant de Bourail à raconter pendant les veillées ou au retour de la chasse de bonnes histoires où l'exagération était de mise.
Holothurie :n.m, Mot savant peu employé en Nouvelle-Calédonie, pas plus que te terme "concombre de mer". Ces animaux, les bêches-de-mer, sont appelées ici "biches-de-mer". Leur chair séchée et fumée s'appelle trépang et fut autrefois exportée vers l'Asie, Leur nom dé
Houp (ou houpe) :n.m. Arbre magnifique pouvant atteindre 3O m de hauteur. Son bois jaune-rougeâtre, imputrescible, très utilisé autrefois, est devenu rare. Il existe deux espèces voisines,le houp roug et le houp de montagne.
Huile de coco :: s'obtient de manière industrielle par pressage du coprah, c'est-à-dire de la chair de
Huile de coco. :voir à Coco.
Huître de Montagnes :n.f. Variété d'huîtres importées et développées sur les rivages de la presqu'île Montagnes (côte Ouest). Ostrea gigas. Certains touristes sursautent en croyant lire sur les cartes de restaurants : "huîtres de montagne".
Huître de palétuvier :n.f. Huître sauvage qui se développe dans les mangroves sur les racines en arceaux des palétuviers ". Crassos-treo glomerata.
Huître de roche OU Huître de caillou :n.f. Grosse huître, de plus en plus rare, dite aussi "pied de cheval" qui vit fixée aux rochers. Ostrea equinata.
Huître rosé :n.
Huître: :
Igname :n.f. Larousse donne nom féminin Bordas donne nom masculin Plante grimpante vivace de la famille des Dioscoréacées. Sa tige souterraine tubérisée se consomme bouillie ou rôtie. Représentée en Nouvelle-Calédonie par 10 espèces d'inégale importance. On disti
Igname du chef. :Le jardin circulaire ou le billon sont des représentations de la grande case ou de ses abords. La place centrale est occupée par l'igname du chef ; igname de prémice d'une variété déterminée par la tradition.
Igname emmaillotée :Lors de gestes coutumiers, les ignames offertes peuvent être emmaillotées, c'est-à-dire enveloppées d'une palme de cocotier tressée en forme de chrysalide, la tête ornée d'un bouquet de feuilles, faisant penser à un bébé emmailloté.
Iles :n.f. (pluriel) "Nouvelle-Calédonie et Dépendances" est le terme officiel. Ces dépendances sont constituées d'un certain nombre d'îles et îlots.
Indépendance :n.f. Restée latente de nombreuses années durant, et longtemps unanimement rejetée, elle ne se fera jour que progressivement à partir de 1968. Le 26 janvier 1968 le parti de l'Union Calédonienne fait voter une motion d'autonomie interne par l'Assemblée Ter
Indépendante :Surnom d'une loche saumonée dont la livrée jaune et notre évoque les couleurs d'un club sportif local qui porte ce nom (Plectropomus melanoleucus).
Index de correction :n,m. lnstitution très variable que l'on agite souvent. Il s'agît chez les fonctionnaires civils ou militaires d'Etat ou territoriaux d'un coefficient multiplicateur appliqué au salaire de base métropolitain et à certaines primes ou avantages, et destiné
Inséparables :n.m. Généralement pluriel. Petites perruches de volières jamais appelées Perruches. Ce dernier nom étant réservé aux perroquets et perruches du pays.
Intérieur :n.m. C'est l'appellation - plus banale - de la Brousse et qui s'utilise dans le jargon administratif, surtout écrit. Le Calédonien fait cependant une distinction entre la "Brousse" qui est la partie habitée et exploitée de la Nouvelle-Calédonie et l'Intér
Interjections, exclamations, onomatopées diverses :La langue calédonienne, sous l'influence des différentes langues parlées dans le Territoire, est très riche en interjections, exclamations et onomatopées : 1) Pour marquer la surprise, souligner une frayeura) noms propres : Alice! l Baptiste ! Bap-tistine d) d'origine mélanésienne ; Katoun (de mort ou katoun ma misère) sens peu clair Wanamatcha (origine what's Pour menacer ou renvoyer ; Tu vas chier !, dérape, dégage… the matter "qu'est ce qu'il y a, en anglais) Tchaoue (du Canala?) "silence toi !" ou "arrête toi" !)lossi ou Yossi (Lifou : sexe fém
Jacaranda :n.m. voir Flamboyant bleu
Jacquier :n.m. Arbre introduit, donnant d'énormes fruits (Jacques) qui contiennent des compartiments où les graines sont entourées d'une chair jaune comestible, à odeur très forte. Artocarpus heterophylia.
Jade :n.m, Nom donné à une roche verte variété minéralogique "Néphrite" et utilisée par les Mélanésiens pour fabriquer en particulier les disques des grandes haches "ostensoir". Dans le langage lapidaire local, le mot jade est suivi de son lieu d'origine: "jade de !'lle Ouen" - "jade de la Rivière Bleue". On désigne également par jade, une autre roche verte de variété minéralogique "Gabbro", que l’on trouve dans les mêmes formations que la Néphrite.
Jamelonier :n.m.Arbre introduit à fruits comestibles (jamelons). Syzygium jambolanum. Les jamelons ont une chair violette qui tache les vêtements et les doigts.
Jaunet :n.m. Les jaunets sont des poissons de la famille des lutjans, très recherchés par les pêcheurs à la ligne. Lutjanus. Les jaunets à lignes bleues peuvent former des bancs de plusieurs milliers. "L’autre jour on faisait une dérive aux rougets et voilà qu'on est tombé sur grosse une patate à jaunets"
Jeter de la caillasse aux yeux :Equivalent calédonien de "jeter de la poudre aux yeux" éblouir par ses propos ou ses manières, ou en imposer, en faire accroire. Dans cette expression "poudre = poussière". La substitution du mot "caillasse" au mot "poudre" tend à intensifier le sens de expression."Est-ce que c'est un gars valabe ?" « Awa, un mec tout juste bon à jeter de la caillasse aux yeux".
Jeux du Pacifique :Compétitions sportives qui mettent aux prises, tous les trois ans -quelquefois quatre - les diverses nations et territoires francophones et anglophones de la région du Pacifique Sud définis par les statuts de la CPS dont le siège est à Nouméa. Les premiers jeux eurent lieu à Suva en 1963, les 2e à Nouméa en 1966. Ces jeux, qui donnent lieu à d'importants mouvements de jeunes gens et jeunes filles, sont toujours suivis avec beaucoup d'intérêt par les populations du Pacifique Sud.
Jouquer :v. Ce verbe de création typiquement calédonienne, à deux sens qui correspondent à deux origines différentes.1) de joug Jouquer les bœufs (quelquefois jouguer) c'est fixer le joug sur les cornes des bœufs à l'aide de longues courroies de cuir. "On ne sait plus jouquer tes bœufs maintenant". L'opération inverse, c'est déjouquer. 2) Peut-être par déformation de "souquer" tirer sur l'aviron. Dans ce cas, le verbe jouquer exprime un départ (ou une fuite) très vif devant une menace ou un danger. "Quand son père est arrivé, il a jouqué le p'tit mec ".A L’impératif il peut être lui même un ordre sans appel."Allez ça suffit, jouque !"
Kagou :n.m. Kagu voir Cagou
Kaï Kaï :n.m. Dans les dialectes du Pacifique Sud, ce mot signifie manger d'abondance, festoyer. On dit aussi : "un grand kaï kaï" pour une sorte de festin ou banquet, qui pouvait durer plusieurs jours. Le mot subsiste aujourd'hui ainsi que le verbe plus rare « kaï kaïer" et il est avant tout synonyme d'abondance de nourriture.
Kakane ou cacane :n.m. (du javanais kokah — frère, jeune homme).Dans le Territoire, la présence de nombreuses ethnies a naturellement entraîné l'apparition d'un grand nombre de surnoms pour les qualifier. Le kakane, c'est l'Indonésien ou plus exactement le Javanais. Le mot n'est en général pas péjoratif mais est pris comme tel par les Javanais. Sa femme est la "bayou"' (du " Il lui a balancé un kakoun", c'est-à-dire un choc (coup de poing, de pied), ou encore une remarque sèche, une répartie brutale.Javanais Mbak Ayu).
Kakarikl :Nom local de la perruche' à front rouge.
Kakoun :n. m. Sans doute déformation phonétique de "baboum", lui-même grossatif par redoublement de "boum". Peut également être rapproché de "'canon" au sens de détonation accompagnée d'une déflagration puissante, se rapportant à l'arme à feu ou au jeu d'enfant (voir ce mot). S'emploie surtout au sens propre, quelquefois au sens figuré pour désigner une action brutale, sèche, puissante.
Kalolo :mot mélanésien (en Lifou kalolo, bon)."ça c'est fin kalolo", ça c'est bon.
Kamadja :n,m, d'origine mélanésienne (du Lifou "Kamadra").qui désigne un Européen. "Autrefois les kamadjas sont arrivés et nos ancêtres les ont bien accueillis".
Kanak :n.m. voir Canaque.
Kaori :n.m. Mot maori de Nouvelle-Zélande (kauri). Les kaoris sont une famille de conifères appréciés pour leur bois résineux. Agathis. On distingue : le kaori blanc, le kaori rouge, le kaori de forêt, te kaori de montagne, le kaori du nord, le kaori nain, et plusieurs faux-kaorïs.
Kapok, Kapokier :n.m. malais. Eriodendron anfractuosum
Kari :n.m, voir Curry.
Kava :n.m. (Mot d'origine polynésienne). Les racines d'une variété de poivrier (Piper methysticum) sont écrasées et compressées (autrefois ce processus s'effectuait par mastication) pour en extraire la sève, qui donne par fermentation dans le bol à kava une boisson dont on dit qu'elle est euphorisante si elle a été préparée dans certaines conditions. La cérémonie du kava tient une place importante dans la coutume des peuples polynésiens et est pratiquée assez fréquemment par la communauté wallisienne du Territoire. Depuis quelques années de nombreux "nakamals" sont apparus en Nouvelle-Calédonie et la consommation de kava est devenue très populaire dans tous les milieux sociaux.
Kermesse :n.f. Si le mot est encore connu en France, l'usage en disparaît, tandis que la kermesse demeure une réalité socioculturelle et économique très importante en Nouvelle-Calédonie. La majorité des associations (culturelles, sportives, etc) en organisent, à la fois pour se faire connaître, pour se fêter entre amis, et pour assurer une recette financière qui palliera au manque de ressources et de subventions. En 1980, il y a eu plus de 450 kermesses autorisées- Les kermesses sont généralement accompagnées de loteries ou de tombolas".
Kiquoine :n.m,(du vietnamien quâm). Ce mot est utilisé en manière de dérision pour désigner un pantalon trop large, par analogie avec le pantalon noir porté par les premières femmes venant du Tonkin.
Kohu :n.m. Intsia bsjuga Arbre du bord de mer ou des forêts de sols coralliens, comme celles de File des Pins. Bois dur à deux variantes ; Kohu jaune ou kohu rouge. Voir aussi faux-kohu,
Kraft :n.m. (Marque commerciale). Longtemps, la Nouvelle-Calédonie ne connut en fait de fromages que les produits australiens de cette marque, et surtout son "processed cheese", sorte de crème de gruyère vendue sous forme solide (en blocs ou en tranches) ou liquide (dans des verres comme la moutarde). Ce dernier était souvent tartiné sur des Sao pour "le thé". La forme solide était aussi parfois utilisée pour la pêche aux picots.
La Vieille :, c’est aussi l’expression pour désigner sa femme.
Lagon :n.m. Sans doute l'ornement le plus remarquable du Territoire. Si le lagon calédonien (le plus grand du monde) est en passe de devenir l'un des éléments essentiels de l'industrie touristique, il a toujours été l’une des composantes de la vie du pays. C'éta
Laïe :(prononcer lahi) origine sans doute polynésienne où loi = faux, menteur. Ajouté, sans rire, à la suite d'une affirmation péremptoire, en inverse le sens : "II fait beau, laïe" pour : il pleut à torrents.
Laisse t'à l'heure :(Abréviation de laisse tout à l'heure)
Laisse tomber la neige :voir Neige.
Lait de coco :n.m. voir Coco.
Lait de coco :: Indispensable dans la cuisine du Pacifique. S'obtient par pressage de la chair râpée
Lalalalalala !… :Exclamation quasi musicale dont la note six fois répétée est très répandue parmi l'élément féminin de la population calédonienne. Elle permet de traduire sans recourir aux subtilités du vocabulaire, mais grâce à une étonnante variété d'émissions (rapidité
Langouste :n.f. Les langoustes calédoniennes sont du genre Panulirus :
Langue :n. (Langage) n.m. Les spécialistes eux-mêmes débattent encore du nombre exact des différentes langues parlées par les Mélanésiens de Nouvelle-Calédonie. Il existe toutefois quelques langues dominantes (langues de Lifou. Houailou. de Koumac, etc.) qui se dé
Langue de bœuf :n.Grande fougère épiphyte à feuilles larges, appelée aussi "nid-d'oiseau" ou "langue-de-chat" lorsqu'elle est plus petite. Asplenium nidus.
Langue de chat :n.f. 1) Variété de la fougère langue-de-boeuf. Sanseviera. introduite et cultivée dites aussi ''oreille d'âne".
Lantana :n.m. Citons le dictionnaire Hollyman : "Plante envahissante Lantano comara, introduite d'Australie par un médecin militaire et acclimatée accidentellement à la Mission de Saint-Louis où Boutan, en 1868 prit des boutures pour en faire une haie à la ferme m
Lanterne :n.f. Poisson rouge à gros yeux, peu farouche Priocanîhus hamrur.
Lapia :n.m. Ces poissons d'eau douce introduits (du genre Tilapia). voient souvent leur nom déformé en "p'tit lapia".
Latérite :n.f. (Vient du mot later - brique. Le mot est apparu en 1857 signifiant ; roche jaspée d'un beau ton rouge brique provenant de la décomposition en surface de roches très diverses. En 1937 l'ingénieur de Chételat montrera qu'en Nouvelle-Calédonie la concen
Latéritique :adj. Qui appartient à la latérite. Des "argiles latéritiques". La "tôle ondulée" est fréquente sur les routes latéritiques.
Latter :v. tr. (dérivé de latte = longue pièce de charpente en bois, du bas latin latta). Garnir de lattes. En France, l'argot a développé deux sens :
Le manou à l'équerre. :Expression typiquement calédonienne pour désigner un démarrage rapide ou une fuite rapide par crainte de quelque chose. Cette expression illustre bien l'image que font les pans du manou au vent dû à la vitesse. En langue de Lifou on dit "kola darapo la lut" ce qui veut dire que le manou ressemble à un drapeau qui flotte au vent.
Le quart d'heure caldoche et la minute 5 :5 sont un quart d'heure et une minute qui n'en finissent pas.
L'enfer du Nord :n.m. Expression née en France dans le monde cycliste, où elle désigne les petites routes encore pavées, sinueuses et glissantes utilisées lors de la course Paris-Roubaix. En Nouvelle-Calédonie, l'expression est née également dans cycliste lors des étapes
Les utérins :D'après le Littré se dit des frères et sœurs nés de la même mère, sans avoir le même père. En ethnologie, "utérin", désigne l'origine de la mère donc de l'oncle maternel. En Nouvelle-Calédonie le clan utérin ou clan des utérin s'est représenté par le clan de l’onde utérin et représente dans le monde mélanésien le sang donc la mère source "de vie.
Letchi :n.m. Délicieux fruit rouge à chair nacrée qui apparaît sur le marché local vers décembre. Tant pour son goût que pour sa valeur commerciale, les propriétaires de plantations les surveillent étroitement, et même un arbre isolé dans un jardin est l'objet de
Lève-queue :n.m. ou Tic-tic ou Gobe-mouche. Petits oiseaux (Rhipiduranosa, et R. spihdera) ainsi surnommés à cause des mouvements brusques des longues plumes raides de leur queue. Par analogie, on appelle "lève-queue", un adolescent coureur de filles,
Lèvres-en-caoutchouc :n.m. Autre nom donné parfois à la plus grosse des loches "castex Pîectorhynchus harrawayi"
Liane :n.f. sens français. Plusieurs lianes ont reçu des surnoms caractéristiques :
Libéré :n.m. Personne qui, ayant été condamnée au bagne (et non à la rélégation) a terminé sa peine, mais qui est astreinte au "doublage", c'est-à-dire à vivre en Nouvelle-Calédonie une période de temps identique à celle de sa peine. Les "libérés" n'étaient pas t
Ligne à tazard :n.f. La ligne à tazard, engin de pèche à la traîne, est constituée d'une ligne amarrée au bateau, d'un nœud spécial ("nœud à Tazard ") qui se défait pour signaler la prise et d'un appât naturel ou artificiel monté sur l'hameçon. La tension de la ligne lor
Lilas :n.m.
Limon :n.m.Nom calédonien du cédrat, gros citron boursoufflé (Citrus medico).
Linge :n.m. (du latin lineus = lin). En Nouvelle-Calédonie on entend souvent utiliser ce mot au pluriel (mes linges! pour désigner les vêtements, surtout lorsqu'ils sont dans l'armoire, la penderie, ou la valise. Il est à noter que cette utilisation rejoint en l
Loche :n.f. On appelle loche, tout poisson de la famille des Serranidës (comme les mérous). Le nom de loche est typiquement calédonien, quoique, depuis quelques années, il ait été adopté par le monde des chasseurs sous-marins francophones, pour désigner l
Loche castex :n.f, voir Castex.
Loche de rivière :n.f. Nom donné à une espèce de Serranidés qui vit dans les rivières, dans les fonds vaseux. Son nom technique est Eleotris fusca. Sa chair est appréciée et son poids peut atteindre 1 kg.
Lochon :n.m. (de loche). Nom de plusieurs petits poissons de rivière et de creek, dont les plus répandus sont le lochon ordinaire Gïos-sogobius eiegons et le lochon de cascade Sicyopterus.
Long :Expression utilisée pour décrire un personnage grand. Par opposition ''court'' designe une personne de petite taille. "Hé mais ton copain là, il est fin long ! ''
Long bec :n.m, voir Suceur.
Long cou :n.m. Oiseau du littoral et des récifs, gris ou blanc, de la famille des aigrettes (Ardea sacra albolineato).
Lôngin :Interjection de "l'engin" II ne faut pas trop chercher de rapport entre le sens du mot engin et l'utilisation de l'interjection l'engin (prononcé le plus souvent lôôôngin, entraînant), II faut bien plutôt y voir la forme édulcorée de "l'enculé". Cette fo 2
Loup :n.m. (jouer au loup) Jeu ci enfant qui consiste (pour le loup) à pourchasser des joueurs qui cherchent à se mettre hors de son atteinte, de divers moyens, l'empêchant ainsi de les ''cuire''. D'innombrables versions du jeu de loup étaient proposées : loup
Louquer (relouquer) :vient sans doute de l'anglais "to look'' : regarder, jeter un coup d'oeil. Localement le mot a pris le sens de estimer, juger, soupeser du regard, quand
Lulu :n.m. d'origine inconnue. Appellation locale, péjorative, d'un homosexuel.
Lunette :n.j. Petit oiseau vert aux yeux cerclés de blanc, frugivore et commun autour des habitations.
Ma saumonée :: ma chérie…
Mac mac :n.m. Nom local de l'échenilleur pie {Laïage leucopygia) appelé aussi "général","bergeronnette" ou plus rarement "pie grièche", par analogie, pour ces deux derniers noms, avec les oiseaux européens de même nom.
Magasin :n.m. En France indique la boutique d'un commerçant quelle que soit son activité (épicier, boucher, chausseur). En Nouvelle-Calédonie, il est le plus souvent utilisé sans précision (surtout en brousse ) et signifie le magasin général où on trouve aussi bien de l’épicerie que les articles de base de vie courante. Synonyme : ''store", "general store". Magasin chinois ou "au chinois" ou "chez le chinois" désigne les épiceries de Nouméa.
Magnagna :ou maniania) n.m. Légumineuse à tubercules comestibles cultivée depuis les temps très anciens. On distingue le magnacma blanc et le magnagna noir (ou doux) Pueraria thunbergiona.
Main :n.f. désigne une "grappe" de bananes issue de la même tige sur le "tronc" central d'un régime (entre 5 et 7-8 bananes!. On achète souvent les bananes à "la main" et non à la pièce. Elles varient beaucoup en taille et en poids ; on dit "une belle main de bananes". Origine : analogie probable avec les doigts de la main humaine.
Maison commune :n.j. Comme son nom l'indique, c'est une maison pour une collectivité. En Nouvelle-Calédonie, ce type de maison est beaucoup plus courant dans les tribus mélanésiennes que dans les villages européens de l'Intérieur où elle est remplacée par Sa salle des fêtes. Elle comprend dans les tribus, un grand préau ou une grande avec toujours un coin cuisine pour les cérémonies coutumières. Autrefois, elle était construite suivant une architecture et avec des matériaux traditionnels, par la communauté elle-même.
Malabar :n.m. (De Malabar : région littorale de l'Inde, situé au Sud Ouest du Deccan de part et d'autre de Calicut.) Contrairement à la Métropole où le mot est utilisé essentiellement au sens figuré (homme grand et fort) quand on parle ici des Malabars, on parle des ouvriers indiens qui sont arrivés en 1864 surtout avec les colons bourbonnais. Synonyme péjoratif: "chauffeur d'éléphant"
Mami :(orthographe non fixée : mami. rnamy. marnie). n.f- (Origine incertaine : anglais mummy =? mère, ou français ma mie.
Mangassaille :n.f. Variété de petite mandarine, peu sucrée, mais très parfumée, leur taille et leur forme font qu'on entend parfois parler de mangassaille pour calibrer les seins
Mangue :n.f. Nombreuses variétés qui se définissent par le goût ("mangue térében-tine, au goût acidulé), la forme ("sabot", surtout en provenance de Tahiti) ou l'origine (mangue Panama.).
Manioc :n.m (du nom technique : Manihot esçulenta.)
Manou :n,m. d'origine mélanésienne qui désigne le pagne que portaient les hommes pour cacher leur nudité. Il fut instauré par les premiers missionnaires uniquement pendant les cérémonies religieuses. Puis son utilisation se développa en dehors des églises et des temples pour devenir pendant près d'un siècle, l'unique vêtement des hommes. Il est constitué d'une pièce de tissu de coton ou d'étoffe de 1,50 m à 2 mètres, attaché autour des reins.
Maquereau :n.m. Les maquereaux calédoniens appartiennent à plusieurs familles. Maquereau (tout court) désigne le genre Rastrelliger, dont les bancs peuvent dépasser mille individus. On dit :
Maquis :n.m. (du corse macchia : tache, fourré de buissons).
Margouillat :n.m. Ce nom est utilisé surtout par les Français d'implantation récente pour désigner les petits geckos, familiers des habitations, appelés plutôt "tarentes" par les Calédoniens.
Marier :v.t. Certaines plantes (vanille, barbadines…) ne produisent pas spontanément de fruits, il faut alors les féconder artificiellement en prélevant du pollen (à l'aide d'un pinceau ou d'une plume) sur les étamines pour le déposer sur le pistil : c'est les marier.
Maringouin :n.m. (du tupi ou du guarani, où ce cousin est appelé maruin ou mbarigui). Nom donné, dans l'Amérique tropicale et au Canada, aux cousins et diptères voisins. Moustiques de toutes espèces. Le nom est, pour la Nouvelle-Calédonie, peut être dû au fait que les moustiques sont souvent très nombreux dans les "marigots", petits canaux aux eaux stagnantes.
Marmite :n.f. origine incertaine, en Nouvelle-Calédonie plus qu'en Métropole on désigne pratiquement tous les récipients de cuisine par ce nom que ce soit une casserole ("J'ai mis une marmite d'eau sur le feu pour le thé"), une grosse cocotte en fonte ("Je vais faire du pain-marmite"), un pot-au-feu ("Donne la marmite pour faire la soupe"). Même les ustensiles modernes sont des marmites : "Branche la marmite à riz"(appareil électrique du genre friteuse permettant la cuisson du riz). L'autocuiseur:
Marrer :v. intrans.
Martin pêcheur :n.m. ou Tek-tek. Parfois appelé martin-chasseur parce qu'il capture surtout des sauterelles et des lézards. le martin-pêcheur calédonien s'est vu baptiser du nom scientifique de Halcyon sanctus conacorum c'est-à-dire Alcyon sacré des canaques.
Mas :n.m. D'origine javanaise (prononcer masse) = monsieur.
Matte :n.f. Substance métallique résultant de la première fusion d'un minerai traité et non suffisamment épuré. En Nouvelle-Calédonie désigne le produit de fusion du minerai de nickel qui s'effectue dans les installations de la SLN à Doniambo près de Nouméa. Une matte, celle livrée au commerce, est une combinaison de soufre et de métal (un sulfure de nickel) qui contient 77% de métal et 23% de soufre. Elle est obtenue par deuxième fusion d'une matte brute qui ne contient que 35% de nickel pour 55% de fer et 10% de soufre. Elles sont ensuite acheminées vers la France (le Havre), où un traitement électrolytique permet d'atteindre presque 100% de métal pur. La matte est aussi unité comptable et désigne alors le lingot de métal.
Mauvais :adj. Très employé :
Mec :n.m. mot d'argot français (syn maquereau) qui a le sens de souteneur. Le mot a connu - et connaît - une grande popularité en Nouvelle-Calédonie, peut-être parce que les conditions de vie à la "colonie pénitentiare" favorisèrent son emploi dans un milieu d'hommes sans femmes. Le mot pouvait s'employer pour désigner tout '"protecteur". Ila conservé en outre, le sens de "homme fort, courageux, rude et même brutal", comme dans l'expression "Ça,c'est un mec !".
Mékoua :n.m. origine inconnue. Poisson d'un vert bleuté pouvant atteindre 1 m de longueur. En été, les mékouas se rassemblent en bancs de plusieurs centaines. Aprion virescens.
Mélanésien, enne :n.c. Vient de Mélanésie (formé avec les mots grecs mêlas : noir et nêsos: ile). Désigne les originaires de la Mélanésie (Nouvelle-Guinée, îles Salomons, Archipel du Vanuatu, Iles Fidji, et Nouvelle-Calédonie). Adjectif qualifiant ce qui est relatif aux Mélanésiens, "Le pilou' est une danse mélanésienne''. De nos jour, le mot kanak, revendiqué par les mélanésiens est d'usage.
Membre viril (nuance). :
Méou :n.m. Roussette", grande chauve souris frugivore à odeur caractéristique. "Ça sent le méou par là".
Merle :n.m. On appelle "merle" plusieurs oiseaux. Trois sont de vrais merles (passereau*) ;
Métis :n.m. Appellation de daguet.
Métro :n.m. Abréviation et diminutif de Métropolitain, désigne les français de Métropole" qui viennent travailler un certain temps en Nouvelle-Calédonie. Voir aussi
Métropole :n.f. (du gr. mêtropolis : ville mère.)
Miel :n.m. Le miel le plus fréquent en Nouvelle-Calédonie est bien sûr le miel de niaouli, un produit très coloré, assez épais et très parfumé. Mais certains préfèrent le miel de caillou ou miel sauvage (voir à abeille de caillou) qui ajoute à son goût le piquant de la recherche.
Mignonnette :n.f. Variété de laitue, petite à feuilles courtes et "gaufrées", très tendre. Désigne aussi une sorte de "caillasse" gravier fin, composé de "pierre bleue" finement concassée, utilisée pour faire du mortier léger.
Mille pattes :n.m. Parmi les 5 000 espèces de ce chilopode qui vivent dans le monde, celles de Nouvelle-Calédonie atteignent des tailles respectables (une vingtaine de centimètres). Avec ses 21 paires de pattes et ses glandes venimeuses au niveau des mâchoires, il est redouté car il se déplace très rapidement et inflige des morsures très douloureuses, mais qui semblent moins dangereuses qu'on ne le dit.
Mimosa :n.m. appelé aussi faux-mimosa. Arbuste introduit qui a envahi les sols peu profonds de Nouvelle-Calédonie. Si on peut regretter cette implantation pour son aspect triste, il faut retenir que le mimosa enrichit les sols en y fixant l'azote atmosphérique et qu'il est dans certains cas utilisé comme appoint pour l'alimentation du bétail (cependant utilisé seul il peut être toxique) Leucaena leucocephala.
Mission :n.f. Etablissement religieux (catholique ou protestant) qui regroupe non loin de l'église ou du temple, le presbytère, plus les bâtiments scolaires, la cantine, l'internat, les terrains de jeu, etc. Chaque commune de Nouvelle-Calédonie possède une mission. La plupart du temps, les missions se situent en brousse, au coeur de l'habitat mélanésien. Le mot mission peut aussi désigner un lieu-dit qui outre un caractère religieux, groupe diverses activités profanes (commerce, habitations, exploitations)."Thio mission - Mission de Saint Louis (près de Nouméa ).(cf aussi "robe' mission'').
Missionnaire :n.m. Si l'on ne parle plus de missionnaires pour désigner les prêtres et les pasteurs, et même si leur mission d'évangélisation se poursuit, on emploie cependant encore le mot à propos de "chargés de missions" autres que spirituelles : les techniciens qui viennent de Métropole" pour de courtes durées (quelques jours à quelques semaines), pour étudier un problème ou en conseiller la solution et (réciproquement) les élus locaux qui s'y rendent pour une "mission" bien déformée à caractère politique.
Mon Dieu ... :La sagesse populaire vous répondra d'une manière très subtile si vous dites "Oh mon Dieu..." dans une situation difficile "Mon Dieu là-haut!"
Moniteur :n.m, d'après le Larousse c'est une personne chargée de l'enseignement et de la pratique de certaines disciplines ou de certains sports. En Nouvelle-Calédonie, ce mot désignait les Mélanésiens qui enseignaient dans les tribus. De nos jours, il est encore utilisé par les Mélanésiens, pour désigner les enseignants du primaire.
Monnaie :n.f. On dit aussi monnaie traditionnelle ou monnaie indigène ou monnaie kanak. Objet constitué d'un chapelet de "perles" (en pierre ou en coquillage ...) enfilées sur un fil de poils de roussette *,
Monter :Descendre
Mop :n.m. (origine anglaise). C'est très exactement l'objet que désigne le mot anglais: sorte de balai dont la tête est un ensemble de franges ou un tissu grossier et que l'on utilise pour laver les sols (remplace la serpillière).
Moque :n.f, (Origine incertaine : anglais "mug" *= chopo ou néerlandais "mokke") désigne un récipient individuel genre "quart" de soldat, en métal ou émailié ; peut aussi venir du breton (ou du normand ?) où le mot est un terme de marine qui désigne un objet analogue à l'anglais "mug". En calédonien : tout récipient d'une assez petite capacité servant de contenant pour un liquide, ou bien une boîte de conserve vide (lait, jus, etc.) à multiples usages. "Mets une moque au bout d'un bambou pour attraper les mangues". 'T'as mis tes amorces dans une moque pour aller pêcher ?".
Morelle :n.f. voir Brède, Anguille.
Mort (Il est); Tes mort ! :Expression imagée désignant un épuisement physique extrême. Très employé dans le vocabulaire sportif. A rapprocher de "il est vert" !", "Tu connais quand j'ai vu le mec derrière moi qu'était vert', j'ai enwoyé une soupape ! Il a pas pu prendre ma roue ! Mort, net!"
Mosquitos :n.m. (origine anglaise = moustique).
Mou (molle) :-Adj. Les crustacés changent régulièrement de carapace pour permettre leur croissance. Quand leur enveloppe est trop petite, ils la quittent donc, et en sécrètent une plus grande. En fait, la remplaçante se prépare avant la mue, mais elle est fripée et pas encore dure, un peu comme du papier. Pendant le temps qu'il lui faut pour devenir dure on dit que le "crabe est mou" (la langouste est "molle"). C'est un vrai délice, qu'une langouste molle en papillote (ou des Crabes mous), mais la capture en est interdite. On a donc l'évolution crabe mou, crabe carton, crabe dur.
Mouche :n.
Mouiller :v. Frapper. "Ya un grand qu’a voulu embéter Adrien mais, lôngin, je l’ai mouillé !"
Mousse de montagne :n.f. Ce n'est pas une mousse mais un lycopode (Lycopodium cer-nuum) qui sert à garnir les bouquets. "Je vous mets de la mousse autour de vos fleurs ?"
Moustiquaire :n.m. Le moustiquaire est un arbre dont les feuilles sont pleines de trous (Cryptocarya lanceolata). Voir aussi à Citronnelle.
Moyen :Usité indifféremment comme nom ou comme adjectif : le verbe "moyenner" existe aussi. Signifie: possibilité d'accomplir une chose.
Mulet :n.m. Parmi la dizaine d'espèces de poissons appelés mulets, on distingue surtout ;
Napoléon :n.m.Le nom de ce grand poisson vert pouvant dépasser les 100 kg (Cheilinus undulatus) le plus gros des labridés, lui vient de ce qu'il était l'habituel trophée de Monsieur Napoléon pêcheur et fermier du nord du Territoire.
Nase :n.f. Il ne s'agit aucunement de nez ni de décrépitude, c'est la corruption calédonienne du mot "nasse à poissons".
Natte :n.f. Ce n'est pas tant l'emploi du mot qui est remarquable (il s'agit comme en Métropole d'un tissu de paille ou de jonc tressé), que les matériaux utilisés : cela va du raphia à la palme de cocotier", en passant par le pandanus, et la fréquence de l'usage : on prend la natte pour aller à la plage, pour aller en pique-nique, pour faire une sieste, mais surtout on tresse rapidement une natte en tribu pour discuter autour du feu, pour prendre un repas, etc. C'est véritablement le mobilier de base et portatif en brousse dès que l'on quitte la maison.
Nem :n.m. En langue vietnamienne, désigne un plat composé de fines lamelles de couenne de porc grillées et aromatisées, qui n'a aucun rapport avec les nems de Nouvelle-Calédonie. Nos nems (du genre masculin) sont des galettes de riz roulées et farcies de viande de porc, de crabe ou de crevettes, de vermicelle chinois, d'oignons verts, etc., frites dans de l'huile chaude.
Nénuphar :n.m. Nom donné à tort à la jacinthe d'eau. Eichhornia crassipes.
Népouite :n.f. Roche trouvée aux environs de Poya à Népoui, sur la Côte Ouest. La pierre a été définie par Glasser en 1906 "La népouite présente un aspect vermiculé et une consistance pulvérulente dus à sa structure finement lamellaire. Elle a une riche composante de magnésium".
Nettoyé bien propre :Expression typiquement calédonienne dont le sens intensif est obtenu par l'apposition à I action de "nettoyage" du résultat absolu de cette action affectant la personne ou la chose considérée.
Neuf heures :n.m. Parce que ses fleurs s'ouvrent vers neuf heures le matin, on appelle parfois ainsi le pourpier.
Niaouli :Le nom de l'arbre défini ci-dessus, est donné aux enfants d'origine indonésienne nés en Nouvelle-Calédonie, Cette appellation s'expliquerait par l'habitude qu'avaient les mères javanaises d'attacher leur progéniture aux troncs des niaoulis pendant qu'elles travaillaient. Voir également 'lgaïac" employé dans un sens analogue. Par extension, on appelle volontiers niaouli tout enfant d'origine européenne né sur le Territoire. En France pendant la guerre 1914-1918, les combattants calédoniens se regroupaient sous le nom de niaoulis.
Niaouli :n.m. D'origine mélanésienne. Avec son tronc blanchâtre à l’écorce feuilletée, son feuillage gris-vert, son branchage tourmenté, le niaouli est l'arbre le plus typique des savanes calédoniennes, Meloleuco.
Nickel :n.m. Métal d'un blanc grisâtre, densité 8,8, fusion:1455 °c. En Nouvelle-Calédonie parler de nickel c'est parler de l'industrie du nickel, depuis la prospection jusqu'au traitement métallurgique dans les fours de la Société Le Nickel. Depuis la découverte en 1863 de la garniérite et la mise en place de techniques de traitement du minerai vers 1870 la vie économique de la Nouvelle-Calédonie a été rythmée par le cycle des crises et booms du nickel (le premier boom date de 1875 environ et la première crise de 1884). Tout le monde s’accorde à reconnaître que cette mono industrie est dangereuse mais tous s'empressent de lâcher la proie pour l'ombre dès que se profile un nouveau boom. ''Le nickel est le vrai patron ...et tout, dans la contrée, rappelle au voyageur ce précieux métal" (Fritz Sarasin 1917).
Nid d'oiseau :n.m. Autre nom de la fougère "langue de bœuf'".
Niger :adj. ou n.f. (Mot latin = noir). Le phénomène de nigérisation est une aberration de la composition des coquilles des mollusques de la famille des porcelaines (Cypraea). Toutes les porcelaines ne "nigérisent" pas, et on ne trouve pas des "nigers" partout Le phénomène semble limité è une zone qui va de St Vincent à Goro (et accessoirement sur les côtes du Queensland pour certaines espèces).
Noir de poulpe :n.m. La poche "à encre" du poulpe contient une substance analogue au sépia, Séchée puis préparée, cette sorte de farine noirâtre devient une pâte qui est très utilisée par les pêcheurs à la ligne ; c'est un excellent appât pour le picot gris.
Noix :n.f. Nom souvent donné à la badame. Fruit du badamier".
Noix de bancoule :n.f. La noix de bancoule, fruit du bancoulier, contient une huile siccative et purgative. On dit aussi "bancoule".
Noix de coco :n.f. voir Coco. En Nouvelle-Calédonie on ne dit jamais "une" coco mais "un" coco; ni une noix de coco mais un coco.
Nonoche :n.f. Diminutif affectueusement vulgaire de ponoche, popinée.
Notou :n.m.Le plus grand de tous les pigeons arboricoles du monde. Il vit dans les forêts calédoniennes, se nourrissant de fruits et de graines, Ducula goliath. Il existe une espèce voisine plus petite le "notou des îles" Ducula ica. L'espèce étant en danger d'extinction, la chasse en est très réglementée.
Nouméïte :n.f. Nom, créé par Liversidgt pour les minerais de nickel trouvés aux environs de Nouméa, "Sa structure est mamelonnée, stalactiforme et sa couleur varie du vert pomme au vert foncé.
Noyer :n.m. (ou faux-noyer).
Nymphe de capricorne :n.f. Appellation hélas disparue des vers de bancoule.
O,1 (Zéro un) :n.f. On mesure le niveau des marées par rapport à la marée la plus basse possible théoriquement, et on les exprime en mètre sous la forme 0,10 ou 1,30- Mais on dit 0,1 ? 0,2 (zéro un -zéro deux) - etc. jusqu'à 0,9 alors que Ton dit 1,10 (un mètre dix) ou lh70. Les grandes marées basses (0,1 et 0,2) sont attendues impatiemment par tous ceux qui en profitent pour parcourir les platiers et récifs à la recherche de coquillages (de collection ou comestibles) ou de crustacés
Pacayer :n m. inga edulis. Arbre à gousses comestibles (pacayes) dont la chair cotonneuse a un goût qui rappelle celui du letchi.
Paddock :n.m. Mot britannique désignant toute surface clôturée destinée à laisser pâturer bétail et
Païbol :(cheval ou vache] : (de l'anglais "pie-bald" désigne un animal de deux couleurs différentes bien marquées, soit noir et blanc, soit marron et blanc, sous forme de grosses taches réparties sur l'ensemble du corps et de la tête. En somme un cheval (ou une vache) pie.
Paille :n.f. voir Chapeau de paille.
Paille en queue :n.m. (origine réunionnaise) . Oiseaux marins, Ses phaétons à queue
Pain marmite :n.m. En brousse et aux Iles l'approvisionnement en pain étant autrefois irrégulier, il a été nécessaire de recourir è des techniques de remplacement toujours très simples. En l’absence de four on prépare du pain au four canaque. Le plus souvent la pâte à pain, pétrie à la main est placée dans des marmites en fonte, doublées à l'intérieur d'une feuille de bananier huilée. La marmite est ensuite déposée dans le four canaque.
Palabre :n.m.ou f. désigne un discours long et inutile d'après le Littré. En Nouvelle-Calédonie le mot palabre désigne uniquement, dans le monde mélanésien, un acte signé, venant après un long échange de vues et confortant une décision du Conseil des Anciens de la tribu Cet acte n'est valable que s'il a reçu la signature conjointe d;un représentant de l'Etat ou administrateur.
Palanquée. :n.f. Charge qui peut être soulevée par un palan, sur les mâts des bateaux en particulier. Quelles que soient la masse et le poids de la charge, le mot implique toujours une notion de volume et de lourdeur importants. Par extension le mot s'emploie indépendamment de son caractère maritime ou portuaire et il signifie simplement "une très grosse et
Paletot :n.m. Désigne le haut du vêtement masculin ou tout vêtement couvrant les bras et le haut du corps jusqu’à la taille. "Prends ton paletot, il va faire froid". Au sens figuré, "ramasser, prendre un paletot" équivaut exactement à "prendre une veste", c'est-à-dire essuyer un revers, un échec.
Palétuvier :n.m. Nom donné à tous les arbres des mangroves. On appelle palétuviers rouges les Rhizophora et les Bruguiera à cause de la couleur de leur bois, qui donne une teinture appréciée.Les Avicennia sont appelés "palétuviers blancs". On distingue encore :
Palissandra :n.m. voir Bois-bouchon de forêt.
Palmier :n.m. Sur les 220 genres connus dans le monde, 17 sont endémiques à la Nouvelle-Calédonie. On en trouve beaucoup en montagne et de forts jolis. Mais les plus impressionnants sont les palmiers royaux au tronc lisse élance, qui eux ne sont pas d origine locale. La présence de ce palmier en brousse marque souvent l'emplacement dune station, mais s'il s'agit d'un palmier-dattier on est presque certainement en présence dune propriété où vivait un Arabe. Noter que l’on mange plutôt du cœur de coco que du cœur de palmier ou du chou palmiste en Nouvelle-Calédonie.
Palourde :n.f. Coquillage bivalve comestible vivant dans le sable. Anodaro tropezia.
Pandanus :n.m. Arbustes des rivages marins et des berges de cours d'eau. Certains pandanus ont des fruits comestibles. D'autres sont utilisés pour l'élégance de leur feuillage et le tressage.
Pangola :n.m.( de l'américain pangola grass), Graminée très appréciée comme pâturage. Digitarîa decumbens.
Panse ou ponse ou ponce. :non fixée, prononciation variable selon la vigueur de l'accent calédonien, n.f. d'origine peu claire (panser — frotter, soigner ou poncer : polir) Donner (ou mieux foutre) une panse à quelqu'un c'est le corriger, le frapper. "Awa j'ai shooté la voiture de mon père, je vais prendre une panse".
Pap :n.m. Construit sur le même modèle que "mam" désigne le père. "Hé mam, où t'as mis le fusil sous-marin ? Ch'ais pas, demande à Pap !"
Papaye :n.f.
Papayer :n.m. origine caraïbe. Arbre à latex qui produit les papayes (sur les pieds femelles).
Pape de Nouméa :n.m. voir Cardinal.
Para :n.m. (Origine '"para-grass" anglais.) Graminée assez haute, introduite pour servir de pâturage. Brachiaria mutica. Le "carpet-grass" est aussi appelé "para rouge"
Parc à cochon :n m. voir Cochonnier.
Paréo :n.m. voir Manou.
Parking :n.m. (mot d'origine anglaise, de to park = garer,)
Parler bien. Parler mauvais. :Si dans certaines circonstances débridées, la langue calédonienne est très grossière, dans d’autres circonstances les mêmes grossièretés deviennent preuve de vulgarité et on ne manquera pas de vous le rappeler d'un vigoureux "Mais parle bien toi !". Parler mauvais c'est donc être grossier.
Passe :n.f. En Nouvelle-Calédonie, l'accès au lagon depuis le large n'est possible que grâce aux pactes qui existent dans la barrière de corail. En général, les passes correspondent aux anciens lits des rivières, là où, tant à cause de la profondeur que de la faible salinité des eaux, le corail n'a pas poussé. Elles prennent souvent le nom de la rivière ou du village qui leur fait face. Etroites, d'accès malaisé, elles sont un vrai piège pour les navigateurs peu informés, mais elles ont joué un rôle très important dans la localisation des agglomérations et des wharfs de chargement.
Patate :n.f.
Pattes jaunes :n.m. Surnom du merle des Moluques (que certains baptisent sans rire merle des mollusques) Acridotheres tristis. Sa première introduction date de 1867 par Mr De Greslan à Dumbéa. Ensuite en 1871, trois couples arrivèrent de Melbourne, et 19 merles de la Réunion. Cet insectivore a été utilisé pour lutter contre les invasions de sauterelles. Très abondant, surtout sur la Côte Ouest. Par suite de la présence de nombreux merles sur leurs stations les habitants de Bourail sont couramment appelés des "pattes jaunes".
Peau de Bourao :n.f. voir Bourao.
Peau de niaouli :n.f. L'écorce du niaouli qui se détache en feuilles s'appelle de la "peau de niaouli" et est utilisée pour la réalisation des murs ou toits de cases sur une armature de gaulettes". Mais, si bien sèche, c'est un bon allume-feu: la peau de niaouli fraîche produit beaucoup de fumée. C'est peut-être pourquoi quand on parle d'un appareil qui fonctionne mal (surtout pour une montre qui n'est pas exacte, ou pour une voiture qui produit beaucoup de fumée) on dit qu'il marche à la peau de niaouli.
Peep :n.f. Déformation de ''jeep" phonétiquement des initiales de "General Purpose" pour désigner pendant la IIe Guerre Mondiale un véhicule robuste, compact, à usages multiples (ou généraux). Le mot "peep" qu'on entend encore en brousse vient sans doute de la prononciation des initiales (US = Gee-Pee ou Dji-Pi - Pip). Le mot "Peep" était le seul employé au début de la guerre du Pacifique par les troupes américaines : d'où son usage en Nouvelle-Calédonie.
Pefchoir à bengalis :n.m. voir Bengalis.
Péridotite :n.f. Cette roche verte constituée à 70% par de l'olivine et pour le reste essentiellement par de l'ortho-pyroxène est en général transformée par la présence de serpentine. Il s'agit de la strate la plus profonde
Perroquet :n,m. Les perroquets sont des poissons ainsi nommés à cause de leurs dents soudées en forme de bec. Les vrais perroquets sont des scaridés, brouteurs de coraux et d'algues encroûtantes. Les faux-perroquets, carnivores, ont quatre dents bien visibles (labridés).
Perruche :n.f. Le mot "perruche" est utilisé à l'exclusion de perroquet, loriquet et nymphique.
Persil chinois :n.f. Nom, local de la coriandre. Coriondnm saîivun.
Pête-pête :Onomatopée enfantine, n.m.
Péter :v. (Faire un pêt, du latin peditum). Il s'agit donc au sens premier de ''production bruyante de vents abdominaux" avec une idée de brièveté d'émission. En argot métropolitain toutes les expressions comportant ce verbe impliquent le sens de bruit, de claquement ... En Nouvelle-Calédonie il est très riche tant dans ses constructions que dans ses acceptions où il peut être parfois remplacer par "claquer" pour faire plus poli :
Péter un boudin, péter un boyau :: péter un boudin, n'a rien à voir avec la charcuterie, il s agit ici de pneumatique qui éclate (on dit d'ailleurs aussi péter un caoutchouc). "J'ai encore pêtê un boudin dans la caillasse
Petit mineur :n.m. expression qui avec un certain humour involontaire) les exploitants "indépendants" de minerai de nickel qui ne possèdent pas de moyens de raffiner le minerai par contraste avec la SLN, seule grosse compagnie par le domaine minier, le tonnage exploité, et la taille de ses installations. Ils se bornent à vendre -généralement au Japon - la terre nickelifère telle qu'elle est extraite mécaniquement du sol (toutes les mines de nickel sont des mines à ciel ouvert), roulée jusqu'au wharf le plus proche et transportée par chalands jusqu'au minéralier. Il existe en Nouvelle-Calédonie un Syndicat des Mineurs indépendants qui regroupe une vingtaine d'exploitants environ.
Pétrel :n.m.
Pétrolette :n.f. En Nouvelle-Calédonie,une pétrolette n'est pas une moto pétaradante, c'est un bateauh le plus souvent en bois, à moteur. Les pétrolettes de Nouville qui assuraient le transport des passagers entre Nouville et Nouméa ont été transformées en transports de touristes. Même si elles sont devenues des bateaux modernes, le nom leur est resté. Mais ce n'est pas seulement un navire de transport de passagers; cela peut être une vedette rapide :
Peuplier :n.m. Variété d'érythrine qui.ressemble au peuplier européen. On dit aussi "peuplier canaque" Erythrina fusca.
Pick-up :n,m. de l'anglais "to pick up" = prendre, soulever, ramasser). Un pick-up désigne une camionnette robuste, dont la partie arrière est dénuée de tout montant, pourvue de côtés, et d'une porte peu élevée et qui est conçue pour recevoir toute charge qu'on ramasse et soulève à partir du sol. Le pick-up est souvent équipé d'un mini treuil ou d'une mini grue.
Picot :n. m. Le mot "picot" qui tire probablement son origine de "piquant" est appliqué à deux familles de poissons différentes : les Siganidês (vrais picots) et les Acanthuridês (chirurgiens), qui ont en commun de pouvoir blesser les mains des pêcheurs à l'aide de leurs épines.
Pie grièche :n.f. voir Mac-mac.
Pièce :n.f. Partie d'un tout, morceau de quelque chose.
Pied :n.mr On utilise le mot pied de façon très courante pour désigner un plant ou un arbre ;"Un pied d'ananas, un pied de pamplemousse, un pied de pomme-cannelle".
Pied de cheval :n,m. voir Huître de roche.
Pierre bleue :n.f.1) On appelle pierre bleue (et non roche bleue) un type de roches (les grauwackes], qui date de la fin de l'ère primaire et du début de 1ère secondaire.
Pierre de fronde :n.f, voir Fronde canaque.
Pigeon vert :n.m. Un des plus beaux pigeons de Nouvelle-Calédonie, mangeur de graines. C'est le pigeon soyeux Drepanoptila holose-ricea. On le distingue du "pigeon vert des Iles un peu plus petit.
Pilou :n.m. Le mot pilou avec son sens actuel dans le langage européen de danse canaque ne se retrouve dans aucune langue indigène. Le pilou était une cérémonie qui durait plusieurs jours à l'occasion d'un événement important (inauguration d'une grande case, funérailles d'un chef, levée de deuil…). Les danses y avaient un rôle important : lors de l'accueil des invités, lors de la présentation des clans, lors des échanges coutumiers, les discours étaient appuyés par des danses représentant la vie de tous les jours ou des événements historiques ou légendaires .
Piment :n.m. Sans originalité calédonienne ce nom s'applique à toutes les variétés de Capsicum. On ne dit jamais, comme en France : "piment de Cayenne".Les piments les plus communs sont les "enragés" (C, frustescens) dont on dit qu'ils "caillassent" . D'autres variétés ont divers surnoms : piment martiniquais, piment mandarine, piment tomate, piment béret, piment calédonien.
Pin colonnaire :n.m. (de colonne). Ces pins en forme de colonnes peuvent atteindre plus de 50 m de hauteur. L'histoire dit que Forster sur le navire de Cook en 1774, en les apercevant sur la côte de Balade, les prit d'abord pour des colonnes de basalte. Leur nom scientifique fut longtemps Araucaria cookii ; le nom d'espèce a été changé en A. columnaris. Les pins colonnaires poussent spontanément en de nombreux endroits du littoral calédonien, aux Loyauté et à l'Ile des Pins qui leur doit son nom. Transplantés par les Mélanésiens pour constituer les contre-allées des cases traditionnelles ils ont aussi été plantés comme arbres décoratifs par les autres ethnies près des endroits habités ou le long des routes et ils sont une des plus belles parures des paysages calédoniens. Les 12 autres espèces d'Araucaria de Nouvelle-Calédonie sont aussi appelés parfois pins colonnaires s'ils sont de formes élevée. On précise pin colonnaire de montagne pour Araucaria montana. Mais il est courant d'appeler tous les Araucaria simplement des sapins .
Pince de crabe :n.f. Plante grasse ornementale Epiphylium.
Piquant :n.m. Si on parle peu d'épines Nouvelle-Calédonie, on y connaît beaucoup de piquants.
Piquants noirs :n.m. Autre nom de l'herbe à piquants.
Piquer :(du poisson ou des crevettes) v. tr. C'est (par raccourci très imagé) pêcher des poissons ou des crevettes etc, à l'aide d’une sagaie ou d'un fusil sous-marin. "Il est interdit de piquer les langoustes grainées".
Piquette :n.f. Défaite au jeu. Piquette bleue= grosse défaite.
Pirogue :n.f. (de l'espagnol piragua). Embarcation creusée dans des troncs d'arbre. Les pirogues calédoniennes sont de trois types :
Piroguiers :n.m. Désignait les hommes chargés de la manoeuvre sur les grandes pirogues doubles d'antan. De nos jours, se dit encore de tout homme utilisant la pirogue comme moyen de transport. "A l'ile des Pins, on trouve encore des piroguiers authentiques".
Piscine :n.f. Long couloir cimenté à plan incliné contenant une quantité d'eau et de produit tiquicide suffisant pour que chaque tête de bétail qui y est amenée soit baignée jusqu'à l'encolure et suffisamment longtemps pour que le produit chimique ait le temps d'agir sur les tiques du bétail La piscine à bétail équipe nécessairement chaque station d'élevage. A ciel ouvert ou recouverte de tôles, elle se situe tout près des "paddocks" et des canes. La tique - dit-on - fut importée en Nouvelle-Calédonie par les troupes de cavalerie américaine en 1942. Le bétail non "passé à la piscine" dépérit rapidement et meurt d'épuisement. "Baigner le bétail" -expression courante - se pratique chaque semaine ou tous les quinze jours.
Pisse-pisse :n.m. (onomatopée]. Bourgeons floraux des tulipiers du Gabon qu'on peut utiliser comme de minuscules pistolets à eau. Par extension le tulipier lui-même.
Pistache :n.f. (du latin pistacîum)
Piste :n.f. (de l'italien pista). Aucune originalité quant aux diverses acceptions du mot en Nouvelle-Calédonie : trace laissée par une personne ou un animal ; chemin rudirnentaire ; etc. Toutefois, l'importance de la piste dans la vie calédonienne justifie mention ici. On dit piste pour toute forme de chemin rudimentaire ou un peu plus élaboré (piste de station, piste de conduite, piste de prospection pistes du Sud).
Plante à brûlure :n.f. voir Aloes.
Planter :V. On plante beaucoup de choses en Nouvelle-Calédonie, surtout pour exprimer que l'on porte un coup violent ou que l'on effectue un mouvement vif. Planter un canon, planter une soupape, planter un sikiss, planter une chouchoute, planter un démarrage, etc.
Planton :n.m. Le sens habituel de soldat ou marin sans armes assurant les liaisons de service s'est étendu en Nouvelle-Calédonie à des employés de services publics ou d'entreprises privées qui jouent le même rôle (courrier, garçon de courses, etc.) On les voit le matin près de la poste centrale où leurs cyclomoteurs baillent de toutes leurs sacoches.
Plaque :n,m. (dérivé de l'argot français "Piaf"). Nom calédonien commun du moineau Passer domesticus. Par extension on l'emploie aussi pour désigner un groupe d'enfants : "Les piaques, une bande de piaques".
Plaquette :n.f. La nécessité de lutter contre les moustiques en certaines saisons a entraîné l’adoption des techniques tes plus récentes.
Plate :n.f. Bordas indique "petite embarcation à fond plat". Il est très rare de voir ou d'entendre parler dune barque en Nouvelle-Calédonie. Tout le monde par contre sait ce qu'est une plate, embarcation peu profonde à fond plat, qui a sensiblement les dimensions de la feuille de contre-plaqué marine qui en constitue le fond.
Platier :n.m. voir Corail.
Plonge :n.f. Si un ami calédonien vous demande si vous aimez la plonge, ne vous imaginez surtout pas qu'il va vous inviter à faire la vaisselle. Non, faire de la plonge, c'est pratiquer la plongée sous-marine. En général, on précise quel est le but principal de la plongée : la plonge aux coquillages, la plonge aux langoustes, la plonge aux poissons, la plonge en bouteilles, la plonge aux trocas. Il est à remarquer que l'on construit aussi le verbe plonger transitivement dans les mêmes circonstances : "J'ai plongé les coquillages, le poisson, etc."
Plongeui :n.m. Oiseau des lacs et des étangs. C'est le grèbe australien Podiceps novaehollanâiae.
Pluie d'or :n.f Arbuste ornemental Cassia fistuta, Syn. français canéficier.
Plumer :v. intr. Par extension du sens premier (arracher les plumes d'une volaille) et peut être parce que l'on imagine les plumes qui volent, ce verbe est utilisé ici avec deux acceptions différentes :
Poca :n.m. Prononciation et orthographe variables : puaka, puka. pocca, poka.
Pochon :n.m. (du francique pokka vers 1100 = petit sac). Le mot a existé en Métropole où il désignait une petite poche que l’on attachait à la ceinture. En Nouvelle-Calédonie il désigne un sac de papier ou de matière plastique dans lequel on emballe des denrées ou produits commerciaux, ce qui correspond à la définition du mot poche (mot encore utilisé dans certaines régions de France pour désigner un sac).
Poc-poc :n.m. voir Pête-pête.
Poé :n.m. Préparation culinaire à base de farine de manioc, de fruits et de lait de coco qui sert d'accompagnement aux mets tahitiens.
Pois collant :n.m. voir Camarades.
Poken :n.m. et adj. (Du participe passé de "to speak"= parler (en anglais) utilisé dans l'expression 'lEnglish spoken" = "ici on parle anglais"). Localement, "poken" désigne tout sujet britannique, principalement originaire d'Australie, moins souvent de Nouvelle-Zélande (Kiwi). Diminutif : pok-pok.
Pok-pok :voir Poken.
Polka des stockmen :n.f- C'est une expression imagée utilisée dans le monde du cheval pour décrire l'attitude d'un cheval qui aborde un gué avec réticence et lève haut les pattes en une sorte de danse, "Ce cheval il est valabe mais à chaque creek c'est la polka des stockmen".
Pollée :adj. Vache pollée ; orthographe francisée de l'anglais "polled cow" désignant une vache dont les cornes ont été coupées ras ou dont les cornes sont inexistantes le second cas étant souvent la conséquence du premier.
Pommaderis :n.m. Appelé surtout arbre à rhumatisme, ou bois aspirine. Alphitonia neocaledonica.
Pomme canaque :n.f. Fruit d'un grand arbre, Syzygium maiaccense, pommier canaque, qui produit au mois de janvier. La pomme canaque blanche ou rouge, a une pulpe fraîche aqueuse et légèrement astringente.
Pomme cannelle :n.f. Fruit à surface carrelée dont la chair blanche et crémeuse entoure de nombreuses graines noires. Introduit en 1857, le pomme cannelier Annona squamosa pousse spontanément aux Iles Loyauté. C'est un arbuste de jardin familial plus qu'un arbre de verger. Le coeur-de-boeuf est un fruit de la même famille Annona reticulata.
Pomme citerne :n.f. voir Pomme cythère.
Pomme cythère :n.f. (de Nouvelle Cythère = Tahiti) Fruit d'un grand arbre (pommier-cythère) Spondias duicis introduit avant 1870.- On entend souvent dire pomme
Pomme d'acajou :n.f. voir Acajou.
Pomme épineuse :n.f. Fruit à piquants du Datura stromonium. On entend parfois dire : pomme à punaise, ou encore pomme amoureuse. Réputé toxique.
Pomme liane :n.f. Nom générique de plusieurs passiflores comestibles appelées ailleurs grenadines ou fruits de la passion :
Pomme rosé :n.f- Fruit au goût douceâtre et à odeur de rosé. Syzygium jambos, appelé ailleurs jamrose ou jambose.
Pommier acajou :n.m. voir Acajou.
Pommier de forêt :n.m. ou Pommier de montagne voir à Faux (faux-pommier).
Pônce, pônse :n.f. n.f. Recevoir une bonne ponce, c'est recevoir une bonne correction. Au sens propre et figuré. "Lôngin, la pônce qu'on s'est pris au foot!"
Ponoche :n.f. Mot formé sans doute à partir de popinée. La terminaison en oche indique que le mot est légèrement péjoratif (comme caldoche). Il désigne une femme indigène. Est perçu comme méprisant par les Mélanésiens.
Popinée :n.f. Crustacés qui ressemblent aux cigales de mer. Vivant cachées la journée au plafond de petites cavernes de corail, elles "sortent" la nuit pour se nourrir. Ces délicieux crustacés sont plus rares maintenant, mais on peut encore en trouver "de pleins sacs" dans certaines régions.
Popinée :n.f. Utilisé en Nouvelle-Calédonie pour désigner une femme Mélanésienne. A une certaine époque ce mot était beaucoup plus utilisé que ''mélanésienne".
Porcelaine :n.f.
Portail :n.m. Fermeture extérieure, permettant l'accès d'un paddock ou d'un run à un autre, le plus souvent composée d'un bâti en "barres" de niaouli, de barres transversales et d'une barre oblique assurant la solidité. Le portail pivote sur la base du plus grand montant vertical. Le portail ou "porte" fait partie du paysage typique calédonien . Les poteaux verticaux fixes qui encadrent la porte peuvent être réunis par une barre transversale, droite ou courbée. Le portail demeure attaché par l'intermédiaire d'un morceau de bois mobile ou d'une boucle de fil de fer barbelé.
Porte-montre :n.m- Nom local donné au coquillage Murex ramosus à cause de son utilisation comme support des montres "oignons", placées ou serties dans l'ouverture de l'animal posé sur l'apex.
Pouate :n.m. (parfois orthographié pouatte). Grand et délicieux poisson du lagon et des passes du Grand Récif. Noir et blanc lorsqu'il est très jeune il prend ensuite une livrée blanc-rosé ornée de trois bandes incurvées rouge vif. Les adultes deviennent entièrement rouges et sont souvent gratteux. Ils peuvent atteindre 1 m de longueur. Les anglo-saxons Tappelleni red emperor, Lutjanus sebae.
Pouce :n.m. L'un des cinq doigts. En Nouvelle-Calédonie, ce doigt s'agite beaucoup pour chercher à vous faire transporter gratuitement. Ce mot est utilisé dans les expressions, faire du pouce, faire le pouce, j'y vais en pouce. Il s'agit, on l’a deviné, de la version calédonienne de l’auto-stop. Notons que l'expression auto-stop est du faux anglais, alors que "en pouce'' est une traduction de l'expression populaire américaine (thumbing) beaucoup plus honnête. Origine : occupation américaine.
Pouengo :ou Poingot voir Banane.
Poule sultane :n.f. Grande poule d'eau, haute sur pattes, au poitrail bleu et au bec rouge Porphyrio porphyrio caîedonicus.
Pouler :(orthographe phonétique) ; (de l’anglais "to pull", tirer vers soi fortement "pull" se voit sur les portes vitrées de certains magasins). Dans tous les cas, désigne un effort soutenu, comme "pouler sur les avirons" (souquer), sur les pédales d'une bicyclette, etc.
Poulpe :(du latin polupus) n.m Syn. de pieuvre. Prononcé "poupe".
Pourpier :n.m. Nom de plusieurs petites herbes rampantes à feuilles épaisses comestibles. On distingue :
Prête :n.m. Petit poisson de lagon Pranesus pinguis.
Primus :n.m. Marque commerciale d'origine suédoise.
Propriété :n.f. La propriété c'est une grande partie de la vie du Calédonien, que ce soit la grande station d'élevage sur laquelle travaille le broussard (on ne dit presque jamais une ferme), ou la résidence secondaire (mot qui n'est guère utilisé non plus) en bord de mer ou de rivière. Dans l'un comme l'autre cas, c'est le terrain qui est valorisé, pas la construction.
Prospect :n.m. Trous et excavations creuses dans la montagne pour aller à la recherche de gisements miniers Ils peuvent aller du simple trou jusqu'à la plus ou moins grande galerie. On peut les apercevoir à intervalles plus ou moins réguliers sur le flanc des montagnes nickelifères. Les échantillons obtenus à partir des prospects sont ensuite analysés Le "prospecteur" est celui qui, par son expérience du terrain, estime où doit se faire un prospect. C'était un métier à temps plein. Le prospecteur louait ses services à tel ou tel mineur.
Prunier du bord de mer :n.m. Arbuste donnant des fruits comestibles, un peu acres. Simenia eltiptsco. On l'appelle aussi "prunier canaque" ou "prunier de mer" ou "amande amère".
Purge :n.f. Si l'effet recherché est le même que partout ailleurs, ce qui peut surprendre en Nouvelle-Calédonie est la manière de prendre ta purge (souvent qualifiée de canaque) : il s'agit d'ingérer en une ou plusieurs prises de l'eau de mer, ce qui a la faculté d'accélérer le transit intestinal. Mais "filer une purge" c'est aussi donner une sévère correction.
Quart d'heure caldoche :voir Heure canaque.
Quatre-quatre :n,m. Appellation technique indiquant que les quatre roues d'un véhicule sont motrices. L'expression est pratiquement la seule à être utilisée en Nouvelle-Calédonie. Seuls quelques nouveaux arrivants disent tout-terrain ou double-traction. "Pour sortir ton bateau tas intérêt à acheter un 4 x 4 !"Se prononce "quat'quat".
Queue bleue :n.f. voir Carangue.
Queue de chat :n.f.
Radier :n.m. Maçonnerie en forme de voûte renversée qui constitue un système de fondation étanche. En Nouvelle-Calédonie, c'est une technique très utilisée pour faciliter le passage des creeks là où la circulation ne justifie pas l'investissement que représente la construction d'un pont. Par extension on appelle aussi radier des ponts-radiers (radiers surélevés dans lesquels des buses sont noyées dans le béton pour assurer l'écoulement de l'eau à étiage). Il porte souvent le nom du propriétaire le plus proche
Radio cocotier :voir à Cocotier et à phone canaque.
Radio goyave :voir à Cocotier.
Râle :n.m. Les râles sont des oiseaux de marais ou de forêt, souvent incapables de voler mais très habiles à se dissimuler. Les espèces calédoniennes les plus remarquables sont :
Rallier :voir Bétail
Ramasser :Verbe utilisé pour dire d'un individu, qu'il va, ou qu'il a encaissé, de la part d'un autre, une bordée d'insultes, des plaisanteries ou encore une réprimande.
Rascasse :n.f. La famille des rascasses est représentée dans le lagon par plusieurs espèces ;
Relégué :n.m. (origine : condamné à la relégation).
Requin :n.m Les noms donnés aux différentes espèces de requins (marteau, tigre, léopard, maquereaUn etc .,,) n'ont rien de particulièrement calédonien, sauf requin-tazard qui désigne ici les requins maquereaux ou makos (Isurus).
Réserve :n.f. La colonisation s'est accompagnée de mouvements de révolte de la part des indigènes. Pour éviter de voir se renouveler ces problèmes, l'administration décida d'attribuer aux groupes autochtones des terres sur lesquelles ils durent se fixer (c'est le cantonnement) mais qui sont inaliénables, insaisissables, incommutables. Souvent exiguës sur la Grande Terre (et constituées sur des terres pauvres) elle occupent la quasi totalité de l'étendue des Iles. "Avec la poussée démographique les réserves deviennent trop petites ce qui est cause de conflit".
Robe popinée (ou robe mission) :n.f.
Rougaïe :n.m. Plat d'accompagnement d'origine indienne qui se servait principalement avec le curry et qui figure maintenant à presque toutes les tables, pour accommoder viandes, poissons, riz etc.
Rouget :n.m. Ce poisson n'a rien à voir avec les "rougets" des eaux européennes. On distingue : - le ''rouget de palétuvier", appelé aussi "vieille de palétuvier" qui ressemble beaucoup à l'anglais. Lutjanus orgentimacuhtus.
Roulage :n.m. voir Contrat, Rouler.
Rouler :(roulage, rouleur)
Roussette :n.f. Grande chauve-souris frugivore très recherchée pour sa chair particulièrement fine et parfumée, La chasse en est réglementée pour protéger l'espèce. Les roussettes en cage étaient fréquentes sur les stations.
Route à horaire :n.f. En voie de disparition, ces routes, trop étroites pour permette le croisement de deux véhicules dans des massifs montagneux, étaient réglementées par un horaire qui autorisait le passage alternativement dans un sens puis dans l'autre. En général l'horaire était de 30 à 50 minutes dans chaque sens. On ne devait en principe rencontrer personne devant soi. L'horaire n'était plus appliqué à la Tombée de la nuit, les phares des voitures étaient en principe suffisants pour avertir du danger et permettant - toujours en principe - à chacun des véhicules de prendre ses dispositions pour croiser l'autre sans encombre.
Run :n.m. (prononce rone ) : mot anglais, importé d'Australie désignant sur une station d'élevage une assez grande zone, bien fermée, de pâturage, où une partie du troupeau est mise au repos, ou à l'engrais avant ou après avoir été lâchée en liberté sur la station proprement dite. Le "rone' est utilisé également quand le bétail a marché longtemps, lorsqu^il a été descendu de la ''chaîne'1 par exemple, ou qu'il a accompli un long parcours en camion, d'une propriété à une autre. Nettement plus grand que le "stockyard" le "rone" permet aux animaux de s'ébattre librement.
Sabre (d'abattis) :n.m. C'est bien évidemment la fréquence d'emploi de l'objet qui est remarquable : en brousse" tout le monde prend son sabre pour "sortir" aussi naturellement qu'un paysan métropolitain prend son bâton. Il est à remarquer que l'on ne dit presque jamais "sa En cinq colonnes à la une : "II la gifle, et lui coupe le bras a coups de sobre." Voir aussi à Couteau.
Sac :n.m. La seule originalité du mot est qu'en Nouvelle-Calédonie le sac est aussi une unité de mesure :
Safran :n.m. ou faux-safran ou safran du pays ou carry.
Sagaie :n.f. (de l'arabe.) Larousse indique : javelot des peuples primitifs. C'est en fait un instrument de pêche ou même de chasse très utilisé. Une tige de bambou ou un bâton droit muni, en fonction de la proie prévisible (poisson, crabe, tortue, crevette ...) Remarquer la prononciation typique "sagaille" qui a donné le verbe "sagayer" (orthographe non fixée) : transpercer à Il se fait "sagayer" par l'inspecteur"vécu) "Dans les palétuviers", Thierry a percé le pied du grand-père d'un coup de sagaie : il l'avait pris pour un crabe dans la vase." Sens figuré également : "sabrer" de l'argot mel'aide d'une sagaie.
Sainbois :n.m. Petite plante arbustive des pâturages. Daphnê gnidium.
Saison :n.f. Désigne une période de Tannée pendant laquelle se produisent certains phénomènes cycliques :• métérorologiques, avec la saison des pluies, celle des cyclones, la saison sèche • agricoles, concerant la période de production de certains fruits ou légumes.
Salade tahitienne :n.f. C’est l’appellation calédonienne de ce que les Tahitiens appellent salade de poisson et les Anglo-saxons du poisson mariné. La salade tahitienne est un plat très apprécié en Nouvelle-Calédonie et on en trouve presque toujours chez les charcutiers-tra
Salsepareille :n.f. ou Guirlande. Nom de plusieurs variétés de lianes (SmïJax spp) qui en dehors de leurs propriétés médicamenteuses, sont très utilisées pour !a confection de paniers, nasses* haveneaux, couronnes, triques, etc.
Santal :n.m. Petit arbre local, devenu rare, Santalum austrocaledonicum. Son bois et ses racines, très aromatiques, faisaient au 19- siècle l'objet d'un commerce important à destination des pays asiatiques (voir santaliersl, Le bois de "faux santal" [Myoporum sp)
Santalier :n.m. (le plus souvent au pluriel) Hommes à la recherche du bois de santal qui hantèrent le Pacifique dès la création de Port-Jackson (Sydney). Le santal fut signalé en Nouvelle-Calédonie en 1841. Mais le mot apparaît sous la plume de Bérard en 1854. Le sa
Sao :n.m. Marque commerciale. Biscuit australien à la pâte légèrement feuilletée, mais peu parfumée, qui est l’un des éléments de base du "thé" calédonien (surtout en brousse) et qui peut remplacer le pain en cas de besoin. "Pendant la grève des boulangers tout le monde s'est remis au Sao. "
Saouette :Genre indécis, origine ; sans doute déformation de "savate"* Dire de quelqu'un que c'est un "saouette'1 (ou une "saouette") c'est dire qu'il n'est bon à rien, que Ton ne peut pas lui faire confiance ,..en somme que c'est un '"sagouin".
Sapin :n.m. Voir Pin Colonnaire
Sapin candélabre :n.m. Désigne, en raison de leur silhouette, les Araucaria rulel espèces qui poussent en altitude.
Sardine :n.f- Les "petites sardines" de Nouvelle-Calédonie portent le nom technique de hierklotsichthys spp. (2 espèces). Les "grosses sardines" sont les sardinelles Sardinella sirm et S clupeoides.
Saumonée :n.f. Le nom de "loche saumonée" ou plus souvent "saumonée" a été donné pour leur aspect et leur couleur de saumon à quatre espèces de loches" : la petite saumonée (Cephahphohs argus) a vraie saumonée ou saumonée léopard, Plectropomus leopardus, qui ne dépasse guère un poids de 10 kg la saumonée grosse race ou saumonée à gros points la saumonée hirondelle Variola iouti, splen-dide et délicieux poisson tacheté d'orange et de vermillon.appelée "indépendante" quand elle est jeune (jaune, noir et blanc) ; elle est souvent toxique quand elle atteint sa livrée adulte. Elle dépasse largement les 15 kg. Plectropomus melanoleucus.
Sauterelle de cocotier :n.f. Sorte de sauterelle géante (25 cm) Pseudophyllana imper ialis.
Sauteur :n.m. Nom donné au coquillage comestible Strombus luhanus, à cause de sa manière de se retourner, en appui sur son pied musculeux.
Savane à niaoulis :n.f. Les savanes sont des formations à strate arbustive basse, largement ouverte, à strate herbacée continue. La plus typique des savanes en Nouvelle-Calédonie, et la forme la plus connue de l’automobiliste pressé qui ne quitte guère les routes territoria
Savate :n.f. (de l'ancien provençal sabata). Désigne une vieille pantoufle, un soulier usé. En Nouvelle-Calédonie, il s'agit plutôt de l'autre nom donné à la chaussure tous usages : la claquette".
Savonnette :n.f. Les raisons de l'utilisation de ce mot pour désigner le bivalve Circe trigona, habitant des estrans vaseux des côtes calédoniennes sont peu claires (à cause de sa forme peut-être ?). Ce bivalve comestible est plus gros que la grisette mais sa chair e T'as pas peur de manger des savonnettes de Port-Despointes".
Se prénommer :v. pr. (de prénom lui-même de nom. du latin nomen). Le verbe prénommer est un verbe transitif direct signifiant : donner pour prénom.
Sensitive :n.f. Mimosée rampante dont les feuilles se referment lorsqu'on les touche : Mimosa pudica, dite aussi "sensitïve rouge". On appelle "sensitive de Montraver une autre mimosée (Desmanthus virgatus) introduite comme fourrage. On distingue aussi deux sortes d
Sentier coutumier :n.m. Dans le monde mélanésien pour faire passer une information ou prendre contact avec une autorité précise, les hommes doivent suivre le sentier coutumier, c'est-à-dire la voie diplomatique qui permet de prendre tous les contacts et d'arriver ainsi au b
Sept doigts :n,m. A cause de sa forme on appelle aussi l'araignée * de mer "sept doigts" is lambis).
Séquer :u.tr. Doublet de "sécher, mettre à sec. "Séquer" traduit plutôt l'action de vider, d'épuiser, de façon autre que naturelle (vent, soleil). Ainsi les enfants jouant aux billes n'ont de cesse de "séquer' l'adversaire. Ou encore : "i\s*est fait séquer son ar
Serpent :n.m. français En dehors des Loyauté, il n'y a pas de serpents terrestres dans l'archipel calédonien. Deux espèces amphibies Laticauda laticau-data et L. coîubrina sont appelées "tricots-rayés ' à cause de leur robe annelée de noir sur fond bleu ou beige.
Les autres serpents communs dans le lagon sont ?
  • le serpent gris Aypisurus iaevis :
  • le serpent
  • grenouille Peiamis piaturus ; dos noir et ventre jaune, bouche largement fendue ;
  • Serpentine :n.f. Minéral fréquent en Nouvelle-Calédonie. C'est un silicate de magnésium hydraté qui existe dans la fraction supérieure des péridotites, roches qui forment l'ossature des massifs miniers du Caillou.
    Shooter :v. origine anglaise. Introduit en français par le biais du football, il n'a guère en Métropole que le sens de frapper un bal-Ion avec le pied.
    Siffler :"Se faire siffler sa nénette " équivalent de "Se faire souffler ou se faire prendre sa petite amie.
    Siffleur :n.m. Dans les noms d'oiseaux, il y a un décalage entre l'acception française de "siffleur" (qui correspond à "sourd" en calédonien) et les oiseaux désignés par "siffleurs" qui sont appelés "échenilleurs" en français.
    Sikiss :n.m. (dérivé de l'anglais six). Au cricket six points sont marqués quand la balle frappée par la batte franchit les limites du terrain sans toucher terre. Frapper un six (sikiss] c'est donc donner un coup très puissant, le plus puissant et le plus précis
    Sîlver gras s :n.m. Herbe de pâturage du genre Dicanthium.
    Sipoune :n.j. A ne pas confondre à la prononciation avec le mot en Lifou qui venant de l'anglais "spoon" désigne une cuillère. Ce mot désigne une fille mélanésienne (synonyme de popinée)
    Soja :n.m. voir Soyo.
    Soldat :n.m. Appelé aussi "poisson chat" le soldat Plotosus anguilîaris est armé de trois épines venimeuses qui peuvent infliger de sérieuses blessures. Les soldats sont des poissons très grégaires lorsqu'ils sont jeunes. Ils forment des bancs serrés en pelottes
    Sorbet :n.m. Contrairement à sa définition "officielle" (sorte de glace sans crème) le mot désigne en Nouvelle-Calédonie une crème actée.
    Sorcier :n.m. Se dit d'une personne qui passe pour avoir des pouvoirs surnaturels, par entente avec le diable et pour être capable d'opérer des maléfices. Dans le monde mélanésien h cette appellation est caractéristique des hommes uniquement. Pourquoi ? Parce qu'à
    Sorgho ou Faux sorgho ou Sorgho sucré :n.m. Une des premières graminées introduites Sorghum spp dont S. uulgare) qui comporte plusieurs variétés dont Tune est dite "sorgho à balais1' à cause de l'usage que l'on peut faire de sa paille. Une autre variété de sorgho est appelée "sudangrass".
    Sortir :v.t. Outre les emplois habituels en français, on trouve en Nouvelle-Calédonie l'expression "sortir une voiture'1. Il s'agit de sortir la voiture de chez le concessionnaire ou du parking* après accomplissement de toutes les formalités liées à Tachât (notam
    Soudin :nm. voir Peter.
    Souquer :u. tr. Terme de marine "souquer sur les avirons, sur un cordage'' signifiant "laisser le moins possible de jeu dans un mouvement". S'applique en toute circonstance où il ne faut pas ralentir la cadence (ex : "souquer sur les pédales" pour un coureur cycli
    Soyo :n.m. (de soja ; plante grimpante proche du haricot). La sauce de soja, aussi appelée ailleurs "soyou", "sho-yu" "soya", est unanimement appelée "soyo" en Nouvelle-Calédonie. Quoique très utilisé dans la cuisine calédonienne où il parfume de nombreux plats
    Station :n.f. voir Gérant de station.
    Stock :n.m. Mot anglais désignant le gros bétail (vaches, bœufs, veaux). D'importation australienne, ce mot ainsi que ses dérivés (slockyard, stockwhip, stockman) se retrouve dans certaines expressions relatives aux différentes activités en rapport avec t'élevag
    Stockman, stockyard :Noms composés sur le mot anglais (et australien) "'stock" qui signifie "bétail". Le "stockman" est un mélange de "cow-boy" et de "gaucho" : il passe une grande partie de sa vie à cheval, et son souci premier est de veiller à protéger le bétail, le suivre,
    Stockwhip :n.m. (de l'anglais stock = bétail et whip - fouet). C'est comme son nom l'indique un fouet à bétaii, l'un des éléments indispensables de l'équipement du stockman. Ce fouet comporte un manche très court et assez rigide prolongé par une longue Tanière de cu
    Suceur :n.m Autre nom du "long-bec" appelé en français "méliphage" ou "oreillons gris"
    Suçon :n.m. voir Poisson-ventouse.
    Sucrier écarlate :mm. voir Colibri.
    Sujet :n.m. D'après le Larousse c'est un terme de féodalité = membre d'une collectivité soumise à l'autorité d'un souverain et par extension citoyen. En Nouvelle-Calédonie, cette situation ne s'applique qu'aux Mélanésiens dont la société, à première vue, ressemb "Tous les Mélanésiens du district de Lossi à Lifou sont sujets du Grand Chef Boula." Précision sociologique : pour le Mélanésien, la conception est différente. Il ne se dit jamais sujet d'untel, mais "petit frère" de ... Les relations ne sont donc plus ressenties comme imposées par une structure hiérarchique, mais plutôt acceptées naturel
    Sur mine :En Nouvelle-Calédonie, les mines étant essentiellement à ciel ouvert, on ne descend pas dans la mine, on travaille sur mine. De la même manière on dira d'un chauffeur de camion qu'il "roule sur mine" (transporte du minerai entre l'extraction et le tritout
    Tabac bâton :n.m. Présentation particulière du tabac à chiquer sous forme d'une double tresse de tabac compressé très noir et légèrement humide. A été l'un des premiers moyens de paiement utilisé par les Européens (''Nos vieux avaient vendu cette terre contre un bout de manou et 2 bâtons de tabac") ce qui l'a fait entrer peu à peu dans la coutume même s'il n'est plus quen.m. Présentation particulière du tabac à chiquer sous forme d'une double tresse de tabac compressé très noir et légèrement humide. A été l'un des premiers moyens de paiement utilisé par les Européens (''Nos vieux avaient vendu cette terre contre un bout de manou et 2 bâtons de tabac") ce qui l'a fait entrer peu à peu dans la coutume même s'il n'est plus que
    Tabi :sur les récifs coralliens et les platiers à la recherche de coquillages ou de poulpes., ou encore dans les palétuviers à la recherche d'huîtres ou de crabes.
    Tabou :n.m, (d'origine polynésienne). Acception générale (en ethnographie au départ) : ce qui est à éviter à cause de son caractère sacré. En Nouvelle-Calédonie désigne en outre :
    Tacot :n.m. Le nom "tacot" s'applique en Nouvelle-Calédonie à tous les petits poissons de la famille des Apogons. Il y en a une bonne quinzaine d'espèces dont certaines ont des surnoms comme : le tacot aux yeux bleus, le tacot doré, etc.
    Taïpouet :n.m. (faire sonner le t final). Déformation aimablement péjorative de Tahitien.
    Talé ou Thalé :n.m, (souvent employé au pluriel puisqu'ils vont par paires). Mot d'origine mélanésienne (région d'Oubat-che notamment). Il s'agit des chambranles de rentrée de la case. Constitués par une épaisse pièce de bois ou une épaisse planche, ils sont sculptés en
    Talo :n,m. voir Tayo.
    Tamanou :n.m. On appelle ainsi plusieurs arbres du genre Calophyilum :
    Tamarin :n.m.
    Tamioc :n.m. Ce mot typiquement calédonien illustre bien le phénomène d'interpénétration désengages : "tamioc" (en français) est la déformation (par les Mélanésiens) du mot (algonquin) "tomahawk" (importé par les anglo-saxons). Un "tamioc" est donc la version eur
    Tapa :n.m. Sorte de tissu obtenu à partir de l'aubier ou de Técorce de certains arbrisseaux. Le tapa était autrefois la forme principale de vêtement, au moins pour les cérémonies, dans tous les territoires du Pacifique. Sa fabrication a maintenant été abandonné
    Tapée :n.f. (néologisme) Les commentateurs sportifs ont eu du mal à décrire en français les phases du jeu de cricket et si certaines expressions ou mots supportent la traduction francisée, il n'en est pas de même pour "innings" séquence pendant laquelle les batt
    Tarente :n.f. voir Margouillat.
    Taro :n,m. Dans beaucoup de langues du Pacifique Ouest, "taro" (ou talo) désigne des plantes à larges feuilles dont on consomme le bulbe et parfois les feuilles. Ces aracées regroupent trois genres (Colocasia, Ahcasia, Xanthosoma) et une trentaine de variétés dont certaines portent des noms particuliers :
    Tarodières :n.f. (Le plus souvent utilisé au pluriel). Désigne un espace où l'on cultive le taro* en terrasses.
    Tayo :n.m. Désignait autrefois un Indigène calédonien. C'est un mot de la langue maorie, importé de Tahiti et qui signifie "ami" et par extension "homme".
    Tazard :n.m. Nom de plusieurs grands poissons (scombridês) appelés en Atlantique "maquereaux espagnols". On peut les pêcher à la traîne dans le lagon ou à l'extérieur. Les tazards peuvent dépasser 2 m de longueur :
    Tchap tchap :Nom péjoratif donné par les Européens de Nouvelle-Calédonie pour désigner une danse originaire des îles Loyauté (Lifou) qui s'appelle le "cap'1 (prononcer tchap). Même sens péjoratif que pilou-pilou, "Tu connais, Samedi, à la kermesse ' de Do Neva, on a c
    Tchia :voir Tcha,
    Tek-tek :n.m. voir Martin pêcheur.
    Téléphone canaque :n.m. Adaptation locale du "téléphone arabe" que l'on appelle aussi "radio cocotier". Ce mode de circulation de l'information favorise certainement la diffusion de rumeurs incontrôlables mais reflète peut-être aussi le peu de crédit accordé aux médias loca
    Térébenthine :n.f. Arbre dont la sève a odeur de la térébenthine Euroschinus vieillfardii.
    Tête de bétail n. :voir Bétail.
    Tête d'igname :n.f. C'est le semenceau : partie supérieure d'un tubercule, que Ton place sous la surface de la butte en position légèrement inclinée.
    Tétine couillonnée :n.f- Nom imagé de la sucette pour bébé.
    Thé du Mexique :n.m. voir Herbe à puces.
    Tiare :n.m. Mol tahitien. Gardénia de Tahiti à fleurs blanches délicatement parfumées.
    Tic-tic :n.m. voir Lève-queue.
    Tinettes :n.f. (de tine, baquet). Dans certains quartiers anciens de Nouméa, les maisons n'étaient pas équipées de fosses septiques. Les services municipaux procédaient donc à l'enlèvement des baquets qui en tenaient lieu et les stérilisaient à la vapeur après vida
    Tirer :u, tr. Outre ses emplois habituels en français, s'entend beaucoup plus fréquemment qu'en métropole, avec le sens de "ôter'\ "enlever", "arracher" et même de "déplacer vers".
    Tisane :n.f. On n'entend presque jamais dire "infusion" en Nouvelle-Calédonie toujours "tisane",
    Toghi, :toki voir Doghi.
    Tôle :voir A la tôle.
    Tôle ondulée :n.f.
    Topette :n.f, Larousse dit ; "fiole généralement longue et étroite". C'est peut-être par analogie de forme que Ton appelle "topette" une sorte de pistolet mitrailleur US très répandu pendant la dernière guerre du fait de la présence des troupes américaines.
    Torche d'écorce de niaouli :(on dit aussi de "peau" de niaouli) ; le niaouli (appelé en Australie "paper-bark tree", soit arbre à écorce de papier) est entouré d'une écorce fibreuse, légère et qui se détache facilement en grands lambeaux qu'on allume aisément ; cette écorce sert à c
    Tortillon :n.m. voir Mosquitos.
    Tortue :n.f. Les trois espèces de tortues marines locales sont surnommées respectivement :
    Touffe :n.f. Une touffe d'herbe, c'est un ensemble de brins d'herbe très rapprochés les uns des autres, sans ordre précis. Dire de quelqu'un qu'il a la touffe c'est dire qu'il a une chevelure crépue, abondante, et en forme de boule. C'est ce que l'on appelait la
    Touque :n.f. Ce récipient en fer blanc permettant le transport de divers produits (notamment pétroliers) est très utilisé en Nouvelle-Calédonie : pour le transport du pétrole bien sûr (par deux dans une caisse en bois dite caisse à pétrole qui servait ensuite de
    Tourlourou :n.m. On appelle du nom de "Tourlourou" des crabes de terre et des petits crabes très rapides du genre Qcypode qui creusent des terriers dans le haut des plages et dans les sols des forêts littorales.
    Tourterelle :nf. On distingue :
    Toutoute ou Tutut ou encore Toutou :n.f. ou m. genre non fixé. Nom commun donné au coquillage Charonia tritonis en forme de conque, qui est utilisé dans le monde mélanésien pour signaler un événement ou un ralliement important. C'est l'un des prédateurs d'Aconthaster planci, l’étoile de mer
    Transportation :n.f. De 1864 à 1897, les condamnés de Droit Commun furent transportés au bagne de Nouvelle-Calédonie pour y accomplir leur peine c'est ce que Ton a d'abord appelé la ''Transportation", Puis, après son abandon c'est toute la période qui y correspond que l’
    Transversale :n.f. L'essentiel des déplacements s'est longtemps fait surtout le long de la Côte Ouest sur des routes qui ont progressé assez rapidement grâce à l'absence d'obstacles majeurs. Mais pour passer d'un côte à l'autre, il fallait franchir la chaîne" grâce à d
    Trapard :n.m. L'origine de ce surnom du requin est peu claire, mais comme on entend parfois aussi dire "trappiste" il se peut que ce soit la couleur générale des requins qui, faisant penser à la robe de bure grise des moines trappistes, leur ait valu ce surnom. Au
    Trepang :n, m. voir Biche-de-mer, Biche-la-mar.
    Tribu :n.f. Avant l'arrivée des blancs, les Mélanésiens vivaient en dans' familiaux issus d'un même ancêtre. Les clans de même dialecte et même coutume * formaient une tribu. Sur le Territoire de cette tribu, les clans vivaient en hameaux ou villages. "A l'Ile d
    Tricot rayé :n.m. Surnom donné à cause de sa couleur (il est annelé de noir sur fond bleu ou jaune) au plus commun des serpents marins de Nouvelle-Calédonie (Laticauda) Les enfants, par dérision, les appellent par fois 'tricots rouilles" et jouent avec, malgré le r
    Trou :n.m. Certains sont célèbres en Nouvelle-Calédonie, il s agit soit de cuvettes importantes dans une rivière ou un creek* trrou des Nurses, trou bleu) soit des cavités creusées par l'érosion dans les roches (trou souffleur, trou du guerrier).
    Trouloulou :n.m. ou tourlourou Tout petit crabe, vivement coloré- pourvu d'une pince droite démesurément développée, et vivant dans la vase des mangroves. Il est également surnommé "crabe-violoniste".
    Tueur :n.m. Souvent utilisé dans une exclamation admirative pour supporter, encourager ou même récompenser quelqu'un qui a réalisé une prouesse. Généralement, il est précédé de l'exclamation "ouah !" d'où l'expression "ouah ! tueur le mec"
    Tulipier :n.m. Appelé arbre-flamme ou tulipier du Gabon en Afrique, cet arbre aux inflorescences rouges est plus couramment appelé localement "pied de pisse-pisse".
    Tutut :voir Toutoute.
    Ul Ua voir Oui Oua :
    Vache marine :, n.f. Mammifère marin (Dugong dugo) herbivore qui fréquente surtout les fonds de baies et les plateaux herbeux du lagon. Cet animal fort paisible peut avjéïrï-dre 3 m de long et plusieurs centaines de kilos. C'était donc une prise de valeur pour les Mélanésiens. 11 est d'ailleurs la source de nombreuses légendes. Sa chasse est très strictement réglementée pôïvr' sauvegarder l'espèce. Parfois aussi appelé par son nom technique "Dugong".
    Vache marine :n.f. Certains mots techniques nouveaux pour le Caillou, notamment "amouillante", ne sont pas encore vulgarisés, on en reste à "vache mère" pour la vache qui dans le run allaite son veau, ou "vache pleine" pour l’amouillante.
    Valable :adj. C'est sans doute l'un des mots des plus employés en Nouvelle-Calédonie. Il ne s'agit pas d'exprimer la validité de quelque chose mais de porter un jugement sur sa valeur. Si l’on est très admiratif on le fera, précéder de fin.
    Vap ou Vape :n.m. voir Plaquette.
    Ver de bancoule :n.m. Larve d'un gros coléoptère. Cette larve qui peut dépasser 10 cm de longueur se nourrit du bois mort desbancouliers*. Les vers de bancoule sont recherchés au tamioc" et consommés crus, grillés ou cuits au lait de coco, (L'origine du mot "Bancoule" ou "Bancoul", anciennement "Bankoul", vient peut-être de la ville de Benkulenh à Sumatra).
    Vermicelle chinois :n.m.
    Vert :adj. de couleur. Peut-être parce qu'un cadavre est verdâtre, si on vous dit "j'suis vert" c'est pour exprimer qu'on est "fichu" ou "crevé" pas du tout pour signifier une verdeur persistante.
    Vétiver :n.m. Le nom de cette herbe des bords de chemins (Vetiueria zizonoïdes) est souvent déformé en vitivert.
    Ve-tsin :n.m. mot d'origine asiatique-Cette poudre blanche est en fait du glutamate de sodium. C'est un sel de l'acide glutamique (acide aminé) qui est lui-même un renforçateur de goût. Cette poudre blanche est indispensable à la réalisation parfaite de certaines recettes asiatiques (nems, soupes), elle permet de faire un bouillon convenable pour une soupe même si l'on ne dispose pas d'une poule à bouillir.
    Viandard :n.m. La suffixation péjorative en "ard" indique que l’on tient en peu d'estime celui qui lors d'une partie de chasse tue sans discernement, pour la viande, alors qu'il a déjà assuré sa journée par une pièce convenable. Il est à remarquer que si Ton tolère avec un certain sourire amusé le braconnier-chasseur, les Calédoniens connaissent et surveillent les viandards qu'ils accusent de tuer du bétail quand la chasse a été mauvaise. "Cette fois le tribunal a condamné les viandards à la prison (en 5 colonnes à la une)".
    Viande (faire sa) :Expression familière utilisée par tous ceux qui en Brousse soit en le chassant, soit en le braconnant, vont abattre du cerf, ou du bétail ou du cochon. Par extension "faire sa viande" signifie aussi aller au ravitaillement de quelque nature qu'il soit.
    Vieille :n.m. Nom de plusieurs poissons des genres Cheilinus et Bodionus. Ce nom ne désigne pas du tout les mêmes poissons que dans l'Océan Indien où il s'applique aux loches. Pour compliquer le tout on appelle aussi "vieille de palétuvier" ou "rouget" de palétuvier" le lutjan. L. argentimaculatus.
    Vieux :n.m.Dans le monde mélanésien parler du vieux n'a absolument rien de péjoratif, bien au contraire, c'est une preuve de respecte! le mot a la même valeur que l'Ancien, celui qui a une réputation de sage dans la région, le village H la tribu. "Pour cette légende va demander au vieux. "
    Violon :n.m. voir Relégué. Violoniste n.m. voir Trouloulou.
    Vitivert :r\.m. voir Vétiver.
    Vous autres ou vous z'ote :Expression bien calédonienne qui veut simplement dire "vous" par analogie avec 'les autres". La grammaire française a ses pronoms personnels et en Nouvelle-Calédonie nous avons les équivalents.
    Walitpet :n.m. (faire sonner le T final. Déformation aimablement péjorative de "Wallisien".
    Wapipî :n.m, voir Ouapipi, WafreS, Walei n.m. voir Ouare,
    Wharf :n.m. Mot anglais signifiant quai débarcadère, jetée, couramment utilisé dans tout le pays. U désigne un appontement plus ou moins temporaire, plus ou moins élaboré, partout où un bateau de tonnage moyen doit décharger et charger à même la terre ferme. Certains sont construits pour des besoins ponctuels (mines, TP.), Ils sont en général constitués de madriers en bois dur battus dans l'eau, reliés par d'autres madriers, recouverts de planches épaisses qui constituent le chemin d'accès au bateau. Toute municipalité de bord de mer devait posséder un wharf pour les besoins communaux.
    Wîndcharger :n.m. Mot d'origine australienne pour désigner un système de production d'électricité (éolienne) au moyen d'une hélice convenablement orientée, fixée sur un pylône de 10 m de hauts mue par le vent, permettant de charger des batteries (qui emmagasinent l'énergie électrique). Introduit depuis de nombreuses années en Nouvelle-Calédonie, ce système {connu sous le nom du modèle déposé) se rencontrait fréquemment en Brousse avant l'avènement de ligne électrique. Le système était généralement fiable et bon marché, fl faisait partie du paysage typique de la station d'élevage.
    Wipoun :n.m. voir Dromadaire. Wi Wa n.m. voir Oui Oua.
    Y en a pou toi ! :Exclamation admirative pour supporter ou approuver un acte ou un état. Â quelqu'un qui a mis une belle chemise, ou acheté une belle voiture ou qui a fait une belle intervention dans un débat, etc, on dira :"Y en a pou toi
    You you :n.m. Autre nom du ronfleur.
    Zébrée :n.f. ou castex zébrée ou zibra. Surnom d'une loche castex à robe ponctuée de jaune et de noir.
    Zor :voir Zoreille.
    Zoreille :n.m. Terme désignant généralement le français de Métropole, lorsqu'il ne séjourne que pour un temps limité en Nouvelle-Calédonie Peut, en outre, être utilisé en tant qu'insulte envers une personne installée, même depuis longtemps en Nouvelle-Calédonie. 11 est à noter que ce terme dont les origines sont très discutées, est utilisé dans tous les Départements et Territoires d'Outre-Mer-
    Zozo :voir Zoreille.