Kagou :n.m. Kagu voir Cagou
Kaï Kaï :n.m. Dans les dialectes du Pacifique Sud, ce mot signifie manger d'abondance, festoyer. On dit aussi : "un grand kaï kaï" pour une sorte de festin ou banquet, qui pouvait durer plusieurs jours. Le mot subsiste aujourd'hui ainsi que le verbe plus rare « kaï kaïer" et il est avant tout synonyme d'abondance de nourriture.
Kakane ou cacane :n.m. (du javanais kokah — frère, jeune homme).Dans le Territoire, la présence de nombreuses ethnies a naturellement entraîné l'apparition d'un grand nombre de surnoms pour les qualifier. Le kakane, c'est l'Indonésien ou plus exactement le Javanais. Le mot n'est en général pas péjoratif mais est pris comme tel par les Javanais. Sa femme est la "bayou"' (du " Il lui a balancé un kakoun", c'est-à-dire un choc (coup de poing, de pied), ou encore une remarque sèche, une répartie brutale.Javanais Mbak Ayu).
Kakarikl :Nom local de la perruche' à front rouge.
Kakoun :n. m. Sans doute déformation phonétique de "baboum", lui-même grossatif par redoublement de "boum". Peut également être rapproché de "'canon" au sens de détonation accompagnée d'une déflagration puissante, se rapportant à l'arme à feu ou au jeu d'enfant (voir ce mot). S'emploie surtout au sens propre, quelquefois au sens figuré pour désigner une action brutale, sèche, puissante.
Kalolo :mot mélanésien (en Lifou kalolo, bon)."ça c'est fin kalolo", ça c'est bon.
Kamadja :n,m, d'origine mélanésienne (du Lifou "Kamadra").qui désigne un Européen. "Autrefois les kamadjas sont arrivés et nos ancêtres les ont bien accueillis".
Kanak :n.m. voir Canaque.
Kaori :n.m. Mot maori de Nouvelle-Zélande (kauri). Les kaoris sont une famille de conifères appréciés pour leur bois résineux. Agathis. On distingue : le kaori blanc, le kaori rouge, le kaori de forêt, te kaori de montagne, le kaori du nord, le kaori nain, et plusieurs faux-kaorïs.
Kapok, Kapokier :n.m. malais. Eriodendron anfractuosum
Kari :n.m, voir Curry.
Kava :n.m. (Mot d'origine polynésienne). Les racines d'une variété de poivrier (Piper methysticum) sont écrasées et compressées (autrefois ce processus s'effectuait par mastication) pour en extraire la sève, qui donne par fermentation dans le bol à kava une boisson dont on dit qu'elle est euphorisante si elle a été préparée dans certaines conditions. La cérémonie du kava tient une place importante dans la coutume des peuples polynésiens et est pratiquée assez fréquemment par la communauté wallisienne du Territoire. Depuis quelques années de nombreux "nakamals" sont apparus en Nouvelle-Calédonie et la consommation de kava est devenue très populaire dans tous les milieux sociaux.
Kermesse :n.f. Si le mot est encore connu en France, l'usage en disparaît, tandis que la kermesse demeure une réalité socioculturelle et économique très importante en Nouvelle-Calédonie. La majorité des associations (culturelles, sportives, etc) en organisent, à la fois pour se faire connaître, pour se fêter entre amis, et pour assurer une recette financière qui palliera au manque de ressources et de subventions. En 1980, il y a eu plus de 450 kermesses autorisées- Les kermesses sont généralement accompagnées de loteries ou de tombolas".
Kiquoine :n.m,(du vietnamien quâm). Ce mot est utilisé en manière de dérision pour désigner un pantalon trop large, par analogie avec le pantalon noir porté par les premières femmes venant du Tonkin.
Kohu :n.m. Intsia bsjuga Arbre du bord de mer ou des forêts de sols coralliens, comme celles de File des Pins. Bois dur à deux variantes ; Kohu jaune ou kohu rouge. Voir aussi faux-kohu,
Kraft :n.m. (Marque commerciale). Longtemps, la Nouvelle-Calédonie ne connut en fait de fromages que les produits australiens de cette marque, et surtout son "processed cheese", sorte de crème de gruyère vendue sous forme solide (en blocs ou en tranches) ou liquide (dans des verres comme la moutarde). Ce dernier était souvent tartiné sur des Sao pour "le thé". La forme solide était aussi parfois utilisée pour la pêche aux picots.