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La couverture a été conçue en référence au Douanier Rousseau qui aimait peindre des paysages luxuriants évoquant des tropiques imaginaires. Finalement, elle fait penser à une couverture de Tintin !
L'album est rythmé par séquences de quatre planches qui traitent à chaque fois d'un cliché de “ Zozos ”.
Le nouveau gendarme qui découvre certaines “ singularités ” des Calédoniens :
-Les enseignants venus faire du “ 5,5 ”.
- La femme de fonctionnaire blasée des pays où elle a vécu.
- Les papis et mamies qui viennent eux-même d'un milieu rural.
- L'Européen en mal de reconnaissance qui se veut plus kanak que
les Kanak.
- La voyante qui fait un malheur auprès d'une population plutôt crédule.
- L'escroc qui propose de vrais-faux investissements juteux en métropole.
- L'organisateur d'exposition de peintures très chères d'artistes bidons.
- Le photographe-reporter venu chercher le scoop que jamais il
ne trouva.
Et d’autres Zozos complémentent le tableau par petites touches.
Les Zozos du paradis est l'album qui a le plus grand succès commercial sans doute parce qu'il permet au métropolitain d'avoir une idée de l'image qu’il véhicule.
Le mot “ zozo ” à plusieurs origines et on trouve ce même idiome à la Réunion. On dit qu'il vient du fait que les colons, au début de la colonisation, se méfiant des fonctionnaires de passage, étaient soucieux de vérifier, avant d'entamer certaines conversations, si des oreilles ne traînaient pas à proximité. On dit aussi que cela remonterait à la guerre 14/18 quand les officiers métropolitains demandaient à leurs troupes du Pacifique de ramener les oreilles des soldats allemands qu'ils tuaient.
“ Zozo ” est un terme affable. “ Zoreil ” est déjà belliqueux, et “ Zor ” est injurieux. Mais quand son usage à une vocation effectivement hostile, il est usuellement précédé du mot “ sale ” ou, plus fort encore, de “ sale enc…de ”. Il faut noter que les zozos désignant eux-mêmes les Calédoniens par le terme “ caldoche ” leur renvoyaient, à leur décharge,
une image peu flatteuse qui mit beaucoup de temps avant d'être, à son tour, réappropriée.
Le Zozo, au même titre que le Kanak et le Caldoche, fait partie de l'univers de La Brousse en Folie. Il n'est ni moins bien ni mieux traité que les autres. Ce qui réunit les hommes ce sont leur “ bon fond ” et, caricature oblige, leurs défauts.
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